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La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur (O. Wilde)

De Profundis

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Références

  • Gamme : De Profundis
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Edge Entertainment
  • Langue : français
  • Date de publication : novembre 2005
  • EAN/ISBN : 84-95830-18-3
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

38 feuilles non reliées imprimées seulement au verso dans une pochette à documents. Le volet rabattable latéral de la pochette contient le sommaire du jeu; l'intérieur de la pochette contient l'ours et des informations sur la version online de ce jeu.

Description

Le jeu se présente sous la forme de lettres, écrites entre le 25/12/98 et le 22/11/99, qui racontent la transcription d'un jeu que l'auteur des lettres a vu en rêve.

Après une introduction présentant le rêve en question, et le concept de psychodrame, la première partie raconte en détail la première façon de jouer, par lettres, l'auteur mettant en garde contre la correspondance par e-mails. Chaque lettre aborde une notion différente : comment créer un personnage, comment interagir entre joueurs, comment respecter l'ambiance, comment mettre en scène la mort de son personnage, comment prendre contact avec un joueur inconnu, comment constituer une société, etc.

Les deuxième et troisième parties, beaucoup plus courtes, parlent du "psychodrame de terrain" et du jeu solo.

En annexe, on trouve une formulaire pour rejoindre les joueurs de "De Profundis" enregistrés chez l'éditeur, et une présentation du psychodrame : concept, mécanismes...

En français, ce jeu est édité par Edge Entertainment et publié par UbIk.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Nalfe  

Cet ouvrage est tout bonnement génial ! Alors pourquoi dans ce cas une note de 4 ? Et bien sûrement parce qu'il est trop génial, trop original.

Sa forme de recueuil de lettres et son abscence de dés peut en égarer plus d'un. Mais le fond reste absolument splendide, l'idée tiens du génie et le fait d'écrire ces fameuses lettres procure un plaisir immense : on se prend à essayer d'immiter les style de nos auteurs favoris.

La lecture est aisée et très prenante (j'ai même commencé ma premiere lettre avant d'avoir fini de tout lire... Comment resiter au pouvoir de ce bouquin rhaaaaa !)

En plus l'ouvrage est magnifique, on a l'impression d'être tombé sur un vrai grimoire. Si vous aimez vous lever le dimanche, enfiler vos charentaises et aller chercher le courrier pour le lire en buvant le café et qu'en plus vous aimez la littérature d'horreur ou fantastique, ce jeu pas cher est pour vous !

Ps : Les traducteurs on mis en ligne une liste des adresses des gens qui voudraient jouer des personnages de l'univers de Lovecraft ou simplement mettre leur adresse sur le web.

dabiglulu  

Je dois d'abord préciser que je ne l'ai pas encore "fait" jouer mais ça ne saurait tarder.

Au début on ne sait pas trop où ces lettres qui composent le "livre de base" vont nous mener mais petit à petit le tout prend forme. Tout d'abord, ce jeu est destiné à des joueurs adultes et acceptant ce principe de jeu très particulier, en effet il est nécessaire de respecter un "pacte de fiction" bien spécifique. Il y a deux façons d'y jouer, la première c'est à l'oral où tout le monde est dans une pièce, les yeux fermés et où tous les joueurs racontent un bout d'histoire (d'horreur).

Cela se rapproche un peu du jeu "il était une fois" mais en plus sérieux et avec des règles beaucoup moins anarchiques car sinon le "pouvoir" du jeu n'opère pas. On peut encore rapprocher cette "expérience" de celle des soirées durant lesquelles on écrit des Cadavres Exquis à la lueur d'une bougie avec une bande de potes ou encore quand on vous raconte une histoire d'horreur au coin d'un feu en pleine forêt dans laquelle vous seriez acteur et conteur.

Que les non-amateurs de Lovecraft se rassurent les fréquentes références à ce dernier ne vous obligent en rien à vous taper toute la collec de ce grand auteur du fantastique ou encore d'en connaître tout le bestiaire, il n'est là que pour donner un cadre.

L'autre façon de jouer et selon moi la plus intéressante est le jeu épistolaire. Cette méthode est aussi la plus complexe et celle qui demande le plus de travail. Les joueurs correspondent par courrier de la même façon que le feraient deux personnages d'un jeu d'horreur pour se faire partager leurs expériences et surtout pour se tenir informés de leurs recherches paranormales. Vous êtes vous-même votre personnage et votre MJ, en cela il n'est absolument pas nécessaire d'être rôliste pour y jouer, bien au contraire! j'aurais envie de dire, et je le dis d'ailleurs!

