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Fluctuat, nec mergitur

Art & Arcanes

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Références

  • Gamme : Documentation & Etudes
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Accessoire
  • Editeur : Hugin & Munin
  • Langue : français
  • Date de publication : novembre 2018
  • EAN/ISBN : 9782364806733
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture rigide de 448 pages couleurs

Description

Dungeons & Dragons : Art & Arcana, A Visual History est un ouvrage consacré à l'histoire de Dungeons & Dragons, par le biais notamment de l'évolution de son iconographie, mais aussi des retombées de celle-ci sur les domaines hors ludiques. À ce titre, il présente de nombreuses reproductions d'illustrations de couvertures de divers opus des gammes Dungeons & Dragons, Advanced D&D, ainsi que des troisième, quatrième et cinquième édition du jeu. Ces illustrations peuvent être des couvertures ou des illustrations intérieures. De nombreuses publicités insérées par TSR dans les magazines de l'époque ou par WotC aujourd'hui font également partie de ce survol, ainsi que des images d'autres médias comme les magazines (Dragon ou Dungeon), le dessin animé D&D (Le Sourire du Dragon en VF), les jeux vidéos, les comics, les jeux de plateau liés à la licence,...

Les sources de certaines illustrations sont évoquées ainsi que les renvois d'un ouvrage à un autre (la couverture du Adventurer's Vault 2 mise en regard d'un composition similaire de Dave Trampier dans le premier Monster Manual, par exemple, ou les illustrations présentées aux joueurs dans la version originelle – tournoi en convention – de Tomb of Horrors par rapport à la version publiée plus tard). De la même façon, une douzaine de double-pages montrent l'évolution graphique de certains monstres iconiques (Orcs, Owlbears, Mindflayers, Beholders,...) ou personnages (Lolth, Acererak, Strahd, Drizzt...) depuis leur première apparition et pour chacune des éditions qui suivirent.

Enfin en dehors des illustrations proprement dites, et notamment pour les premières éditions, les auteurs ont également rassemblé des photos (des acteurs du milieu, de certains événements (la première partie de Tomb of Horrors lors de la convention Origins de 1975, par exemple), des reproductions de documents manuscrits (textes, plans de donjons ou dessins), de flyers publicitaires, etc.

L'ouvrage s'ouvre sur 2 illustrations pleine page (la reproduction de la couverture du Monster Manuel 5th Edition) et une illustration extraite du Players Handbook 1ere Edition), la page de titre, une illustration pleine page (la couverture de Jeff Easley pour la réimpression de la première moitié des années 1980 du Players Handbook de la première édition d'AD&D), le sommaire et la reproduction d'une publicité pour D&D de 1980. Après quoi, un Avant-Propos (Foreword, 2 pages) de l'acteur Joe Manganiello, une Introduction (4 pages) présentent l'ouvrage, et la ligne directrice de son contenu (Read Magic : About this book, 1 pages). Chacun des chapitres suivants est ouvert par une double page de titre reprenant en fond une illustration importante de son époque.

Détecter la Magie (Edition originale) (Detect Magic (Original Edition), 68 pages) s'attache donc à la création de la version originale de D&D (souvent abrégée en OD&D), en remontant jusqu'aux origines du hobby avec le Little Wars d'H.G.Wells et ses émules (une photo montre l'acteur Peter Cushing peignant ses figurines), ses utilisateurs (la Castle & Crusade Society à laquelle appartenait Gygax en parallèle du club Tactical Studies Rules), pour aborder Chainmail puis la toute première édition de D&D. Des reproductions montrent l'importance du comic book Strange Tales 167 (contenant des épisodes de Doctor Strange et du Nick Fury Agent of SHIELD de Jim Steranko) comme inspiration et base de certaines des illustrations de celle-ci. Le chapitre poursuit avec les livrets complémentaires (Greyhawk, Blackmoor...) et l'apparition de The Dragon (qui perdra son article dans les pages suivantes) ou l'importance d'une gamme de jouets en plastique qui inspirera directement les images du Monster Manual pour certaines créatures, et jusqu'à l'apparition du Basic Set dit "Holmes".

