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We aim to misbehave

Jérôme Rutily

Auteur amateur

Identité

Biographie

Je suis rôliste depuis aussi loin que je puisse me rappeler, ou presque. J'ai la chance d'avoir deux frères qui, pendant l'enfance, étaient passionnés de châteaux-forts pour l'un, et d'écriture d'histoires pour l'autre. J'ai 6 ans (1988) lorsqu'on leur offre la boîte rouge de D&D. L'un accroche vraiment, l'autre moins. Au début je suis mon frère (merci Bertrand !) dans ses choix, il nous abonne à Casus, et on se met à Premières Légendes Celtiques et de la Table Ronde. Et puis le vrai déclic se fait avec la convention de l'IDRAC de 1990 : première partie de convention et première vraie expérience de JdR, avec le meilleur jeu français du monde, indétrôné dans mon coeur depuis, INS/MV. Pour la petite histoire, on joue la même journée à une avant-première de Nephilim, et dans ma tête de gamin de 8 ans, je me dit que c'est pareil que INS/MV, le fun en moins, et ça reste un a priori que je n'ai jamais pu dépasser depuis.

Bref, après cette convention, pendant un paquet d'années, le schéma va être le même : nous jouons seuls (lui en MJ, moi avec tous les persos, sans réellement interpréter, juste pour avoir de la puissance de frappe) durant l'année, et nous faisons une ou deux conventions qui nous permettent de découvrir d'autres jeux jusqu'à la suivante... Bitume, Toon, Marvel Super Héros, GURPS, Simulacres, tout ça avec énormément d'INS/MV en toile de fond.

Allez, une autre anecdote rigolote de mes débuts. Ma première maîtrise, je la fais en CM2, le dernier jour de l'année, quand on a le droit d'amener des jeux. Notre instit' nous regarde amusé jouer toute la journée une petite fille qui n'a plus de Papa et qui est très Triste de la boîte de base d'INS, et pendant que les autres vont en récré, nous on continue le combat, parce que c'est sérieux, on joue là !

J'essaie toujours, de partout où je passe, de créer des clubs de jeux pour trouver d'autres gens avec qui partager des aventures. Mais c'est globalement compliqué, beaucoup à cause de Mireille Dumas (on me refuse la création du club dans mon collège et mon lycée) et de Magic (les gens qui jouent se mettent aux cartes plutôt qu'aux dés). Avec cette problématique en tête, j'essaie d'aider à la création du Comité Essonnien de Jeux de Rôles et de Simulation en 1996, juste après la création de la FFJdR et de l'AJDR, et je participe à toutes les premières éditions du Festival Multijeux de l'Essonne (avec Gregory Janert et Eric Dubourg, hello les gars !). Entre-temps, mon frère a arrêté de jouer, donc les conventions sont vraiment importantes pour moi, c'est le seul moment où je peux vraiment jouer. J'ai beaucoup de nostalgie des premiers Monde du Jeu à Pantin pour cela. Je commence à avoir des jeux que je lis sans les jouer, pour garder un contact régulier avec le loisir.

Puis à 15 ans (1997) mon rythme de jeu s'accélère enfin quand je rejoins le club de JdR de Monthléry (merci Bruno !), avec qui je joue toujours aujourd'hui. Le rêve pour moi : des joueurs expérimentés (le plus jeune a 26 ans), du jeu en campagne, des parties toutes les semaines, sur plein de jeux différents. Beaucoup de Monde des Ténèbres, du Ars Magica, du L5A.

A 19 ans (2001), après le Bac, je descends faire mes études à Grenoble. Ma vie ludique continue de s'accélérer. Je deviens rapidement président du club de la Mutualité, je suis dans l'équipe d'organisation des conventions du CJSD, et je deviens un des tout premiers animateurs Asmodée, avec Ketzol, M et Orlanth, pour la sortie d'Ins/Mv 4 et de COPS. C'est à ces occasions que je fais la connaissance des premiers matelots du Grog. Je rejoins le banc de rame sans avoir réellement de fiches ou quoi que ce soit à faire.

