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Un nom qui claque au vent de la destruction comme un étendard funeste

Alexandre Amirà

Auteur

Traducteur

Identité

  • Année de Naissance : 1975
  • Nationalité : Français
  • Pays : France

Biographie

Aujourd'hui dans "Destins de stars, destins de crevards !" je reçois Alexandre Amirà : auteur, scénariste, entrepreneur, précurseur du concept Hair Emotion, artiste conceptuel de gauche, figure incontournable des nuits parisiennes... un tonnerre d'applaudissements mesdames et messieurs !
...
Salut Aldo, ça va ? On se fait la bise ?

- Of course Thierry !

Of course Aldo. Aldo tu connais le principe de l'émission et ce soir, devant ton public de fans, tu as accepté de te livrer au jeu de l'interview-vérité. Je te préviens tout de suite c'est du fortiche, du violent, du corrosif et on commence tout de suite avec la capitale de l'Erythrée ?

- Euh...

Ah ! ah ! ah ! T'emballe pas Aldo c'était pour rire.

- Ah ? Eh beh c'est bien drôle en tout cas, hein ?

On va commencer par resituer ton parcours, ta starisation dans le monde des jeux de rôle si tu veux bien. Tu as commencé jeune avec des Livres dont vous êtes le héros c'était en 1985 je crois, tu avais à peine dix ans et tu rentrais en sixième au collège lycée Claude Bernard à Paris, dans le XVIème arrondissement. Un an d'avance sur ta scolarité c'est bien tu sais... t'en es fier ? tu crois que ça t'a aidé ?

- Ben pas vraiment Thierry. C'est vrai que j'ai sauté une classe de maternelle parce que je coloriais super bien mais j'ai rattrapé mon retard ensuite : Claude B. j'y ai quand même passé neuf ans.

Ah oui, quand même ! C'est peut-être lié alors car si mes fiches sont justes il n'a pas fallu attendre la fin de l'année scolaire pour que tu découvres ton premier vrai jeu de rôle. C'était l'Oeil Noir, la boîte en plastique parue chez Gallimard et plus exactement les règles avancées. Si je comprends bien tu commençais déjà par la fin : une classe sautée et hop ! on ne se sent déjà plus pisser hein ? En plus t'as commencé ta vague de redoublements sitôt après. Alors dis-moi, le jeu de rôle ça ne rendrait pas un peu con quand même ?

- J'étais jeune, inexpérimenté, je suis vraiment tombé dessus par hasard et puis je ne crois pas que ce soit lié avec le niveau d'éducation...

Parce que c'est vrai que pour toi les gamelles se succèdent à partir de là - entre une scolarité cataclysmique, des rapports d'autiste avec tes camarades de classe, des professeurs qui hésitent à choisir entre ton génie, ta roublardise et ton retard mental et tout ça pour terminer sans le baccalauréat. Ne me dis pas que ce n'est pas lié quand même ? Ensuite tu pars pour l'armée et tu finis par bosser dans la sécurité. La vie sexuelle qui va avec est plutôt lamentable et tu te mets à traîner dans les bars sordides à jongler entre les histoires des poivrots, les serveuses en jupe courte, les nuits qui n'en finissent plus, tu sombres peu à peu dans l'alcoolisme et tu zones sur l'Internet comme un gros naze qui n'a pas de vie.

- Je ne l'aurais pas présenté de la même façon mais c'est à-peu-près ça.

Nous sommes en 1999 je crois - le chien a bouffé mes fiches - et l'on peut dire que ta vie prend un tournant décisif à ce moment-là. Ta carrière va débuter par l'entremise de Didier Guiserix, le Saint-Patron des jeux de rôle en France et le rédacteur en chef de Casus Belli qui va te confier quelques piges pour son magazine.

- Ouaip. Après des semaines de harcèlement infructueux j'avais laissé tomber. Je continuais à raconter ma vie sur le Net et c'est à ce moment que Did' m'a appelé. J'ai fait quelques critiques dont la première sur EverQuest d'ailleurs...

Et c'est à ce moment-là que le magazine a mis la clef sous la porte ! Mais tu ne t'es pas laissé démonté : alcool, tables de black-jack et putes t'ont aidé à franchir le cap. Pendant ce temps tu continuais à gratter dans ton coin puis t'as fini par répondre à l'annonce de Xavier Spinat qui cherchait du monde pour bosser sur Herowars. Et là ! Coup de génie : alors que tu ne connaissais pas le jeu et que tu n'entravais pour ainsi dire que dalle à ses règles ou son univers, tu as décidé de tenter ta chance et de rejoindre l'équipe. Coaché par Grégory Privat tu as finalement réussi à faire illusion et à te faire payer pour un boulot pas si dégueu. Ça t'épate hein ? Tu sais ce que j'attends de toi... ?

