Contenu | Menu | Recherche

Peur et Ignorance !

Dearg - Épisode 2

.

Références

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 76 pages abondamment illustré, en couleurs, et CD-Rom musical.

Description

Ce supplément contient le deuxième épisode de la campagne des Ombres d'Esteren et est accompagné de Dearg, le deuxième album du collectif Esteren, interprétée par un orchestre symphonique. La réalisation et l'enregistrement de ce nouvel album ont été rendus possible grâce au succès de la campagne de souscription. L'album inclut plus trois morceaux de Delphine Bois et une composition originale du chef d'orchestre François Rousselot.

La Part des Ombres (13 pages) propose des aides de jeu et des règles additionnelles pour mettre en scène les défauts dans la cuirasse d'un héros, ses faiblesses et ses doutes. C'est là l'idée au cœur de ce supplément : le héros est celui qui se dépasse, et ses plus importantes victoires sont autant sur lui-même que sur des obstacles extérieurs. Le chapitre est avant tout destiné au meneur. Hormis des règles optionnelles venant insister sur les défauts et les conflits intérieurs pouvant trahir un personnage à un instant critique, il donne également des conseils pour introduire et en gérer les "excès" (violence, passion, etc., et leurs conséquences), ainsi que la façon dont peuvent être exploités les arcs narratifs du premier épisode. Le chapitre se termine sur deux pages traitant de la folie, sous le même angle.

Modhannan : Un Monde meilleur (26 pages) est un scénario en quatre actes centré sur l'arc narratif de l'Éthique. Il s'étend tout le long de la scolarité du "premier rôle" à l'université magientiste de Baldh-Ruoch. Comment doit-on utiliser la magience et le pouvoir qu'elle confère, à la fois d'un point de vue individuel et d'un point de vue social, voilà la question à laquelle le personnage devra répondre. Après la présentation des "seconds rôles" du scénario et sa chronologie résumée, chacun des actes est décrit scène par scène, selon le format désormais établi des épisodes de la série.

Plusieurs mois pouvant séparer les scènes-clés du scénario, le meneur est encouragé à introduire ses propres événements et descriptions pour faire sentir le passage du temps et en faire une véritable petite campagne. Lors du premier acte, le personnage est confronté à la perte de ses repères à travers le décès de sa sœur et son départ pour l'université. Le second acte voit le personnage découvrir la cité de Baldh-Ruoch et ses premières années de formation. Pour le troisième acte, le personnage est envoyé affermir ses connaissances sur le terrain dans un poste médical avancé dans une région connue pour être le théâtre d'escarmouches sanglantes entre les chercheurs de Flux et les autochtones. Plus que ses connaissances, ce sont ses convictions qui y seront mises à l'épreuve. De retour à la capitale dans le quatrième acte, le personnage sera confronté malgré lui aux enjeux politiques et sociaux de la cité avant d'achever sa formation, par un succès ou un échec…

Second scénario, Mac Thogail : L’Héritage de la Rose (32 pages), est centré sur l'arc narratif de l'Adoption. Cet arc étant lié à la faction du Temple, les thèmes de la lutte contre la corruption et de l'interdit y jouent un rôle central. Le chapitre débute par une présentation des "seconds rôles" et de la chronologie, ainsi que des conseils pour l'adapter à un orphelin qui ne soit pas destiné à devenir prêtre (6 pages). Puis viennent les actes.

Dans le premier, composé de six scènes qui sont aussi bien réelles, passées (souvenirs) qu'oniriques, le personnage lève les premiers voiles sur son passé. Finalement, au moment de partir pour son premier pélerinage, il découvre un dangereux secret familial. Le pélerinage fait l'objet du second acte et est l'occasion pour le personnage de tester ses convictions religieuses. Arrivé au terme de son périple, le troisième acte est l'occasion de répondre aux questions posées tout au long du scénario : le personnage choisira-t-il la voie de l'orthodoxie, de l'hérésie, ou abandonnera-t-il sa "famille" religieuse ?

