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Striscia : En juillet, les soldes se gagnent à la pointe de l'épée

Passées les aventures adolescentes de juin, le GROG et son équipage vous font découvrir l’Aventure et la Gloire avec Striscia. Une plongée dans l’univers impitoyable des condottières d’un XVIIe siècle fantasmé, un monde de sang, d’acier et de sorcellerie.

En effet, Kobayashi et les Livres de l'Ours nous reviennent avec une nouvelle botte secrète : Striscia (prononcez [Stritchia] ). Et pour ce début d’été chaud bouillant à l’italienne, l’équipage du GRoG a choisi de le mettre en valeur.

Comme à son habitude, l’auteur nous propose un jeu d’apparence simple, mais qui se révèle d’une richesse insoupçonnée. Tout d’abord son format qui peut paraître court (64 pages seulement diront certains) mais qui arrive à poser l’ambiance et l’esprit du jeu et qui accompagne le lecteur avec pleins de conseils et d’astuces. Les règles se jouent avec deux d6, qui additionnés à une caractéristique doivent faire 7 ou plus. C’est efficace et ça va à l’essentiel pour émuler la vivacité de son univers entre le style de cape et d’épée et les guerres larvées de tous genres. Des compléments clairs et concis permettent d’ajouter une touche particulière à chaque personnage et en font un héros romanesque.

Quant à l’univers, il faut imaginer une Europe du XVIIe siècle, mais fantasmée où le Saint-Empire Romain Germanique devient simplement l’Empire et où la cité-état fictive de Vicerezzo, décor de jeu du livre de base, nous rappelle fortement l’Italie de la Renaissance. Et si Striscia s’affirme comme un jeu de cape et d’épée, il s’éloigne de l’œuvre d’Alexandre Dumas pour puiser dans les écrits de Jean-Philippe Jaworski (Gagner la Guerre, Juana Vera…) ou les aventures du Capitaine Alatriste d’Arturo Pérez-Reverte. Et il peut même faire penser à la trilogie Le puits des mémoires de Gabriel Katz, au Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti voire à la trilogie de Wielsdat de Pierre Pével, la fantasy en moins. Car oui, dans Striscia, oubliez elfes ou peaux vertes, c’est « humano-centré » et la seule forme de magie reste la sorcellerie corruptrice et maléfique digne de la sword & sorcery. Cependant, l’auteur offre la possibilité aux joueurs d’incarner des sorciers, et ose même jouer sur l’esprit des contes ou des légendes urbaines pour proposer des créature surnaturelles bien à lui et permettre une touche de fantastique.

Et les joueurs dans tout cela ? Et bien ils jouent des spadassins maniant la rapière (qui se dit… striscia en italien) et qui font tous partie de la même école d’escrime. Ils évoluent dans la cité-état de Vicerezzo qui rappelle Florence ou Venise, inspirés par une cause, l’argent ou encore la liberté. Mais l’auteur ne s’arrête pas là et compte bien développer d’autres suppléments sous le même format et même des aides de jeux sous la forme de gazettes téléchargeables et gratuites (avec déjà un premier numéro de publié). Le premier supplément, À la conquête d’Hexenberg, offre comme cadre de campagne une cité de l’Empire en guerre et dont les personnages seront acteurs. En son sein des batailles donc, mais aussi un nouveau cadre de jeu et surtout des règles de gestion de conflit avec, là encore, des règles simples et innovantes et même réutilisables dans d’autres jeux.

Pourquoi Stricia comme jeu du mois ? Parmi toutes ses qualités nous retiendrons son efficacité : pas de remplissage, pas de descriptions alambiquées pour remplir des pages mais du pratique, du sobre, du concis, pour aider la maître de jeu à décrire tel évènement, tel scène. Des règles simples, ne s’embarrassant pas de calculs complexes mais donnant des éléments suffisamment marquants pour permettre au joueur de poser son personnage et de bien le caractériser. Des mécaniques empruntées au système Apocalypse, telles les "Horloges" qui permettent de définir en quatre lignes les buts des PNJs et ce qu’il en adviendra si les joueurs n’interfèrent pas, enrichissent la campagne d’autant de petits arcs scénaristiques tout en restant contrôlable par le Maître. Une grande partie d'À la conquête d’Hexenberg est composée de ce type de mécanique d’une efficacité redoutable.

Enfin, et surtout, le ton de la campagne et du jeu en général, qui reste constant et fidèle au genre « chien de guerre », il y a de la magie, mais elle corrompt sans rémission, les batailles sont sanglantes, mais le geste d’un camarade fera la différence entre la vie et la mort, une bonne troupe sous les ordres d’un condottiere incapable ira immanquablement à la mort. Jusqu’au catalogue de monstres qui est bien loin du classique gobelin, zombie, vampire et goule mais au contraire nous fait découvrir un arbre aux pendus, un chirurgien fou, un reflet animé.

Notons enfin qu’une communauté de fans se forme déjà et met à disposition personnages, description d’un quartier de Vicerezzo et même nouvelles cités.

Notre équipe s’est donc inscrite dans une école d’escrime de Vicerezzo et compte bien marqué l’histoire de cette Europe pas comme les autres d’un beau coup de rapière !

Joyeux anniversaire !

...gagnent un niveau !

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