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OSS 666

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Références

  • Gamme : COPS
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Supplément de contexte
  • Editeur : Asmodée Editions - Siroz
  • Langue : français
  • Date de publication : décembre 2004
  • EAN/ISBN : 2-914849-27-3
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 128 pages.

Description

Dernier supplément de la deuxième saison de COPS, OSS 666 ouvre de nouveaux horizons aux policiers de Los Angeles : les différents domaines où, malheureusement pour eux, une plaque de détective n'aura que bien peu de poids pour délier les langues et mener une enquête. En d'autres termes, OSS 666 dépeint la communauté nébuleuse de l'espionnage et du contre-espionnage, la jeune armée californienne et le monde en vase clos des corporations ; sans oublier deux problèmes majeurs posés à la police, à deux échelles totalement différents : la menace terroriste d'une part, le phénomène grandissant de privatisation des services publics d'autre part. Et qui dit fin de saison dit également rebondissement et révélations, mais il en sera question plus loin dans cette fiche.

En guise d'introduction, on retrouve la traditionnelle rubrique "LAPD Blues" qui donne le pouls au sein du Central. Changement de perspective à cette occasion, au travers du journal désabusé du médecin traitant du COPS. A défaut de pouvoir soigner ses patients comme il l'entendrait, au moins peut-il recueillir certaines confidences, tantôt graves, tantôt légères. Plus loin, quelques articles de journaux de la presse californienne et étrangère, qui offrent les dernières actualités ¿ évènements majeurs comme nouvelles plus futiles.

Vient à présent le développement des thèmes évoqués ci-dessus, avec en tout premier lieu l'univers de l'espionnage ou - doux euphémisme - du renseignement. Sont décrits les six services les plus médiatiques, les plus efficaces et les plus redoutés du globe.
- Figure emblématique de l'Union, la Central Intelligence Agency ouvre le bal. La lente transformation du restant des USA en état policier a grandement renforcé les pouvoirs de la CIA, désormais habilitée à agir à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Sont passés en revue, ainsi que pour les autres agences, son mode de fonctionnement et d'organisation, ses diverses sources et techniques de renseignement, ses liens plus ou moins avouables, le tout accompagné de quelques légendes urbaines plus délirantes les unes que les autres. Mais la CIA étant abonnée aux coups tordus, qui peut réellement distinguer le vrai du faux ?
- Face à la CIA, son jeune adversaire californien, la Californian Internal Security Agency, créée dans l'urgence de la Sécession. Si elle n'a ni le budget ni la technologie dont dispose la CIA, la CISA compense par des sources plus diversifiées et par des attributions particulièrement floues ¿ comprendre, particulièrement larges. Là encore, quelques légendes urbaines pour, au choix, sourire ou craindre le pire.
- De l'autre côté de l'Atlantique, deux agences règnent en maîtres. A l'ouest, le BundesNachrichtenDienst, au service de la Fédération Europa ; à l'est, le Glavnoye Razvedovatelnoye Upravlenie russe. Référence mondiale en matière d'antiterrorisme, le BND talonne à l'heure actuelle la toute puissante CIA, en disposant cependant d'une bien meilleure image de marque. Pour autant, une poignée de journaux européens dénonce ce qui semble devenir petit à petit une police politique... Info ou intox ? Quant au GRU, son efficacité n'a d'équivalent que sa cruauté, héritage de l'ère soviétique. Et tandis que la Russie fait son retour en force sur la scène internationale, plus agressive et déterminée que jamais, les militaires du GRU ne sont pas en reste et affermissent leur présence aux quatre coins du monde.
- Service encore expérimental, l'Agência Internacional Antidrogas dispose pour le moment de peu de moyens, mais sa motivation n'a rien à envier aux autres agences. L'AIA est née de l'alliance de plusieurs pays d'Amérique Latine et d'Amérique du Sud, désireux de combattre l'emprise sanglante des barons de la drogue et de leurs cartels, mais également l'ingérence des militaires et espions nord-américains, dont on se demande quel est le véritable camp.
- Enfin, le Canadian Security Intelligence Service, acteur mineur dans la mesure où ses attributions sont bien plus réduites que celles des agences ci-dessus. Pour autant, avec le voisinage des deux frères ennemis, Californie et Union, le CSIS ne risque pas de manquer de pain sur la planche... A noter que ce chapitre s'achève sur un encadré résumant les relations avec un agent secret, en tant qu'allié ou informateur.

Deuxième milieu évoqué : les forces armées californiennes, scindées entre la CALGUARD - la Garde Nationale californienne - et la CASDF - les forces d'autodéfense californiennes - cette dernière réunissant armée de terre, armée de l'air et marine. A chacune son haut-commandement, ses attributions et son organisation, en sachant que les cops croiseront tôt ou tard les hommes de la CALGUARD, habitués à prêter main forte en cas d'émeute, d'événement majeur ou de catastrophe naturelle. Cette section offre également la liste des principales bases militaires californiennes, des personnalités les plus célèbres des forces armées, des stratégies et opérations en cours de l'état-major. Pour terminer, reste le matériel propre à l'armée : armement, véhicules terrestres et aériens, télécommunications et bases de données, sans oublier le jargon et l'humour propres aux soldats. Comme pour les espions, un tableau présente les militaires en tant qu'informateurs et alliés des personnages.