Celui-ci annonçait la parution d'une version "avancée" des règles et c'est justement l'objet du chapitre suivant, Pyrothechnie (1ere Editionà (Pyrothechnics (1st Edition), 74 pages). On y note des reproductions en double page des couvertures wrap-around des ouvrages de base (PHB, DMG, MM, FF) ainsi que pleine pages de certains dessins restés fameux auprès des joueurs des années 1980 (A Paladin in Hell, Emirikol the Chaotic...) ou l'apparition de l'humour dans certaines illustrations. Le jeu commençant à se répandre, les publicités, reprises ici, commencent à ssuivre, ainsi que les polémiques (avec la reproduction de l'article annonçant la disparition de James Dallas Egbert 3, fait divers qui servira d'inspiration au roman Mazes & Monsters, et la question de la représentations des démons dans l'iconographie du jeu, mais aussi à l'apparition de BADD (Bothered About Dungeons & Dragons, l'association montée par Pat Pulling après le suicide de son fils) et le tract Dark Dungeons de Jack Schick, et en regard l'aspect positif de la partie d'Elliot et ses amis dans E.T. The Extra-Terrestrial. Quelques pages sont consacrées spécifiquement à certains illustrateurs comme Erol Otus, aux figurines spécifiquement prévues pour le jeu ainsi qu'aux jeux électroniques de la firme Mattel.

Runes Explosives (Le Crash de 1983) ( Explosive Runes (The Crash of 1983), 68 pages) aborde le tournant pris par l'éditeur qui supprime le magicien et autres créatures de son logo au profit des trois lettres de son nom, et les changements d'illustrations de couvertures, Jeff Easley remplaçant Dave Trampier et David Sutherland III, et Erol Otus laissant la place à Larry Elmore pour les boites Basic (on note que la version Otus en VF, reproduite ici, fut la première traduction du Basic Set de Tom Moldway). On aborde une période de diversification amenant à des produits dérivés divers : romans, comics, jouets D&D, disques 45 tours, livres de coloriages, Viewmaster, décalcomanies, jeux vidéos, flippers,.. jusqu'au dessin animé et aux jeux dérivés d'icelui. C'est également l'époque de la publication de la série Dragonlance, qui a droit à 14 pages d'illustrations, dessins préparatoires, etc., du Temple du Mal Elémentaire pour lequel les auteurs ont exhumé les plans dessinés par Gygax pour les comparer aux versions publiées, et des Royaumes Oubliés. Cette diversification aura cependant un coût pour l'éditeur qui l'amènera à devoir se restructurer, avec au passage l'éjection de Gary Gygax de la société qu'il avait créée.

Métamorphose (2e Edition) (Polymorph Self (2nd Edition), 42 pages) présente donc une nouvelle évolution de la gamme, une deuxième édition avec l'arrivée de nouveaux cadres de jeux ayant chacun leur identité visuelle (Spelljammer, Ravenloft Hollow World, Dark Sun, Planescape, Al-Qadim,...) mais aussi les jeux dérivés de D&D hors du domaine rôliste (Spellfire).

Main d’Interposition de Bigby (La Chute de TSR) (Bigby's Interposing Hand (The Fall of TSR), 38 pages) prend comme repère le 20e anniversaire de TSR, marqué par le relooking des ouvrages de base et l'arrivée de la gamme Birthright mais aussi de la gamme parallèle Dragonlance Fifth Age et les jeux Baldur's Gate et Torment dont le succès diffuse la marque D&D auprès du public vidéoludique. Paradoxalement cette époque va peu survivre à la sortie de la boite commémorative du 25e anniversaire du jeu, et se terminer par le rachat de TSR par Wizards of the Coast.

