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Anything that provides an alternative to popular commercial mass media can't be all that bad (Hewitt)

Hervé Jeune

Auteur amateur

Identité

  • Nationalité : Français
  • Pays : France

Biographie

Bon, le jeu de rôle ? Et bien, c'est un jeu, et à ce titre il a une place importante dans ma vie. Mais pour mieux comprendre pourquoi, un petit retour en arrière s'impose.

Je suis enfant unique, non désiré - ma mère était censée être stérile après une opération chirurgicale. Mes parents étaient jeunes (sans jeu de mot), pas prêts... mais ils m'ont gardé. Mais ils voulaient avoir une vie de couple, d'adultes, pas une vie de parents au début. J'ai donc suivi leurs pérégrinations dans des musées, concerts, et autres endroits en général dépourvus d'enfants de mon âge. A table, je suivais des conversations d'adulte et je devais faire comme si j'en étais un. Résumé assez succinct mais juste je pense.

Avantages de cette vie de pseudo-adulte : des apprentissages divers qui m'ont beaucoup aidé dans ma scolarité - enfant précoce en fait. Inconvénients : grande solitude, accentuée par mon côté marginal, fils de marginaux. Et en plus il n'y avait pas - il n'y a jamais eu - la télévision à la maison. Les loisirs consistaient pour beaucoup à lire, grimper dans les arbres... et jouer en famille.

Mon père m'a appris à jouer aux échecs à 5 ans. A 10 ans, quand j'ai commencé à le battre, il a définitivement arrêté de jouer. Restait la belote, avec un mort (comme au bridge) car nous étions trois, ou avec les grands-parents paternels les week-ends. Et en colonie de vacances j'ai appris à jouer au tarot, entre autres choses...

Au collège, en sixième, je crée un club ping-pong/échecs/belote, qui dure quelques mois... les enfants de 11-14 ans ne sont pas réputés pour leur régularité, et puis il paraît que j'étais trop fort. D'ailleurs par la suite je ne jouerai pratiquement jamais plus aux échecs.

A 12 ans, en 1979, je découvre le film/dessin animé du Seigneur des Anneaux, alors que j'étais déjà un fan de science-fiction/fantastique. Gros choc, la nuit même et le lendemain je m'avale Bilbo le Hobbit. Le temps pour mon père d'acheter le livre du SdA, que je lis en six jours - et que je relis presque chaque mois au début ! Et le Silmarillion peu de temps après. Classique...

Mais quelques mois après, à la cantine du collège, j'entends non loin (j'ai une excellente ouïe) deux garçons parler de Nazgûl... je m'approche et je découvre qu'en fait il s'agissait d'un jeu nouveau que je ne connaissais pas - Donjons & Dragons. Il est facile de deviner la suite...

C'est ainsi que je me suis fait offrir la boîte de base (bleue) au printemps 1980. Avec une traduction polycopiée (non officielle), et sans dé - c'était la dernière boîte, de démonstration, et elle n'était pas complète ! Pas de dé en stock à l'époque à Jeux Descartes (Paris 5e), j'ai dû faire avec trois dés à 6 faces (mais j'ai vite vu que les probabilités n'étaient pas les mêmes...) ou avec des jetons cartonnés numérotés. Il faudra attendre un voyage en Angleterre pour trouver des dés "gemmes" à 4, 6, 8, 10, 12 et 20 faces dans une boutique de Londres.

Via le jeu de rôle, j'ai commencé à me faire des camarades et même un vrai copain - pendant deux ans, l'essentiel de mes parties a consisté à jouer à deux, avec des modules achetés ou des donjons maison que j'avais faits - combien de pages de plans et descriptions j'ai pu noircir ! Le jeu de rôle était alors mon loisir principal, avant même la lecture.

Parallèlement à ça je découvrais Jeux & Stratégie - j'ai toute la collection - avec les jeux mathématiques, les questions de logique, la cryptographie, et les jeux en encart... Et puis Casus Belli bien sûr. Et je faisais la collection de comics : (spécial) Strange, Titans, Nova au début...

Je suis rapidement passé à AD&D, ce qui m'a permis de faire un sacré bond en avant en anglais - pas de traduction à l'époque. A 14 ans j'étais assez bon pour lire le Seigneur des Anneaux dans sa langue d'origine. Et puis il y eut Légendes Celtiques, Gamma World, Star Frontiers, Runequest, Cthulhu... Comme tout cela était cher, nous faisions pas mal de photocopies entre rôlistes (ils étaient rares à l'époque). Ma mère était une experte en photocopies, et elle a même rencontré un collègue qui faisait pareil pour ses enfants !