En 2005 je pars au Brésil, faisant une grosse pause forcée dans mon activité rôlistico-ludique. L'envie de jouer fait partie de mes motivations principales pour rentrer en France et à Grenoble deux ans plus tard. Entre-temps, l'équipe Asmodée m'a oublié, et je me rends compte que le Grog est le meilleur moyen pour moi de continuer à faire de l'animation en convention. C'est quelque chose qui reste très important pour moi, de fournir des parties aux pôv'gars qui n'ont que ces occasions-là pour jouer, comme moi avant.

Je prends un poste au bureau du Grog juste avant le crash de 2008, et étant informaticien, je me propose pour faire partie de l'équipe de dev qui refait le site en 6 mois avec des technos actuelles. Je deviens admin dans la foulée, et je cumule à peu près toutes les casquettes qu'on peut avoir sur le vaisseau jusqu'en 2012 où je quitte le bureau pour laisser la place à du sang neuf, bien qu'on ait toujours autant de mal à en trouver. Quand j'arrive au bureau, le Grog ne se déplace officiellement plus qu'aux salons parisiens, et je m’attelle entre autres à relancer la machine et la présence de l'asso un peu partout en France et en Navarre.

Aujourd'hui (mai 2014), je suis une des éminences grises du Grog qui projettent de conquérir le monde, même si c'est plus compliqué que ce qu'on pense au premier abord. J'ai les clefs des moteurs et je continue à me déplacer beaucoup chez les gentils organisateurs qui nous invitent.

Mais au fait, si j'ai le droit de raconter tout ça, c'est parce que je suis crédité comme auteur non ? En plus d'avoir fait un peu de relecture, mon seul crédit officiel est pour les Chroniques de Cthulhu, une adaptation du système des Chroniques des Féals à l'horreur contemporaine, parce que j'aime beaucoup le premier, et que je ne me suis jamais intéressé au second parce que je n'aime pas le système Chaosium, ni le Gumshoe. C'est le seul de mes travaux qui est disponible quelque part, mais je fais régulièrement des créations pour mon usage personnel ou pour des conventions. Citons entre autre un DK Fallout, un Disque-Monde au Solar System (et au Risus avant), un Adventure Party Gunnm, une Belgariade avec le système D6...

Je ne vis évidement pas du JdR, et je n'en ai pas l'intention. Je trouve que le travail d'écriture pour les autres a quelque chose d'ingrat, et je préfère écrire des choses pour moi, et les rendre éventuellement disponibles ensuite si on me le demande. Si le Grog était rentable, par contre, ça ne me dérangerait pas d'en faire mon activité à plein temps. Mais nous savons tous qu'il ne le sera jamais !

Entre les conventions, ma table mensuelle sur Paris, celle sur Chambéry, ma table hebdomadaire dans mon salon, je suis loin d'être en manque de JdR comme à une époque. Mes jeux préférés restent INS/MV et Ars Magica. Il y en a d'autres qui resteront des éternels regrets de ne pas avoir pu y jouer en temps et en heure, comme Ambre et Scales. Et d'autres qui au fur et à mesures des années attirent mon attention, mais sans arriver réellement à supplanter mes deux chouchous historiques ; citons Mage, Exil, BESM, Le Trône de Fer, Les Chroniques des Féals, et plus récement Oltrée ! ou Bliss Stage. Pour les conventions, j'ai une autre panoplie de trucs qui se prêtent aux parties sur le pouce, ou bien dont j'ai un scénar super cadré pour les créneaux chronométrés, comme Sketch !, Discworld, On Mighty Thews, Everway, Titan et Fils, et bien sûr INS/MV.

Au même niveau que le JdR, j'ai une vraie passion pour la musique. Je joue de la guitare, de la batterie, et d'un peu tout ce qui peut me tomber dans les mains. J'ai plusieurs groupes avec des niveaux d'activité variables, et j'ai sérieusement pensé à abandonner mes études d'informatique pour devenir professionnel au début des années 2000. Si on rajoute à cela un intérêt prononcé pour la langue et la culture japonaise, cela occupe bien les journées !

Ouvrages Professionnels

Jeux Amateurs

Jeu
Statut
Chroniques de CthulhuTerminé

Cette bio a été rédigée le 4 mars 2013.  Dernière mise à jour le 29 avril 2017.