Troisième milieu : le terrorisme en Californie, qui ne cesse de gagner en importance. Suite à des considérations sur la définition de terrorisme et à un récapitulatif des actes terroristes les plus retentissants depuis le 11 Septembre 2001, trois sections suivent :
- Le terrorisme local, c'est-à-dire le terrorisme purement californien, le moins évolué mais celui auquel la police est le plus souvent confrontée. Cette mosaïque regroupe pêle-mêle les Unionistes et autres nostalgiques de l'avant Sécession, les Natifs lassés de l'inertie du nouvel état californien, les sempiternels opposants à l'état fédéral nourris aux images de Waco, ainsi que bon nombre de groupuscules communautaristes plus ou moins dangereux et sérieux.
- Le terrorisme international, d'une toute autre envergure, divisé entre luttes religieuses, écologistes et anarchistes. Trois appellations particulièrement larges voire artificielles, où l'on croise aussi bien d'authentiques mafieux que des idéalistes fidèles à leurs engagements et autres fous de Dieu. Sans oublier qu'ici les moyens sont réels.
- La lutte anti-terroriste, ce qui sous-entend définir l'infraction terroriste, appréhender le fonctionnement des cellules et distinguer les procédés et limites des divers groupements : en somme, lesquels iront réellement jusqu'au bout ? Plusieurs tableaux apportent des éclaircissements : statistiques des attentats, groupes les plus recherchés, attributions anti-terroristes au sein des forces civiles et militaires californiennes, relations avec les terroristes en tant qu'alliés et relations.

Cependant, si les terroristes contestent leur autorité aux états, d'autres entités poursuivent le même combat, à leur manière : les corporations et multinationales. Combat apparemment à leur avantage, preuve en est le succès de l'achat et de la "privatisation" du Libéria, du Laos et du Salvador. A cette occasion, le supplément détaille la situation nouvelle des trois pays et de leurs habitants, désormais propriétés privées de leurs corporations respectives, avant de développer le concept de "franchise corporatiste" - autrement dit de quartier ou ville dont les services publics sont tombés, légalement, aux mains d'une entreprise privée, pour le meilleur et pour le pire. La Californie n'échappe pas au phénomène, trois comtés ayant déjà cédé leurs pouvoirs en matière de police ; prochaine étape, Los Angeles ?

Enfin, une dernière section : la sphère internationale, détaillant l'organisation des affaires étrangères californiennes, la politique d'immigration du pays et le précieux statut des diplomates. Par mesure de simplification, les relations avec les délégations étrangères sont réparties en quatre catégories : pays amis, neutres, suspects et hostiles, l'Union rentrant naturellement dans la dernière catégorie. Suite aux pays, le supplément enchaîne avec une demi-douzaine d'organisations internationales : ONU et OTAN - dont les fonctions ont été plus que modifiées, le plus souvent affaiblies, en 30 ans d'histoire - organisations sportives et enfin ONG, plus particulièrement Greenpeace, Amnesty et AltraMundi. Pour terminer, quelques considérations qui intéresseront davantage les policiers : la condition légale des étrangers en Californie, le processus d'extradition d'un suspect et le recours possible à Interpol.

Le descriptif suivant concerne les MJ avant tout et les joueurs devraient passer leur chemin.

La section réservée aux MJ débute, comme à l'accoutumée, par les "affaires en cours", autrement dit les scénarios. Fin de saison oblige, l'une des affaires ci-dessous modifiera l'univers de COPS en profondeur, selon les actions et le talent des joueurs. En premier lieu, quatre mini enquêtes 10-18, qui mêlent crime sexuel, diplomatie, traque d'un tueur en série et vengeance sanglante - cette dernière enquête étant d'ailleurs introduite par une nouvelle - avant de passer à deux scénarios complets :
- "L'homme qui venait de Dczaniveria", qui entraînera les personnages dans les ruelles du petit quartier polonais de Los Angeles, réputé havre de paix pour troisième âge. Les meurtres s'accumulent du jour au lendemain, le voisinage sombre dans la panique la plus totale et l'on en vient à craindre les agissements d'une créature surnaturelle. Aux cops de garder leur sang-froid et de restaurer le calme, dans ce quartier jusque-là modèle.
- "Ice Crime", où le masque tombe pour l'un des membres familiers du COPS. S'ajoutent à cela des remous dans la mafia russe, un attentat au gaz, la rumeur comme quoi l'équipe Lane souhaiterait faire le ménage au sein du LAPD, et enfin une crise internationale suite à une grave pollution maritime dans le Pacifique Nord... Cerise sur le gâteau : pour espérer avancer dans ce fatras, les cops auront à s'allier à leur pire ennemi au sein de la police : le SAD en personne !