Au lycée, mon unique copain ayant déménagé, j'ai donc dû trouver de nouvelles personnes. Coup de chance, j'étais dans une classe avec des tas de gens intéressants - la classe où l'on mettait toutes les options bizarres : grec, russe, chinois... Je me suis rapidement fait des partenaires au tarot et au bridge. Et j'en ai invité certains à découvrir un autre loisir, chez moi...

Et puis j'ai créé un foyer au lycée, car il n'y en avait pas - le personnel du lycée n'y était pas trop favorable et/ou il n'y avait pas eu jusque-là de personne assez sérieuse pour le gérer. Comme je ne mangeais pas le midi j'y faisais la permanence tous les jours. Il a rapidement eu un très grand succès, et ça a été l'occasion de jouer énormément : jeux de cartes, de plateau, de rôle... Le JdR avait beaucoup de succès, et je ne pouvais pas faire jouer tout le monde : huit joueurs parfois, et pas mal de spectateurs !

Le foyer devenait trop petit, il a fallu déménager pour une salle plus grande, et d'autres personnes ont eu une clé, en plus de moi, devant le succès. J'ai aussi découvert que les autres n'étaient pas comme moi : problèmes de clé, manque de sérieux de certains... ce qui m'a valu de me faire voler tout mon matériel de jeu de rôle, une fois (règles AD&D + dés). Après mon départ du lycée, j'ai appris que le foyer n'avait tenu qu'un an avant de fermer...

Mais bon, au lycée, réunion de deux passions : Tolkien et le jeu de rôle. Je découvre les premiers suppléments d'ICE dans la Terre du Milieu - MERP n'existait pas encore, et Rolemaster existait uniquement sous forme de livrets divers, pas encore en boîte. Mais il y avait des règles de conversion pour AD&D, je comptais m'en servir...

Et puis la toute première boîte de Rolemaster est sortie. Coup de foudre à l'époque, comparé à AD&D c'était la nuit et le jour ! Par la suite j'allais jouer à divers autres jeux (Marvel Super Heroes, Hârn, Stormbringer...) mais désormais l'essentiel de mes parties serait passé à jouer dans le monde du Seigneur des Anneaux, avec Rolemaster ou des systèmes maison.

J'ai donc fait jouer de longues campagnes dans la Terre du Milieu. Avec le travail et la vie de famille qui allaient arriver, les déménagements allaient suivre, et dans chaque région, je faisais une nouvelle équipe de joueurs. Dans la Terre du Milieu, les équipes de personnages entendaient souvent parler d'autres groupes d'aventuriers, quand ils n'assistaient pas directement à leur fin pour reprendre le flambeau !

Le jeu de rôle, à l'adolescence (et même après) a donc été mon premier mode d'échanges sociaux. Il a fallu attendre d'avoir 20 ans pour me faire un copain qui ne soit pas joueur... mais le jeu de rôle allait me donner encore plus.

A Grenoble, en mémoire-thèse de troisième année d'études, je participe à un killer peu de temps après mon arrivée. L'une des organisatrices, avec qui j'avais bien rigolé, décide de me recontacter. Six mois après, nous étions mariés - un vendredi 13 avril très exactement ! Il n'y avait personne d'autre ce jour-là... Et un an et demi après naissait ma fille Ivanna.

Après les études, il y eut le service national, comme objecteur de conscience - 24 mois. Peu de choses à dire de la première année, où j'ai été un peu l'homme à tout faire dans un centre culturel à moitié en ruines, au-dessus de Gap - la nuit, il gelait parfois dans notre chambre. Mais la seconde année d'objection, j'ai monté un projet avec la MJC de Manosque : je leur ai proposé de créer et gérer un "espace jeux", destinés aux ados, qui ne venaient que très peu à la MJC. Accepté.

Ce fut un énorme succès. Jeux de rôle, jeux de plateau, jeux de figurines, classiques, jeux de cartes, et même grandeurs nature, en un an il y eut une trentaine de participants réguliers. Sans doute la période la plus heureuse de ma vie, à jouer/animer et découvrir le métier de parent à la fois.

