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Nous servons le jdr et c'est notre joie

Extraordinary Adventures of Baron Munchausen (The)

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Références

  • Gamme : Baron Munchausen
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Hogshead Publishing
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1998
  • EAN/ISBN : 1-899749-18-7
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livret de 24 pages.

Description

Le livre débute par une préface d'une page signée John Wallis, aïeul de James Wallis, qui a eu la chance de recueillir les règles du jeu de la bouche même du baron de Munchausen, entre deux aventures fantastiques.

Le jeu est présenté sur 14 pages abondamment fournies en illustrations de Gustave Doré. On y trouvera la description des règles du jeu ainsi que des remarques pertinentes du Baron de Munchausen, destinées à l'esbaudissement des gentilshommes comme à l'édification des masses, car le Baron aime aussi le bas peuple. Des règles optionnelles sont présentes, pour le bon plaisir des joueurs simulationnistes, et des amateurs de bon vin.

Le livre se conclut par des appendices :

  • L'Appendice 1 contient 100 aventures, battant ainsi à plate couture tous les recueils de scénarios publiés jusque là. Chaque scénario tient en une phrase, une idée de défi à lancer à travers la table autour de laquelle vous vous réunirez pour ce jeu.
  • L'Appendice 2 résume les règles du jeu sur 1/2 page et crédite les auteurs du jeu.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 15 août 2010.

Critiques

soner du  

La lecture de cet ouvrage vous mettra certainement en joie ; c'est certainement l'un des livres de jeu les plus amusants, et James Wallis a su trouver un style hautain, bavard et hyperbolique qui sied parfaitement au sujet du jeu et au personnage du Baron.

Par contre, je ne sais pas si c'est vraiment jouable ; nous avons ici plus un prétexte à des délires verbaux qu'un véritable jeu structuré comme peut l'être "Pantheon" (chez Hogshead aussi).

Quant à savoir s'il s'agit ou non d'un "véritable" jeu de rôle, là le débat est ouvert...

Erick N. Bouchard (Baron Samedi)  

Amusant mais... Très cher pour son volume et des images du domaine public, ce jeu se résume en fait à sa toute dernière page, le reste n'étant que de l'humour.

Jibé  

Le premier jeu de rôle à boire approche la perfection, et les aventures que le baron de Münchausen permet de raconter sont de loin les plus fantasques de tous les JDRs. Et l'aventure est aussi autour de la table ou l'imagination des joueurs est repoussée dans ses derniers retranchements !

Cédric Ferrand  

Grandiose et simple, car il permet d'explorer tout l'imaginaire des joueurs et qu'il est de ce point de vue irréprochable. Mais (car il y a toujours un mais) ce jeu est dramatiquement raciste envers les buveurs d'eau qui ne peuvent pas jouer en raison du système de jeu. Une variante intéressante serait de remplacer l'alcool par du coca éventé et chaud ou de l'huile de ricin.

Bertrand 'smitty' Schmid  

Magistral ! Mais j'en ai bien douté, auparavant. Durant de nombreuses années, j'ai pris cet OVNI pour ce qu'il est : un ouvrage humoristique. Mais il est plus : quelques parties plus tard, après avoir épanché ma soif d'alcool et d'histoires pour six millénaires au moins, je reviens de ce périple ragaillardi.

Non seulement le "Baron..." est jouable, mais encore son abord est aisé. Nous avons souvent joué avec des "non-rôlistes" à ce jeu. Nous devons au Baron de chaleureuses soirées, arrosées et oniriques. Et même avec votre belle-mère, ce jeu peut faire un tabac : il est interdit de remettre le rang d'un adversaire en question, un moyen subtil de laisser libre cours à toutes ses passions refoulées.

Je ne lui trouve personnellement aucun défaut majeur. Mais je préfère m'abstenir de lui mettre un cinq : ce jeu plaira avant tout aux amateurs de roleplay et des longues soirées avinées. Ce jeu est basé sur l'ambiance seulement : jouez-y avec des amis, pas avec des joueurs.

XS  

Un jeu sympa, marrant à lire, mais pas vraiment un jeu de rôle. Et puis pas si simple à faire jouer, parce que bon, c'est plus dans la tradition anglaise des vantardises de pub... je connais pas beaucoup de joueurs français motivé par ce genre de trucs, personnellement.

Cela dit, à titre de lecture, et de jdr "expérimental" contribuant à définir les limites du genre, c'est TRES intéressant, et dans ce cadre, je ne saurai que trop le conseiller...

 

Un jeu de conte... de comte... de baron... bref, un jeu, en V.O. Un jeu merveilleusement inclassable et adorablement francophobe : le jeu est écrit par le baron de Munchausen, qui est allemand, et publié par un éditeur anglais. A ce double titre, il n'arrête pas de s'essuyer les pieds sur les Français. En vérité, je vous le dis, l'Europe n'est pas faite...

Chapeau, mon cher baron ! Si vous êtes fan de Munchausen, lassé par "Il était une fois" ou désireux de trouver le chaînon manquant entre le conte et le jeu de rôle, ne cherchez pas plus loin ! Ce petit livret de 24 pages, entièrement rédigé par le baron de Munchausen dans les années 1790, est fait pour vous !

Le principe du jeu est simple : l'un des joueurs demande à un autre "Racontez-nous donc, mon cher, comment vous avez..." (accompli quelque chose de parfaitement extravagant, et avec les quelques 250 exemples donnés dans le jeu, on a de quoi jouer pendant un petit moment). Le joueur raconte son histoire en cinq minutes maximum, puis propose un thème au joueur suivant. Lorsque tout le monde a parlé, on vote pour la meilleure histoire. Dans les règles avancées, on boit aussi pas mal, ce qui doit rendre les dernières histoires particulièrement croquignolettes.

Comme à "Il était une fois", il y a des règles pour gérer les interruptions et pour forcer le narrateur à introduire des événements dans son histoire, mais elles sont d'une légèreté diaphane. Tout se règle par un petit système de mises ou, au pire, par un duel (à pierre-papier-ciseaux).

Les gens d'Hogshead sont des purs. S'ils étaient normalement constitués, ils auraient réduit les règles à la page de récapitulatif de la fin, imprimé les débuts d'histoire sur des cartes à jouer-mais-pas-à-collectionner et mis tout ça dans une jolie boîte. Et surtout, ils auraient évité de marquer "roleplaying game" sur la couverture, cette mention satanique étant assurée de faire fuir le public, comme chacun sait. Ils en auraient vendu de pleins camions, mais on aurait été privés de vingt pages de délire munchausenien, qui font tout le charme du jeu (ainsi que les illustrations de Gustave Doré).

Tristan Lhomme - Casus Belli n°116

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