Réincarnation (3eme Edition) (Reincarnation (3rd Edition), 38 pages) va suivre la reprise du jeu par ce dernier éditeur, avec la parution de la troisième édition du jeu, assortie de la fameuse licence D20 et, là encore, une refonte de la charte visuelle du jeu. Cette version se révéla cependant non dénuée de problèmes entravant sa prise en mains par les nouveaux joueurs et l'éditeur choisit rapidement de remettre sa copie à jour avec une révision abordée dans le chapitre suivant, Simulacre (V 3.5 et DDM) (Simulacrum (V 3.5 and DDM), 26 pages) avec la mise en place en parallèle d'un jeu de figurines (Dungeons & Dragons Miniatures game) et les premiers travaux sur une version en réseau.

Labyrinthe (4eme Edition) (Maze (4Th Edition), 38 pages) suit l'arrivée de la 4e édition de D&D, marquée par des partis pris graphiques qui ne firent pas l’unanimité parmi les joueurs, avec une approche marquée par l'esthétique des MMO, mais en même temps, cette période vit un retour aux origines avec la parution de version rhabillées des ouvrages de base de la 1ere édition du jeu comme de la version OD&D. L'une des illustrations conçues pour cette édition, rencontra un tel succès qu'elle fut déclinée en multiples variantes qu l'on peut comparer sur une double page.

Souhait (5eme Edition) (Wish (5th Edition), 40 pages) aborde enfin la version du jeu contemporaine de la parution du présent ouvrage, marquant un retour aux canons visuels des éditions passées mais aussi une diversification des couvertures. Ce chapitre explore aussi plus spécifiquement l'évolution des cartes présentées dans les divers ouvrages au fil du temps, avec des vues en coupe latérales, les versions en vues aériennes ou les visions plus humoristiques. Le chapitre se termine par une double page reprenant côté à côte les diverses incarnations de la trilogie d'ouvrages (joueur, MJ, monstres) depuis les trois livrets de OD&D et la première édition d'AD&D jusqu'à la 5e édition.

L'ouvrage se termine par une série d'annexes :

  • Remerciements & Crédits (4 pages) avec les remerciements des auteurs et en particulier pour la liste des personnes qui leur ont fourni des documents iconographiques ;
  • À Propos des Auteurs (2 pages) les présentations des auteurs et une photo de groupe ;
  • un Index (6 pages) ;
  • les infos légales de l'ouvrage (1 page)

Cette fiche a été rédigée le 14 novembre 2018.  Dernière mise à jour le 16 novembre 2018.

Critiques

Loris Gianadda  

C'est comme si Proust avait commercialisé ses madeleines par barquettes de 36. On m'a récemment offert cet ouvrage et je l'ai dévoré. J'ai commencé par l'apprivoiser, en le feuilletant régulièrement pour admirer ses superbes illustrations qui remontaient tant de souvenirs (du moins pour les pages pas trop au début... je suis jeune, moi ;) ).

Après, je me suis assis et j'ai commencé à lire le texte. La longue histoire de la naissance et de la chute de maison TSR, avant le rachat et la renaissance chez les magiciens de la côte (des épées). Je connaissais vaguement l'histoire pour avoir suivi ça de loin au travers des colonnes de Casus Belli. Mais là, on a une histoire détaillée, bien racontée et avec plein de trivia rigolote.

Et il y a aussi le côté passionnant de voir les notes, les brouillons, les essais qui ont donné naissance à D&D tel qu'on le connaît. Les essais d'illustrations, l'évolution de monstres emblématiques au fur et à mesure des rééditions, l'archéologie effectuée sur certains ouvrages. C'est aussi assez chouette de voir, chez chaque artiste, laquelle est sa préférée.

C'est un très bel ouvrage et une bible assez intéressante quand on dépasse le fait d'admirer les très belles images.

Critique écrite en novembre 2018.

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