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Un nom qui claque au vent de la destruction comme un étendard funeste

Return to the Road of Kings

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Références

  • Gamme : Conan OGL
  • Sous-gamme : Conan - Deuxième Edition
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Supplément de contexte
  • Editeur : Mongoose Publishing
  • Langue : anglais
  • Date de publication : décembre 2007
  • EAN/ISBN : 978-1-905850-08-2
  • Support : Papier et Electronique
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre de 272 pages à couverture rigide.

Description

Return to the Road of Kings constitue l'adaptation de Road of Kings pour la 2e édition de Conan OGL. Il reprend la majeur parties des informations contenues dans celui-ci, et en enlève certaines pour en ajouter de nouvelles.

Cet ouvrage propose une visite guidée du monde de Conan plus détaillée que ce que peut offrir le livre de base. Contrairement à ce dernier, il ne se limite pas aux nouvelles de Howard et pioche de nombreuses informations dans les romans pastiches et dans les bandes dessinées afin d'enrichir la description du décor de campagne.

La description du monde de Conan est divisée en trente-cinq chapitres de trois à douze pages chacun, consacrés aux nations ou grandes régions de l'univers de Conan : l'Amazonie, l'Aquilonie, l'Argos, l'Atlaia, la Côte Noire, le Royaume Frontière, la Brythunie, la Cimmérie, la Corinthie, le Darfat, le Ghulistan, l'Hyperborée, l'Hyrkanie, l'Iranistan, Keshan, Khauran, Khitaï, Khoraja, le Koth, Kush et les Royaumes Noirs, la Némédie, le Nordheim (Asgard et Vanaheim), l'Ophir, la Terre Sauvage Picte, le Shem, le Désert du Sud, les Iles du Sud, la Stygie, le Turan, la Vendhya, la Zamora, le Zembabwei et enfin la Zingara.

L'Amazonoe, l'Atlaia, la Côte Noire, le Darfar, le Keshan, le Désert du Sud, les Iles du Sud et le Zembabwei sont de nouvelles régions qui ne bénéficiaient pas d'un chapitre à part entière dans Road of Kings.

Chaque chapitre est organisé selon la structure suivante : d'abord une présentation globale de la culture et de la société, suivie d'informations sur la géographie et les sites notables, les cités les plus importantes, la religion, l'histoire régionale et enfin quelques idées d'aventure se déroulant dans cette région. Certains chapitres sont complétés par des fiches de nouvelles créatures ou des informations sur des organisations typiques de la région.

Le chapitre "Other People of the Hyborian Age" (4 pages) complète l'atlas en présentant différentes factions d'importance ne formant pas des nations proprement dites : les Kozaks des déserts turaniens, la Confrérie Rouge dont les navires pirates hantent la Mer de Vilayet, les Iles Barachas et les diverses franches compagnies de mercenaires. Il évoque également les puissances disparues comme Achéron et les mystérieux bâtisseurs des cités de pierre verte.

Les PNJ et les conseils aux MJ de Road of Kings n'ont pas été repris dans cet ouvrage. Il s'y trouve en revanche un chapitre, "Adventure" (5 pages), qui propose des idées et synopsis d'aventures, ainsi qu'une bibliographie (3 pages) listant les ouvrages ayant servit de source au présent supplément.

La carte du monde Hyborien est imprimée sur les volets intérieurs de la couverture ainsi que sur la double page centrale de l'ouvrage.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 22 octobre 2009.

Critiques

The King  

J’ai rarement vu un supplément de jdr présenter autant les deux extrêmes, mais c’est assez symptomatique de Mongoose Publishing, capable du meilleur comme du pire, puisque malgré les qualités indéniables de la précédente édition de son prédécesseur qui plaçait déjà la barre très haut depuis le mythique Gurps Conan, Road of Kings péchait par des données parfois inutiles, des copier-coller abondants entre les différentes sections et des cartes éparpillées au petit bonheur dans l’ouvrage.

Return to the roads of Kings est encore supérieur dans la qualité et la quantité du texte qui a été non seulement remanié, mais qui consacre en outre quasiment 70 pages supplémentaires à la description de toutes les nations des Royaumes Noirs, chacune étant aussi différente que peuvent l’être les royaumes hyboriens entre eux. Bien sûr, la plupart proviennent des pastiches, mais l’auteur a su faire des recherches complètes dans les diverses anciennes civilisations africaines occidentales, orientales et méridionales pour nous livrer de quoi s’aventurer dans une immense région jusqu’alors méconnue et pourtant affectionnée par Howard (plusieurs nouvelles, sans compter celles de Solomon Kane).

Quant au texte, il suit une structure mieux organisée et pour chaque nation sont abordés systématiquement l’aspect sociétal (mariage, allégeance, statut social, rôle des genres), puis l’économie, l’armée, la religion et le gouvernement, suivis par les caractéristiques géographiques majeures et les sites principaux décrits dans les romans, les pastiches et les bandes dessinées.

Hormis quelques caractéristiques de créatures, il n’y a aucune donnée chiffrée, puisque le chapitre (peu utile) sur les personnalités à disparu, remplacé par une bibliographie conséquente de trois pages qui tient compte des écrits de Howard, de ses nombreuses lettres, ainsi que des textes apocryphes, incluant même des articles issus des comics (ex. : Acheron: a revisionary theory publié dans Conan the barbarian en 1974), que Dark Horse Comics n’a malheureusement pas jugé bon d’intégrer dans ses récentes réimpressions.

