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Restez sur vos gardes, ne faites confiance à personne, gardez vos dés à portée de main

Dungeon Crawl Classics : En octobre, un personnage de perdu, c’est 1D10 de retrouvés

Vous n’êtes pas sans savoir que le jeu de rôle est enfin devenu un loisir sérieux. Foin des errements de ses débuts où l’on traînait dans d’improbables auberges d'où l'on ne sortait que pour traîner dans de sombres souterrains, avec la peur au ventre à l'idée de rencontrer un dragon (créature dont l’écosystème est bien loin de ces sombres cavernes comme chacun le sait). En une petite cinquantaine d’années notre loisir favori a su s’émanciper des erreurs des premiers âges. Se sont imposés d'autres jets que le d20, d'autres systèmes que les classes, que les compétences : des systèmes sans dés, des systèmes avec cartes, sans MJ, voire en solo, et même des systèmes sans rien… et surtout un jeu où le rôle joue en plein, où la performance d’acteur prévaut sur tout, et...

Et donc ce mois-ci l’équipage a la joie de porter au firmament des jeux du mois le fameux DCC, Dungeon Crawl Classics, ce qui peut se traduire par "classiques de la reptation dans un donjon" (notre service traduction est temporairement indisponible). Tel l’Ouroboros, mythique serpent qui se mord la queue, DCC retourne aux plaisirs coupables des premiers âges du jeu de rôle pour se retrouver à lancer des dés improbables (D14, D16, D24) tout en arpentant de sombres souterrains !

D’aucuns le qualifieraient de rétro-clone. Certes il en a le goût et la forme, mais il a de plus quelques innovations jouissives qui poussent à son extrême la logique qui prévalait dans les classiques du genre.

Dungeon Crawl Classics, c'est une production folle de plusieurs dizaines de modules mémorables, avec des rencontres toujours différentes et surprenantes. C'est aussi un jeu où l'histoire se crée dès les premières minutes de jeu. Les joueurs interprètent les rares courageux du coin qui vont tenter d'aller récupérer un trésor ou résoudre un problème dans un "donjon" à proximité. Mal préparés, ils verront leurs compagnons tomber sous les coups de créatures innommables. Les survivants, une fois devenus des héros, pourront se souvenir de leurs camarades morts vaillamment en ouvrant une porte, ou en allant fouiller un cadavre...  Mais qui dit portes, dit monstres, et dit trésors !  Et donc vos aventuriers partent à l’exploration des donjons pour des motivations somme toute prosaïques : la gloire un peu, mais la fortune surtout !

Donc pas de pitié pour ces personnages vénaux. D'ailleurs le jeu prévoit que les joueurs créent plusieurs personnages de niveau 0 qui partent tous ensemble en expédition… Après une ignoble boucherie où le maître du donjon peut assouvir ses instincts sadiques, les joueurs peuvent choisir les héros parmi le(s) survivant(s). Ceux qui ne sont pas choisis restant en réserve pour le cas très probable où la chair fraîche venait à manquer.

Dans les choses qui ont réjoui l’équipage, il y a bien sûr aussi les dés aux multiples facettes. Oui, les matelots sont restés de grands enfants et il n’est rien qui ne les enthousiasme davantage que ces archétypes de gemmes probabilistiques, sinon une double ration de rhum. Les règles qui vont avec sont une amélioration des anciennes règles, elles vont vers plus de danger, plus d’aléatoire, et plus de folie. La magie —dont les effets peuvent devenir rapidement excentriques voire incontrôlables— n'est d'ailleurs pas en reste. Elle est la cerise sur le gâteau des améliorations du jeu.

L’idée est bien de retrouver autour d’un schéma classique "P(orte) M(onstre) T(résor)" le plaisir d’un jeu un peu déjanté qui ne se prend pas au sérieux. Cependant ne vous attachez pas à vos personnages, ils vous le rendent bien quand on voit à quelle allure ils meurent ces incapables.

Avec un financement participatif ayant touché 371 souscripteurs et atteignant 753% d'un objectif initial de 8 000€, cette première incursion d'Akileos hors du monde de l'édition de la bande dessinée est une vraie réussite. Le matériel est de qualité et l'éditeur s'offre le luxe de traduire une douzaine de modules, tout en profitant de l'occasion pour lancer une formule d'abonnement permettant d'obtenir des nouveaux modules au cours de l'année.

On souhaite donc une longue vie à DCC, enfin plus longue que celle des niveau 0 qui arpentent en masse les couloirs obscurs… Pour finir une citation apocryphe de la Mémé de petit Bill (le cousin du gros) : "les aventuriers c'est plus ce que c'était ma brave dame".

Joyeux anniversaire !

...gagnent un niveau !

L'aigle bicéphale


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