- Putain mais comment sait-il tout ça ?!

Hé ! hé ! hé ! Bref, Herowars sent le sapin et tu ne prolonges pas ton contrat. Au lieu de ça tu files rejoindre l'équipe de 2D+3 chez Canalweb sous la tutelle de Michaël Croitoriu. Hormis le fait de bosser à l'oeil pour la première émission de télé sur les jeux de rôle, tu noues pas mal de contacts dans le milieu : dépoussiérer les borsalinos, couper les cigares, servir les Manhattan et t'occuper du nettoyage te permets de faire tes preuves. Très rapidement tu gravis les échelons, les gens commencent à avoir confiance en toi et à te renvoyer l'ascenseur.

- Ouais, ça c'est la version officielle Thierry mais tu veux connaître les vraies raisons de ma présence chez Canalweb ?

J'ai entendu dire que c'était parce que l'émission était enregistrée et diffusée dans le studio Charlie & Lulu, juste avant le Brigitte Lahaye Show et ses invités fraîches et débridées - genre Clara Morgane et autres strippeuses de grande prestance sinon de grand talent.

- OK, je ferme ma gueule.

Je continue. Julien Blondel qui te fuyait depuis un moment ne parvient plus à t'éviter et te lance sur Prophecy et puis à partir de là c'est l'escalade. Tu le rejoins sur Métabarons et tu participes à toutes les étapes du projet sur Vermine. Dans la foulée tu bosses pas mal pour Backstab, tu te mets à COPS également et malgré tout tu n'arrives toujours pas à en vivre...

- J'en ai quand même vécu pendant quelques temps même si maintenant j'ai un peu décroché. D'abord il y a les bouquins du Yéti qui sont toujours suspendus chez les Humanoïdes Associés (les bouquins de base de Vermine, Les coloniaux pour Métabarons) donc pour le moment c'est sans suite. Puis je me suis brouillé avec Darwin Project pendant un moment, ce qui m'a poussé à mettre un terme à ma collaboration avec Backstab. Ensuite j'ai commencé à gueuler dans l'équipe de Prophecy et là encore je me suis absenté pendant un petit moment. COPS c'était sympa mais je n'avais pas le temps de poursuivre donc j'ai dû mettre tout ça entre parenthèses aussi.

Mais on sait tous que tu ne t'es pas arrêté là. Après un court laps de temps à jouer les barmen au Chicago Factory tu as commencé à prendre le rythme d'une vie de dilettante. Te reposant financièrement sur le pactole du casse de 87 - ça reste officieux bien sûr, il n'y a jamais eu l'ombre d'une preuve contre toi... juste de fortes suspicions - et commençant à bosser sur des projets d'émissions de télévision pour le câble et le satellite, de scénarios de bande-dessinée, tu finis très vite par rejoindre la fange des nuits parisiennes. Dès lors, les bars et les boîtes s'enchaînent, le soleil ne se lève plus qu'il se couche déjà pour toi et la notion du temps devient un concept mesuré en grammes d'alcool et mégots de beuh. Les femmes coulent, l'argent s'envole, l'alcool pleure - ce n'est pas très poétique mais ça devient ton quotidien. On te voit successivement en baskets déchirées, en costard, les cheveux rouges, jaunes ou le crâne rasé. Tu te fais rapidement un nom dans les salles de billard et sur les pistes de bowling ; dans les cocktails mondains où l'on se fait la bise tu t'internationalises en passant de l'anglais à l'italien, du swahili au suédois, du polonais au russe ou au magyar... dans les boîtes le nom d'Aldo fusionne avec celui des stars tandis que ton corps ne cesse, lui aussi, de fusionner avec les night people aux charmes avantageux et l'on raconte même que la Camorra, la Emme et quelques autres organisations ne te sont pas étrangères. Alors Aldo, tout ça c'est bien joli mais t'en es où maintenant ?

- Je dois t'avouer qu'il n'y a pas beaucoup de changements depuis tout ça. Les sorties, la booze, les tables de black-jack et les putes... tout ça. Et puis je commence à bosser pour la grande famille du cinéma aussi, ce qui me permet de côtoyer des réalisateurs talentueux et d'autres scénaristes qui ont de l'avenir.