Bref, on est en présence d’un supplément qui pète tous les records en termes de contenu pour Conan et qui mérite très largement la note maximale, ce que je n’ai réservée qu’une seule fois jusqu’à présent pour les suppléments de cette gamme.

Mais voilà, c’est comme si Mongoose menait par 2 buts d’écart à 10 minutes de la fin du temps réglementaire pour se faire finalement rattraper et battre bêtement (toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite coïncidence). Pourtant, Team Mongoose n’avait plus qu’à assurer la production et la post-production pour se qualifier haut la main et se voir attribuer la médaille d’or d’un des meilleurs suppléments de contexte écrits pour un jdr, mais le si célèbre flegme britannique s’est quasiment transformé en débandade éperdue. Je ne parlerais même pas des illustrations qui, si elles sont peu nombreuses, ne sont pas toujours à propos, mais au moins sont-elles plutôt correctes. Parlons plutôt de la cartographie, qui est généralement le point faible de Mongoose pour cette gamme.

1) Bien que les suppléments de la 2ème édition soient désormais tous en noir et blanc, les pages de couverture intérieures nous gratifient d’une superbe carte en couleur sur 2 pages. Mais il y a deux problèmes : elle est peu lisible, tant en raison de la petite police de caractères utilisée que du choix des couleurs (presqu’impossible de différencier les steppes des déserts), mais quand on s’aperçoit que la coordination entre l’auteur et le cartographe fait penser à l’équipe de France sous l’ère Domenech, on ne s’étonnera pas qu’elle n’est parfois pas en corrélation avec le texte. Ainsi une nation décrite comme étant à l’est d’un fleuve dans le texte figure à l’ouest sur la carte et l’empire de Turan qui semble minuscule et se limiter au sud-ouest de la Vilayet est décrit comme s’étendant tout autour de la mer intérieure. Et ce ne sont pas des cas isolés (et le territoire de l’Hyrkanie est particulièrement vague).

2) Dans l’atlas de la 1ère édition, je me plaignais que les cartes intérieures représentaient les diverses nations étaient petites (env. 1/3 d’une page A4) et qu’elles regroupaient plusieurs nations à la fois, par exemple Koth, Shem et la Stygie, cette carte se trouvant dans le chapitre d’une de ces nations (je ne me rappelle plus laquelle) et les deux autres en étant dépourvues, ce qui est loin d’être pratique à l’usage quand on ne se sait plus si la carte de la Némédie se trouve dans le chapitre idoine ou dans celui d’Ophir ou de Zamora. Ici, il y a encore moins de cartes et toutes les nations ne sont pas représentées (on a beau chercher). Certes, elles sont parfois de plus grandes tailles (jusqu’à une demi-page), mais le degré de lisibilité équivaut à lire du texte avec 90% de gris sur un fond noir (il y a beaucoup de forêts à l’âge hyborien, mais la carte des terres pictes cache encore mieux les tribus que ne sauraient le faire la discrétion légendaire de ces sauvages).

3) Et voici la cata des arrêts de jeu ! Le but impossible, même avec l’aide de l’arbitre. La post-prod n’avait qu’à ouvrir le bouquin pour s’apercevoir du massacre. En effet, c’est la période où l’éditeur Mongoose a décidé de se faire également imprimeur de ses propres bouquins. Une très bonne idée au demeurant, mais si n’importe qui sait à priori taper dans un ballon, tout le monde ne se retrouve pas professionnel, surtout sans expérience. Là c’est pareil : on a affaire à un gros livre de 270 pages au dos carré collé. Bien moins cher et moins robuste qu’un livre cousu, certes, mais pourquoi pas ? Seulement, la tranche arrière du livre est bien trop large par rapport à la pagination, ce qui sollicite énormément la page de renfort sur laquelle sont collées toutes les pages et même si la 2ème page de couverture et la 1ère page du livre, respectivement la 3ème page de couverture et la dernière page du livre sont solidaires, la contrainte est trop forte et le bloc de pages se désolidarise de la couverture après l’avoir ouvert seulement quelques fois, quand ce ne sont pas des groupes de pages entières qui se détachent.

Certains me diront : « mets toi à la page (Ah ! Ah !), achète du pdf et tu n’auras pas ce problème ». Certes, mais j’ai acheté la version papier (parce que je fais ce que je veux) et un supplément de ce type (gazetteer) requiert un feuilletage fréquent, ce qui est peu, voire pas pratique avec un pdf.

Heureusement, je ne suis pas chroniqueur sportif et ce supplément est quand même extrêmement plaisant. Saquer un bouquin dont le texte est ahurissant de qualité (pourtant je ne suis pas trop fan du style d’écriture de l’auteur), simplement parce que l’éditeur a complètement foiré sa post-production s’apparenterait un peu à une sanction injuste, compte tenu de l’utilité de l’ouvrage et du boulot monumental de l’auteur. Habituellement « grande gueule », j’ai décidé pour une fois de grincer des dents, de serrer les fesses et de mettre des œillères pour éviter de perdre mon temps à tenter de déchiffrer des cartes illisibles en me référant à d’autres sources, notamment celles de l’auteur, puisqu’il a redessiné la quasi-totalité des cartes en couleur qui sont donc en adéquation avec son texte (elles sont facilement disponibles sur le net).

Je mets donc la note maxi pour l’auteur, car c’est lui qui assure le spectacle. Par contre triple carton rouge pour le coach, pardon l’éditeur. Parce que c’est aussi l’arbitre qui prend les décisions finales !

Critique écrite en septembre 2017.

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Mots des auteurs

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