Egalement, c'était l'époque où les médias tiraient à boulet rouge sur le jeu de rôle, et j'ai vu passer de nombreux parents inquiets pour leur progéniture. Mais à chaque fois j'ai su leur expliquer, leur montrer, et les parents partaient satisfaits, rassurés. Devant certaines animations ouvertes sur le reste de la MJC ou la ville, de nombreux adultes ont découvert ces nouveaux jeux et ils ont loué les compétences, l'énergie et l'imagination des jeunes qui y participaient. Réussite sur tous les plans.

Mais le travail est venu me rattraper, et j'ai été muté - sans choix possible et avec juste un mois pour me retourner - dans les Vosges, à l'Office National des Forêts (ONF). Nous avons habité St-Dié pendant un peu plus de deux ans, et c'est là que mon fils, Nathanaël, est né.

Il y avait un club de jeu de rôle à St-Dié, qui me vit vite arriver. Suite à des problèmes de salle, plusieurs joueurs sont venus jouer chez moi, au grand plaisir de ma fille, âgée d'un an. Elle deviendrait vite la mascotte du groupe de joueurs, et participait à toutes les parties, lançant les dés et écoutant les histoires - aujourd'hui (juillet 2004), à 12 ans, elle se souvient encore vaguement des joueurs (un peu) et personnages (beaucoup plus).

D'ailleurs, petit souvenir amusant de cette période : le club de St-Dié organisait chaque année un grandeur nature, auquel j'ai été amené à participer. Entre autres, j'ai monté une "guilde d'herboristes" pour aller chercher des (vraies) herbes qui permettaient de fabriquer des sorts. J'allais parfois en forêt avec des futurs membres pour leur apprendre quelques herbes qui allaient servir, et j'en profitais pour emmener ma fille - 3 ans à l'époque. Je montre une mousse à un joueur (Ali, pour ne pas le nommer), et je lui demande son nom. Réponse : "euhh..." et c'est alors que ma fille déclare tout de go : "bazzanie à trois lobes". Et bien sûr c'était ça ! Je me rappellerai toute ma vie de la tête d'Ali, mais la mienne devait être pas mal non plus !!

Et puis déménagement à Toulouse, début 1995. Après un an je constitue une nouvelle équipe, avec qui je joue encore, même si certaines personnes (et personnages) sont venues et reparties. Mais il reste encore Pascal, avec qui nous allions mettre le résumé des parties sur internet, peu après, à http://phoenix6.multimania.com/ - il y a d'autres choses encore, mais le site n'a pas l'air à jour (juillet 2004), Pascal manquant de temps, et moi je ne peux pas tout faire. Mais dernièrement, Ivanna a repris les résumés (que j'écris) et elle les prépare pour leur prochaine mise en ligne...

Car Ivanna a continué à participer aux parties comme spectatrice et "mémoire" du groupe. A l'époque, quand je lui faisais le câlin du soir, elle me demandait systématiquement de lui raconter les histoires des précédentes équipes d'aventuriers - dont son parrain faisait partie d'ailleurs ! Et puis à l'âge de 8 ans, un jour où il manquait un joueur, j'ai réussi à la persuader (non sans mal, elle était très réservée) de prendre le personnage restant. Et depuis elle ne peut plus se passer de jouer, et à part moi c'est la personne qui connaît le mieux la Terre du Milieu dans notre groupe.

Il faut dire aussi qu'elle avait déjà lu Bilbo (à 7 ans), et qu'elle allait bientôt lire le Seigneur des Anneaux (à 8) et le Silmarillion (à 9). Plus les Contes et Légendes Inachevés (10), et d'autres... elle achève en ce moment (juillet 2004) le Livre des Comptes Perdus, mais elle a quand même du mal !

Son frère allait suivre aussi, à 7 ans, mais avec moins d'enthousiasme. Il faut dire qu'il aime surtout les combats - il joue un nain guerrier, l'action, et les lancers de dés : il lui arrive de calculer les scores (à trois chiffres) plus vite que certains joueurs adultes...

Parallèlement aux parties, l'arrivée d'internet allait entraîner pas mal de changements dans ma vie rôlistique. En plus de co-gérer un site internet lié aux parties, je fis la découverte du GROG en 2000, quelques mois après sa création. Je me suis vite enrôlé à bord, devant le vide existant alors : aucun supplément de la Terre du Milieu n'était décrit. J'ai donc retroussé mes manches...