Et les jeux de rôle t'arrêtes définitivement ?

- Je suis en train de monter ma boîte.

Carrément ? Toi aussi tu veux te mettre à mal payer les gens voire à ne pas les payer du tout pour satisfaire un public de geeks, d'informaticiens bedonnants et mal rasés avec des culs de bouteille en guise de lunettes, qui n'ont pas de vie sociale et qui sont incapables de parler autrement que par code ? Qui passent leur temps à donner leur opinion sur les forums, gentiment abrités derrière un anonymat et une prise de risque proche de zéro ?

- Ah ! ah ! tu généralises Thierry. Des rôlistes de cave il y en a plein mais il n'y a pas que ça quand même. Tu trouves aussi quelques gens bien...

Des noms ?

- Ah ! ah ! ah !

Mais toi-même, ça t'arrive encore de jouer pas vrai ?

- Oui, bien sûr mais le rythme est moins soutenu qu'il y a quinze ans quand je n'avais que ça à foutre et que je me contentais de nanas en poster central dans les magazines pas comme il faut. Aujourd'hui je n'ai plus le temps de préparer moi-même des campagnes de jeu et de les mettre en scène pour un groupe stable. Alors je joue et je maîtrise un peu à l'occasion. Pour l'instant je n'ai qu'une partie de Dungeons & Dragons en cours à raison d'une fois par semaine dans l'idéal et d'une fois par mois quand personne n'est dispo. C'est sympa, on joue dans une France délirante et on s'éclate bien. Le mélange humour-roleplay-baston passe vachement bien. On joue entre potes. Et je commence une deuxième campagne en tant que joueur avec notamment Marc Prudhomme, le fils spirituel de Jodorowsky en ce qui concerne les Métabarons et tout l'univers de l'Incal. Ca me fera environ six ou sept parties par mois. Le reste du temps je le passerai en boîte, en DVD de japanimation, en bar, en baise, en Virtua Tennis, Virtua Striker, Diablo 2 et en taf. Simple quoi !

Et pour le mot de la fin, qu'aimerais-tu que Dieu - s'il existe - te dise à ton entrée au Paradis ?

- "Ça t'épate hein ?"

Ouvrages Professionnels

Auteur(s)
Parution
Gamme
Editeur
Amitiés de Los Angeles
première édition
janvier 2003COPSAsmodée Editions - Siroz
Amitiés de Los Angeles
deuxième édition
décembre 2010COPSOriflam
Atlas des 7 Cités : Bejofa
première édition
décembre 2008Nightprowler2d Sans Faces
Colère des Dragons (La)
première édition
janvier 2003ProphecyAsmodée Editions - Siroz
COPS
première édition
janvier 2003COPSAsmodée Editions - Siroz
COPS
deuxième édition
octobre 2010COPSOriflam
Ecran
deuxième édition
mai 2002ProphecyDarwin Project
Ecran de Jeu
deuxième édition
décembre 2006Nightprowler2d Sans Faces
Ecran du Meneur de Jeu (L')
première édition
janvier 2005Vermine7ème Cercle
Ekonomat (L')
première édition
juin 2002MétabaronsYéti Entertainment
Gravées dans l'Ecaille
première édition
décembre 2003ProphecyDarwin Project
Helter Skelter
première édition
décembre 2003COPSAsmodée Editions - Siroz
Livre du Meneur
première édition
octobre 2004Vermine7ème Cercle
Maganats (Les)
première édition
septembre 2001MétabaronsYéti Entertainment
Nightprowler
deuxième édition
avril 2006Nightprowler2d Sans Faces
Pavis / Glorantha
première édition
janvier 2001Hero WarsMultisim Editions
Pavis / Hero Wars
première édition
janvier 2001Hero WarsMultisim Editions
Prédateur et Charognard
première édition
avril 2005Vermine7ème Cercle
Secrets de Kalimsshar (Les)
première édition
janvier 2001ProphecyHalloween Concept
Versets d'Ozyr (Les)
première édition
mai 2001ProphecyHalloween Concept
Voix des Ombres 1 : Trois Pas vers le Bagne (La)
première édition
mai 2007Nightprowler2d Sans Faces
Yris, Flambeau de l'Humanité
première édition
septembre 2002ProphecyAsmodée Editions - Siroz
Traducteur(s)
Parution
Gamme
Editeur
Royaumes Oubliés (Les)
première édition
juin 2002D&D3 - Royaumes OubliésSpellbooks

Cette bio a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 21 septembre 2009.