En dernier lieu, viennent les secrets réservés aux MJ, autrement dit la version non censurée des dossiers développés ci-dessus :
- Les services secrets et leurs placards jonchés de squelettes. Si personne ne doute des méthodes brutales de la CIA ou du GRU et de leurs contacts plus ou moins réguliers avec le crime organisé, les autres agences sont loin d'être totalement exemplaires, quand elles n'échappent pas totalement ou partiellement au contrôle de leurs gouvernements de tutelle. Pour chaque service : quelques secrets fâcheux, le portrait revu et corrigé de ses personnalités, ainsi que le profil type de ses agents de terrain.
- Les procédures d'intervention de la Garde Nationale et ses rapports avec l'armée et la police. Diverses questions sont également évoquées, comme la juridiction de la police militaire et le désir d'accorder à CALGUARD des pouvoirs en matière de maintien de l'ordre.
- La philosophie de l'armée californienne, de même que ses relations avec l'extérieur comme l'intérieur ; l'organisation de la police militaire, qui redonne tout son sens à l'expression "Grande Muette" ; les projets confidentiels en cours ou prêts à être exécutés ; les services de renseignement militaires, dont les ambitions plus ou moins conformes sont pour le moment stoppées par les coupures budgétaires. Cependant, la fronde se prépare...
- La section terrorisme, qui décortique trois mouvements parmi les plus dangereux en Californie et présente l'une des figures les plus ambiguës de l'univers de COPS : le groupuscule Unity - qui vise à rattacher la Californie à l'Union - la nébuleuse Néo Islam -qui voit la Californie comme une nouvelle Terre Sainte - la Fraternité Armageddon - persuadée de l'existence d'une conspiration au sein du régime européen - et enfin Mr Hide - le plus célèbre pirate informatique au monde ¿ l'un des codes rouges les plus brûlants du jeu.
- Les zones corporatistes et le délicat respect des lois en leur enceinte, à savoir qui est compétent : police ou sécurité intérieure ? Délicat, car la réponse peut très bien varier entre théorie et pratique. Trois exemples concrets viennent illustrer ce problème : la mainmise d'Otwaku sur les surfeurs de Venice Beach ; la sédation des ouvriers de la Tumeur par Norwalk Paradise ; enfin, la privatisation de trois services de shérif par le consortium EAGLE, dernier camouflet en date infligé au service public par les corporations. Et ce qui n'est pour l'instant qu'une "expérience" risque fort de s'étendre au reste de la Californie...
- Pour terminer, une page dévolue aux relations internationales : trois projets en cours, de haut vol, qui modifieront d'une manière ou d'une autre la position californienne au sein de la communauté internationale, en la consolidant ou en l'affaiblissant, d'un cas à l'autre. Et si une poignée de flics venait mettre son nez dans les parages et bousculait ces plans soigneux ?

Comme à l'accoutumée, la section réservée aux MJ est parsemée de petits encarts, qui laissent apparaître les évolutions de l'univers de COPS et les faits ou personnages à suivre de près.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 3 décembre 2015.

Critiques

Fab  

Ah, on reprend enfin de l'altitude avec OSS666, après la déception causée par 4 Juillet.

Pour être concis : quasimment tout est utilisable en jeu. Et oui, même les services secrets internationaux peuvent interagir avec les COPS, et les diverses institutions décrites sont intéressantes sans prendre beaucoup de place.

En fait, j'ai tout particulièrement apprécié trois choses :
1) Les descriptions de l'armée de Californie (rien qu'à lire les futures responsabilités de chacun - y compris du COPS - dans l'organisation des futurs JO de Los Angeles, je me frotte les mains)
2) Les descriptions exhaustives de la situation au Liberia et au Salvador
3) Les gros scenarios qui donnent envie... d'attaquer la troisième saison!

En résumé, un bon supplément qui finit (j'espère) de faire le tour des institutions californiennes.

 

La fin d'une époque. Enfin, d'une saison en tout cas. Ce nouveau supplément nous plonge dans le monde délicieux des services de renseignement mondiaux et l'univers merveilleux de la diplomatie internationale. Toutes les grandes nations du monde y passent, y compris et surtout l'Union, ce qui offre - enfin - un panorama détaillé des opérations organisées sur le sol californien. Sans compter la description exhaustive du fonctionnement des services secrets californiens et de l'armée... Ajoutez à cela quelques 10-18 étoffés, deux scénarii, dont un qui termine la saison en fanfare, un panorama du terrorisme dans le monde et plus particulièrement en Californie (vous ne vous êtes jamais demandé ce qu'était la Fraternité Armageddon ? Réponse dans OSS !), que demander de plus ?

S'il fallait faire une seule critique à ce supplément, c'est qu'il est difficile à exploiter sans avoir lu une bonne partie de cette gamme prolifique. D'un autre côté, il clôt tout de même la deuxième saison et, fort heureusement, les renvois aux pages ad hoc des précédents opus de la gamme abondent, ce qui rend les choses (presque) faciles. Comme d'habitude, donc, que du bonheur, un supplément à lire, relire et exploiter. Vos COPS vont en prendre pour leur grade, pour notre plus grand plaisir.

L'Ogre-Mercenaire - Casus Belli n°29

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