Je crois que mes fiches très régulières - autour de 4 par semaine - et de qualité très homogène ont bien plu. Après six mois j'avais décrit toute la gamme, plus diverses bricoles à droite à gauche - il m'en reste encore d'ailleurs... Du coup les administrateurs du site (principalement Rémi, Fred, Philippe) m'ont invité à faire un bout de chemin avec eux, histoire de voir si je ne pourrais pas participer encore à un site en pleine croissance...

En particulier, on m'a proposé de m'occuper d'un projet de section biographique. Pas besoin de codeurs, Fred et Rémi se chargeraient de cela. Il fallait contacter les auteurs, illustrateurs et traducteurs de jeux de rôle, dans tous les pays, pour obtenir d'eux une biographie et quelques renseignements divers. Je ne connaissais personne, mais on m'a dit qu'on me donnerait des adresses et qu'il suffisait de chercher sur la Toile pour en trouver. Et me voilà parti.

Après quelques contacts et premières biographies dans l'été 2001, la section ouvrit à la rentrée 2001. Les débuts furent tranquilles, et puis une fois le rôdage achevé et les modèles de courriels affinés, la vitesse supérieure put être enclenchée. Les bios se mirent à affluer, de manière irrégulière : aucune certaines semaines, jusqu'à plus de 20 les semaines les plus fastes - dont la majorité à traduire (anglais surtout, mais parfois espagnol, italien ou portugais...), seul souvent, parfois avec de l'aide. En moyenne 4-5 par semaine, mais ça a tendance à ralentir.

Ce fut l'occasion de contacter de nombreuses personnes et d'avoir beaucoup de petits échanges sympathiques. Je fais des relances une fois par mois en général, avec une belle régularité, et une patience sans faille. J'ai ainsi pu faire craquer de nombreuses personnes, qui ont vanté mon opiniâtreté - le record est de 38 mois (relances) sans aucun message, avant d'avoir la bio. Mais la moitié des gens ne répondent jamais, soit qu'ils prennent mes messages pour du spam (pourriel), soit que l'adresse n'est plus utilisée, soit qu'ils aient autre chose à faire...

Dans l'été 2002, après avoir travaillé au corps Rémi qui n'y était pas favorable au début, j'ai réussi à le faire céder : en plus des biographies, nous avons instauré les liens entre biographies et fiches de description des suppléments. Mon habitude à me débrouiller tout seul est à la base d'un petit record personnel : en une semaine de l'été 2002 - une semaine où la famille était en vacances - j'ai passé 60 heures sur le GROG (sans exagération aucune - et avec une mauvaise connexion) à créer 1400 fiches de lien... en plus du boulot de la vie réelle, je n'étais pas en vacances !

Depuis, j'ai continué à sévir sur le GROG, avec une participation qui a tourné entre 20 et 40 heures par semaine. Mais récemment, suite à des problèmes personnels, je me suis concentré sur les biographies, presque exclusivement, et tout ce qui y a trait : faire une liste des noms de toutes les personnes créditées dans les suppléments fichés ; les corriger, ajouter des liens, compléter les noms parfois, en fonction des sources disponibles. Un fonctionnement presque autonome, en solitaire...

Cette baisse de ma participation m'a permis de me concentrer sur une demande de ma fille, entre autres choses. A l'arrivée au collège (et encore maintenant - juillet 2004), Ivanna avait trois buts dans la vie :
- devenir forestière
- devenir spécialiste de Tolkien (comme Edouard Kloczko)
- devenir auteur/dessinatrice de jeu de rôle

Et bien sûr, elle souhaitait devenir meneuse de jeu, et faire découvrir ce loisir aux copains et copines. Pour cela, elle avait besoin d'un système de jeu plus simple que Rolemaster, qui est approprié aux joueurs (et meneur) expérimentés avant tout. Je faisais déjà usage d'un système maison de Rolemaster simplifié, pour faire jouer une équipe d'enfants - les miens et certains de leurs copains. Mais ça demandait trop de matériel, et c'était encore inapproprié pour des débutants.

Je lui ai fait découvrir Tiers Age, jeu de rôle amateur d'Usher, mais elle l'a trouvé encore compliqué. Elle m'a demandé de faire un jeu amateur pour elle, qui soit simple à jouer pour des débutants - avec des personnages assez vite créés ; mais quand même un peu réaliste, proche de l'esprit du monde de Tolkien... Et c'est ainsi que j'ai été amené à concevoir Système J.

