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Ecran

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Références

  • Gamme : Apokryph
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Ecran
  • Editeur : Sofiène Boumaza
  • Langue : français
  • Date de publication : mai 2004
  • EAN/ISBN : 2-9520825-0-2
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Ecran à trois volet (format A3 plié en 3, avec un volet central format A4) et un livret agrafé de 24 pages.

Description

L'écran du côté du maître présente trois panneaux comprenant la liste des compétences et les attributs associés, un lexique de termes techniques qui pourront être utiles au MJ lors de ses descriptions et un résumé des règles sous forme d'encadrés. Le livret accompagnant l'écran contient un scénario : La Confession de San Gabriel. Dans ce scénario en deux parties, les agents de l'Eglise seront lancés sur la trace de documents inestimables du XVIème siècle.

Au cours de la première partie, ils infiltreront l'équipage d'un sous-marin de l'armée envoyé par la Navy pour transporter une équipe de scientifiques de l'université de Miami à la recherche d'une épave nouvellement découverte. Ils se feront passer pour des membres de l'équipage alors que le navire file vers l'épave tant convoitée. Mais le trajet ne sera pas de tout repos, entre claustrophobie et incidents à répétition. Tout cela est trop répétitif pour être naturel et l'inquiétude monde. L'épave serait-elle responsable de cette tension ? Dans ce huis clos dément, une quinzaine de PNJ sont fournis afin de faire vivre cet épisode non linéaire et inquiétant.

Si les personnages ont survécu au premier acte, ils auront l'occasion d'aller se ressourcer à Rome et de faire le point et quelques recherches afin d'y voir plus clair sur ce dont ils ont été témoin.

Lors de la seconde partie, plus courte, les personnages devront se rendre en Amérique du Sud, sur les traces de la cargaison de l'épave. Leur expédition les conduira aux confins de la folie, dans un lieu maudit. Leur survie ne tiendra qu'à un fil, et à leur foi.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Coredump  

J'ai un petit souci avec les formats d'écran. Comme j'aime bien me vautrer confortablement, il me faut un format plutôt en largeur. S'il est trop haut je ne vois plus mes joueurs, et c'est exactement ce qui se passe avec celui-ci. Je préfère un écran bien rigide et plutôt bas comme celui de Blue Planet ou D&D3.5. Celui-ci a le tort à mes yeux d'être mou et haut. Par contre, il faut bien lui reconnaître que la fresque en triptyque est plutôt bien vue : elle met bien dans l'ambiance.

A l'intérieur, on trouve l'habituel rappel de règle (court vue que les règles sont simples) et quelques aides de jeu. Curieusement, on a une police différente par pan d'écran, avec un horrible Times New Roman au centre, et un truc illisible gothique pour le Lexique. Le lexique est une très bonne idée, mais je doute de pouvoir le lire à 2h du mat, quand mes yeux piquent et que l'on joue à la bougie.

Du côté du scénario, j'ai été un peu déçu à la fin, malgré un départ sur les chapeaux de roues. La première partie est excellente. Vraiment, l'idée du huis clos mystique dans un sous-marin est très bien vue. Le problème, c'est qu'après ça le scénario est bâclé : l'intermède fait 2 pages, et la deuxième partie 5 pages. Du coup, on n'a que des grandes lignes, des situations pas très cohérentes (la conclusion, désolé... j'accroche pas). J'aurais préféré que la première partie soit encore plus développée pour en faire un huis clos encore plus long, et avec des implications religieuses encore plus détaillées. Les 5 pages de la seconde partie bâclée auraient pu être mieux employées. Pour ma part, si je fais jouer ce scénario, je referai la seconde partie à ma sauce.

Du coté de la forme, rien à redire. Le petit fascicule est très correct. La mise en page est bien fichue : rien ne différencie cet écran et son livret de la production d'une maison d'édition. On trouve encore des photos de personne sans respect des copyright et un plan de sous-marin à la légende non traduite, sans doute récupérés sur Internet. Pour le reste, les photos de monument ou d'oeuvres sont bien choisies et utilisées à bon escient.

Cet écran est de bonne facture et laisse augurer du meilleur pour la suite de la gamme Apokryph, même si je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu du format et de la fin du scénario bâclé.

fendragon  

Tout d'abord l'illustration de Pascal Vitte qui vous saute à la... figure comme un missionnaire sur une peuplade athée. Très réussie, elle a le mérite de mettre les joueurs dans l'ambiance mystico-malsaine qui sied à ce genre de jeu. Le titre couleur sang pour bien vous rappeler qu'il est précieux de garder le sien. L'autre côté de l'écran résume toutes les informations utiles sans en rajouter des tonnes d'inutiles. Le mieux est toujours l'ennemi du bien, ce n'est pas le cas ici. A noter un lexique bien utile pour faire "couleur locale".

Venons-en au scénario d'accompagnement. Préparez une lampe verte et une rouge, fermez les volets et repiquez les bruits de fond du film "A la poursuite d'Octobre Rouge" ou du début d' "Abyss" et vous serez en plein dedans. Les pauvres curés enfermés dans un sous-marin de la Navy où tout part en live, il fallait oser! Mais qu'est-ce que c'est bon un endroit confiné pour instiller la paranoïa, puis la peur avant la terreur pure et dure. Pour ma part j'ai fait couler le sous-marin avec les hommes à bord. Scéance d'apnée obligatoire pour tous!!! Habitués à nager en eaux troubles au Vatican, les curés de choc sont moins à l'aise en fusiliers marins!

Le moins car il y a un moins cependant est la fin du scénario qui fait un peu trop "Deus Ex Machina" du nom de ce procédé théatral très en vogue dans l'Antiquité qui voyait les Dieux arranger tout à la fin. Les héros ont fort peu de chances de s'en tirer et il y a un petit manque d'explications sur le Puits. Mais avec un peu de travail de la part du MJ, cela peut s'arranger. Rappelons que ApoKryph est pratiquement un jeu amateur et souffre d'un péché de jeunesse. Gageons que les suppléments suivants retrouveront la qualité du Livre de Règles qui m'avait enthousiasmé.

Labor omnia vincit improbus

 

Trop souvent, les jeux d'auteur n'ont pas le suivi qu'ils méritent. Ce n'est pas le cas d'Apokryph qui sort son écran un an après son livre de base, appuyé par un livret contenant un scénario de 24 pages.

Le côté joueur de l'écran est un très joli triptyque qui ravira vos ecclésiastes. Le côté MJ contient quant à lui des informations pas toujours très lisibles ni très indispensables mais qui ont toujours le mérite d'être là. Le format un peu spécial, plutôt en hauteur qu'en largeur, et la consistance plutôt "molle" de l'écran n'en font pas un must, mais cela reste néanmoins très acceptable si l'on compare à ce qui se fait ailleurs.

Le livret contient un scénario intitulé "La Confession de San Gabriel" et entraînera les PJ dans un huis clos mystique et particulièrement angoissant, au coeur d'un sous-marin militaire. La première partie du scénario prend aux tripes et risque bien de donner quelques sueurs froides à vos joueurs : claustrophobie et promiscuité garanties. La suite du scénario donne malheureusement l'impression d'avoir été bâclée et n'offre qu'une bien piètre conclusion à une aventure débutée en grande pompe.

Mon conseil : gardez l'excellente première partie, et changez la fin de l'aventure. Vous avez là quelques soirées d'émotions fortes en perspective.

Rémi Barbarin - Casus Belli n°28

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

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Critiques

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