Contenu | Menu | Recherche

La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur (O. Wilde)

Night City Stories

.

Références

  • Gamme : Cyberpunk
  • Sous-gamme : Cyberpunk 2020
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Scénario / Campagne
  • Editeur : Atlas Games
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1992
  • EAN/ISBN : 1-887801-34-0
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 144 pages.

Description

Ce livre rassemble pas moins de quatre aventures se déroulant dans cette belle ville de Night City. Il est donc recommandé d'avoir le supplément Night City pour tirer parti du cadre de jeu.

La particularité de ce recueil réside dans le fait que les scénarios soient interconnectés et puissent être joués les uns à la suite des autres. The Slow Boat from Chiba ouvre l'histoire : les personnages y sont engagés pour retrouver une tierce personne, et finiront à la recherche de données génétiques. La seconde aventure Sweet Revenge part one les voit se faire engager par un maniaque qui ne leur laissera pas vraiment le choix, et ils devront faire une extraction de matériel sur la célèbre compagnie DMS : rien de très compliqué, mais l'adversité sera bel et bien présente. Le troisième épisode Deadline les lancera à l'aide d'une jeune fille dont l'ami est mort, mais reste prisonnier de la matrice. Enfin, le dernier épisode Sweet Revenge II se déroule durant Noël 2020, et les personnages devront cette fois-ci effectuer un raid sur Militech.

Pour chaque scénario, des rumeurs de rue, des flash d'actualité, des plans et des grilles de sites matriciels sont présents. De plus, la fin du livre contient plusieurs feuilles d'indices et de documents à photocopier et à distribuer aux joueurs durant la partie.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 4 avril 2013.

Critiques

Coredump  

Les scenarii présentés dans ce recueil sont des scenarii on ne peut plus classiques, pour Cyberpunk. Il y a même des passages à lire à voix haute pour le MJ (arf !). Un intermédiaire embauche les PJs pour faire un boulot qui forcément n'est pas très légal, et forcément, va mal tourner. Certaines idées sont exploitables mais pas en l'état. Cela nécessite un certain travail sur les PNJ et le décor, car le strict minimum est fourni : les portes, les monstres et les trésors euh... je voulais dire les sas, les punks, et les cartes de crédit. Un dernier détail : les illustration sont immondes, heureusement la couverture rattrape le niveau.

Le Borg Cornu  

Quatre scénarios qui ne cassent pas des briques dans un livret aux illustrations approximatives.

Heureusement, quelques bonnes idées parsèment ce supplément mais un gros travail est à fournir pour étoffer le tout.Pour rehausser la qualité de Night City Stories, je l'ai fait jouer en intercalant les 3 Necrology et en reliant les intrigues. Ca a rendu du feu de dieu.

The King  

Les scénarios sont convenus, mais j’ai apprécié leur présentation destinée à augmenter l’immersivité. Il y a par exemple régulièrement des infos type Breaking News sur des événements en cours pas nécessairement liés à l’aventure, ainsi que des infos plus terre à terre (que l’on appelle rumeurs dans les autres jeux) que l’on peut entendre dans la rue ou dans un bar.
Ensuite, l’utilisation des compétences est clairement définie et la qualité des informations glanées dépend du niveau de réussite.

En ce qui concerne les scénarios, je noterai qu’ils sont bien moins orientés baston que la plupart publiés pour ce jeu et même s’il y en a, une phase d’investigation et de netrunning sera de mise dans tous les cas.

Le premier scénar m’a plu car il implique les PJ dans une mission qui consiste à récupérer des « données génétiques » et ils ne sauront pas de quoi il s’agit avant la fin. S’ils s’attendent à récupérer des données informatiques cryptées, ils vont tomber de haut. Ce scénario m’a fait vaguement penser à Blade Runner, le jeu vidéo (à cause des animaux).

La seconde aventure me semble moins intéressante dans son développement, mais l’idée est assez bonne et tourne autour d’une concurrence entre deux chanteuses vedettes qui « appartiennent » à deux sociétés rivales. Un coup tordu à l’attention des PJ qui laissera forcément des traces, lesquelles serviront de base au dernier scénario.

Le début du scénario suivant est mal exploité : un type qui a fait un run contre une entreprise s’est fait buter, mais son identité a été téléchargée par cette dernière. Il incombe donc aux PJ d’aller la récupérer, mais cette identité numérique n’a aucune utilité à moyen ou long terme : il s’agit de la récupérer avec un membre de son ancienne équipe afin de lui donner une fin décente (alors qu’elle avait vendu son corps). Mais cette intro sert de prétexte à la suite du scénario : un run sur une boîte de nuit qui fait aussi dans les combats clandestins et, surtout, dans le marché noir des opérations médicales cybernétiques.

Enfin, le dernier est une conséquence directe du second dans lequel les PJ auront dû choisir une faction et s’en seront aliénés une autre. La manière dont il est présenté est originale : il s’agit d’une fausse mission destinée à les tuer, mais étant devenus expérimentés, ils auront sans doute accès à des infos qui les aideront à se débarrasser de ceux qui leur en veulent.
Ces 4 scénarios s’étendent sur 6 mois et ne forment qu’une campagne en ce sens que les PJ rencontrent des PNJ récurrents.

Un bon point : des aides de jeu à distribuer aux joueurs figurent en fin d’ouvrage (généralement des mémos résultant d’un hacking, mais pas uniquement).

Malgré tout, ces scénarios sont un peu trop convenus, parfois clichés, même s’il y a un réel effort de mise en ambiance et d’utilisation des compétences par rapport aux autres aventures officielles.

Critique écrite en septembre 2021.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

  • Moyenne des critiques