Au final, quand je regarde le jeu de rôle dans ma vie, que m'a-t-il apporté ? Beaucoup de choses :
- principale source de contacts sociaux (amis, auteurs/illustrateurs JdR...)
- principal loisir
- principale source d'expression de ma créativité
- une épouse
- un lien très fort avec mes enfants (ma fille en particulier)
- un excellent apprentissage de l'expression orale
- un bon niveau d'anglais écrit
- une biographie de plus sur le GROG...

C'est pas mal comme bilan, non ?

Allez, je vais profiter de cette biographie pour flatter un peu mon égo, à présent. Après avoir demandé tant de fois à des gens ce dont ils étaient le plus fier, je vais essayer d'y répondre moi-même. Le problème, c'est que malgré ma mauvaise opinion de moi-même, je suis quand même fier de pas mal de choses dans ma vie - ça risque d'être long !

D'abord, commençons par la fierté liée au jeu de rôle. J'ai parlé plus haut de 60 heures de fichage fastidieux en une semaine. En avoir été capable est une petite fierté. Toujours vis-à-vis du GROG, ma politesse et mon opiniâtreté dans la recherche des bios d'auteur, illustrateurs et traducteurs, m'a valu des retours positifs. On a souvent loué ma persévérance et mon ton amical - malgré quelques baffes envoyées pendant la guerre en Irak, avec en Amérique un sentiment anti-français parfois très fort. Mais en général, la plupart des gens contactés (auteurs, illustrateurs...) étaient plutôt anti-Bush et pro-français, et j'ai aussi reçu des louanges pour ça !

Plus grosse fierté encore, le rôle du jeu de rôle en famille. En plus de faire un jeu amateur qui a bien plu à ma fille et à des copains-copines, le jeu de rôle est un lien très fort avec ma fille et mon fils. Un partage, une complicité, et un moteur qui leur a fait faire énormément de choses, et qui leur a stimulé l'imagination. En particulier (le papa gaga s'arrête ensuite), les professeurs de ma fille ont vanté ses dons d'écrivain - elle a d'ailleurs eu un prix pour ça en primaire.

Mais dans ma vie, j'ai bien d'autres fiertés que le jeu de rôle. Mon engagement dans les énergies renouvelables et la construction bois ont fait que je suis considéré localement comme une personne ressource, et j'ai vu passer plusieurs articles de journaux et deux reportages télévisés sur ma maison et ses équipements. J'y ai d'ailleurs consacré une galerie de photos, sur un site photographique maintenant fermé. Sans parler de nombreuses visites chez moi.

Physiquement, je suis assez fier de mes compétences circassiennes, en particulier tout ce qui touche à l'aérien - trapèze et tissu de cirque surtout. Je me souviens très bien de deux numéros, où dans chacun je faisais une figure à la fois très physique et technique (une au trapèze, et une au tissu)... et très impressionnante. Je me rappellerai toujours du tonnerre d'applaudissements qui a suivi. Accessoirement, j'étais le seul à savoir voire pouvoir faire ces figures au Lido, l'école de cirque de Toulouse.

Mais ma plus grande fierté, c'est peut-être tout simplement d'être encore vivant. C'est entre autres ce qui explique la note très élevée que je mets à ma caractéristique "santé" (voir fiche de personnage à la fin). Normalement j'aurais dû mourir deux fois, et je m'en suis si miraculeusement bien sorti que les médecins n'arrivent pas à comprendre comment - on m'a sérieusement conseillé de faire un pèlerinage à Lourdes !

Le premier épisode mortel est une chute d'ULM de 600 m. Mais en fait le choc principal a eu lieu en l'air, quand les parachutes de sécurité se sont ouverts tous seuls, dans une chute en piqué. Décélération de 80 km/h environ, prise entièrement dans le ventre via une sangle d'avion enroulée autour du corps - la boucle de ceinture, en aluminium massif, était vrillée sous le choc. Le propriétaire de l'ULM a eu du mal à la dévriller, avec une masse - il était blanc en me disant ça. Et après le choc en l'air, j'étais avec 250 kg de ferraille cassée à un mètre au-dessus de ma tête, avec le sol qui se rapprochait (20 km/h), et une boucle de ceinture qui ne voulait pas s'ouvrir - attaché à la ferraille ! Rapidité et talent d'acrobate ont été mon salut au sol. Rien de cassé, juste les abdominaux un peu déchirés et douloureux pendant un mois.