Ce jeu s'adresse donc aux amateurs d'expériences nouvelles et qui ont un bon sens du fair play et du role play. Ce jeu est difficile mais il vaut clairement qu'on se donne du mal pour cela, car au final toutes ces correspondances vont permettre de créer une sorte de confrérie unie dans un seul et même but : découvrir ce que cache notre réalité.

Les rôlistes habitués à des règles bien carrées ne vont certainement pas aimer mais les amoureux d'histoires effrayantes et les conteurs vont se régaler.

lepropre  

Je viens d'en finir la lecture et si j'ai déjà échangé des premiers contacts pour lancer une partie, je n'ai pas testé le jeu réellement. Néanmoins je me permet de critiquer après une première impression.

De profundis est vraiment un OVNI du JDR. Le jeux se fait uniquement par lettre, le livre de base n'en est pas un et propose plus des conseils que des règles. C'est donc un ouvrage particulier pour un public restreint, je crois. Pour aimer De profundis, il faudra aimer l'étrange et l'épouvante et surtout l'écriture.

Je lui met néanmoins un 4 car même si l'on n'entre pas dans le profil type du public, je le trouve intéressant (et de plus le prix est modique), le format original (recueil de lettres), une approche du jeu complétement nouvelle et différente qui à défaut d'être pratiquée par tout le monde permettra à chacun, je pense, de réfléchir sur la pratique et donnera des idées.

Pour le contenu pur : les lettres sont agréables à lire, cela ne prend pas beaucoup de temps et l'auteur transmet de façon très efficace, je pense, l'envie d'essayer le jeu.

Critique écrite en octobre 2010.

 

Nous voici en présence d’un phénomène étrange… Se pencher sur De Profundis, c’est un peu comme passer derrière les Montagnes hallucinées. C’est faire une rencontre ludique du troisième type.

Pour commencer, l’objet est atypique : une pochette cartonnée renfermant 38 feuillets libres, imitant les pages de vieilles lettres jaunies par le temps... Cette présentation renforce l’ambiance souhaitée par l’auteur, Michal Oracz, mais la manipulation de l’ensemble est délicate.

De Profundis vous propose de correspondre par courrier avec le cercle de joueurs, comme un certain reclus de Providence le faisait en son temps avec son groupe d’amis. Pour ce faire, chaque joueur incarne l’un des acteurs d’une aventure typiquement lovecraftienne. Le personnage décrivant aux autres protagonistes de l’histoire les évènements auxquels il fait face. Il n’y a pas de scénario. L’univers de Lovecraft et l’atmosphère créée par les participants suffisent !

L’intérêt principal de De Profundis se trouve dans l’élaboration conjointe de l’histoire. Elle se construira par petites touches successives, savamment distillées par les différents correspondants au fil des courriers. Chaque nouvelle lettre fait évoluer le récit dans le sens voulu par son auteur, avec pour seule contrainte de rester dans la cohérence du récit général. Un même plaisir pour tous : la surprise et le frisson littéraire !

Pour peu que les joueurs aient un minimum d’imagination, les courriers se suivent et se recoupent pour former une histoire crédible dont l’issue reste incertaine jusqu’aux toutes dernières missives !

Ce jeu est donc une expérience insolite. La forme ludique qu’il propose est très enrichissante, et elle permet des productions écrites inspirées. La relecture de celles-ci, quelque mois plus tard, est en soit un vrai plaisir.

À l’inverse, la longueur due aux échanges postaux et l’obligation de rédiger soi-même de longues lettres d’ambiance sont des contraintes importantes qui peuvent déplaire à certains.

Par ailleurs, une bonne maîtrise de l’écrit est évidemment primordiale.

Un dernier point : le site Internet dédié permet de mettre les joueurs isolés en relation, et ainsi de créer des cercles épistolaires : jouer avec des inconnus donne un goût très particulier aux échanges, un sentiment de crédibilité supplémentaire.

Nous voici en présence d’un phénomène étrange… le premier jeu de rôle non-euclidien !

Benoit Grison (Jeu de Rôle Magazine n°4)

Critique écrite en novembre 2009.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

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