Le deuxième épisode mortel est venu de la moto, comme tant d'autres moins fortunés que moi. Coup classique, un refus de priorité au moment où on arrive : choc frontal à 90 km/h avec une voiture qui tourne brusquement en face de moi. J'ai heurté la voiture avec tout mon corps, soit l'équivalent d'une chute de 32 m sur une voiture ! Neuf jours plus tard, je sortais de l'hôpital - pas une fracture. Les policiers n'en revenaient pas, qui étaient persuadés que j'allais mourir ! Mais côté musculaire, ligamentaire et cartilagineux, mon genou et épaule droits ne sont pas dénués de séquelles...

Et je passe sur les nombreux accidents imprévisibles à pied, en vélo, en voiture et même en trottinette ! Où jamais je n'étais responsable, mais toujours sujet à l'inattention des autres, ou à un animal... Ce côté malchanceux (survivant) faisait rire les copains au départ - beaucoup moins la famille. Mais hormis l'incendie (évité de peu), le tremblement de terre ou la météorite, j'ai suffisamment expérimenté question variété, pour qu'ils se demandent comment pourrait être la prochaine fois...

Comme quoi, on a tous un rôle à jouer avec des risques et des récompenses. Mais ce jeu-là on n'en a pas toujours conscience...

*****************Fiche de personnage*****************

Caractéristiques AD&D (d'après un site internet connu mais aujourd'hui inactif) :
Force : 17
Intelligence : 15
Sagesse : 17
Dextérité : 19
Constitution : 14
Charisme : 8

Mais ces caractéristiques sont déterminées par des pratiques très liées à une certaine culture occidentale, qui n'a parfois aucun sens pour moi - comme le degré de résistance à l'alcool (je ne bois jamais). Voici donc ma propre estimation de mes caractéristiques, sur une échelle de 0 à 10 :

Musculature : 6
Capacité d'analyse : 7
Eveil : 8
Agilité : 9
Santé : 10
Relationnel : 3

Il semble, aux dires des gens qui me connaissent un peu, que j'ai une mauvaise opinion de moi et que je sous-estime mes capacités. A ceux-là, vous pouvez rajouter un point partout si vous voulez. Mais passons à la suite.

Description physique :
Taille : 1 m 69 (environ 5 pieds 6 pouces)
Poids : 65 kg (environ 143 livres)
Cheveux : bruns
Yeux : marrons
Signes particuliers : grosses cicatrices (cou-clavicule droite, genou droit)

Particularités physiques :
- myope, bonne vision nocturne
- hypersensible (bonus aux sens, malus contre pollution/médicaments)
- digestion très difficile (congénital)
- asthmatique
- rythme cardiaque lent (environ 50)
- température corporelle basse (36-37°)
- boite légèrement (genou blessé)

Autres particularités/comportement :
- très résistant (gros bonus) aux maladies
- idem pour les températures extrêmes (de -20 à +40)
- saute un repas sur deux (petit déj' compris), végétarien
- ne boit jamais (même pas d'eau)
- toujours en T-shirt ou chemisette, par tous les temps
- réflexes de survie : blessures mortelles seulement graves si test réussi
- dort peu (4-5 h/nuit)
- malchanceux (beaucoup et vraiment !)

Caractère :
- très gentil, pacifique, tolérant
- TRES patient, voire têtu
- perfectionniste, voire maniaque
- très (trop) honnête
- introverti, solitaire
- curieux

Compétences particulières :
- pilotage (ULM)
- techniques de cirque (acrobatie, aérien, équilibre sur matériel, jonglerie)
- tir à l'arc
- chant, danse, animation
- meneur de jeu (depuis 1980)

Race/culture : alors là, la réponse la plus fréquente à cette question est "extraterrestre". Mais certains disent que se balader en T-shirt par -20 sans être malade, c'est un truc d'elfe ; et puis ça va bien avec le tir à l'arc ou la facilité à grimper aux arbres (et la bonne vision nocturne - avantage certain en grandeur nature) ; donc peut-être demi-elfe, malgré la petite taille.

Profession : touche-à-tout. Mais dans la vie réelle je suis forestier (de profession - encore un truc d'elfe), personne ressource informatique (fonction fréquente), et animateur cirque/jeux (plus ou moins régulièrement).

*****************Fin de la fiche de personnage*****************

Alors, vous trouvez que c'est un personnage intéressant pour commencer une (longue) partie ?

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Cette bio a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 10 avril 2015.