Cette fiche a été rédigée le 27 novembre 2013.  Dernière mise à jour le 25 avril 2017.

Critiques

sk8bcn  

2 ème partie de la campagne Dearg, avec les focus 2 et 3 sur 4.

Le supplément s'ouvre malheureusement sur de nouveaux conseils de jeu/maitrise. Pour tout dire, ça commence à faire beaucoup après un volume 1 qui y était en grande partie consacré, surtout que pour le coup, il n'y a rien de transcendant dans cette partie.

Suit le focus numéro 2, l'éthique. Et ce n'est pas bon. Les focus sont sensés approfondir les personnages et explorer un thème, mais l'auteur était visiblement peu inspiré par ce thème. Par conséquent, le joueur n'est pas poussé à tester ses limites sur l'éthique et les choix restent relativement soft. La conséquence est que le focus ressemble assez dans sa structure à un scénario classique (et médiocre d'ailleurs) ce qui est assez dommage.

Heureusement, le 3ème focus sur l'Adoption est vraiment bon. La thématique du religieux et de la tentation est bien traité, allant jusqu'à des questionnements borderline (le joueur peut tomber amoureux d'une fille, qui se révèlera être sa soeur).

On a donc droit a de nouveaux conseils de jeu/maîtrise de trop, un focus vraiment bof et un focus excellent. Donc la note finale sera moyenne: 3/5.

Critique écrite en avril 2015.

 

2013 année Ombres d’Esteren ?

Tiens j’ai déjà vu ce titre quelque part ?

En effet, en guise d’introduction de la chronique du premier volume de la campagne (voir Maraudeur n°10), je me demandais si 2013 allait voir l’arrivée de nombreux matériels pour les Ombres d’Esteren après une année 2012 vide.

Le deuxième volume de la campagne est arrivé en fin d’année 2013, mais il manque encore les deux derniers épisodes qui étaient aussi prévus en 2013. Petite déception, mais néanmoins deux volumes c’est déjà pas mal quand on voit la qualité.

La qualité Esteren

Au niveau de la forme, cet ouvrage est du même, haut niveau que les autres ouvrages de la gamme. Les illustrations sont magnifiques et en nombre ; inspirantes au possible elles viennent poser avec brio l’ambiance et les décors de cette campagne. La maquette claire et agréable rehausse les textes qui sont eux aussi de qualité, avec peu de coquilles, faisant de Dearg – épisode 2 un ouvrage que vous avez plaisir à feuilleter et lire.

Un lecteur averti pourra remarquer que le paragraphe ci-dessus est le même que celui de la chronique du premier volume. Eh oui, que dire de plus, la qualité visuelle Esteren fait partie du haut de gamme du JdR et elle se maintient dans ses critères élevés.

Le CD

Un nouvel album de musiques d’ambiance propres aux Ombres dEsteren (après le premier paru dans le Monastère de Tuath) est proposé avec cette campagne. Cette fois les musiques sont liées à la campagne à proprement parler et permettent d’agrémenter agréablement vos parties.

Cerise sur le gâteau, grosse plus-value par rapport au premier volume, ces musiques ont été enregistrées avec un orchestre symphonique !

Les prémices de la campagne (encore…)

Le premier volume était une mise en bouche, une introduction particulière utilisant un nouveau concept, celui de focus. On attendait avec impatience la suite pour enfin commencer véritablement la campagne, et que tous les joueurs puissent jouer leur personnage et pas un second rôle dans le focus d’un seul des joueurs. Eh bien il va falloir encore attendre.

En effet, une fois passée une quinzaine de pages de règles additionnelles (faiblesses, arcs narratifs…), le livre contient deux nouveaux focus, pour deux arcs différents. Cette fois c’est l’arc de l’Éthique et celui de l’Adoption qui ont droit à leur scénario.

Sans vous raconter l’histoire, ces deux scénarios permettront à chacun des deux Premiers rôles (le personnage joueur central de l’histoire) de vivre une longue introduction, un sorte de flash-back posant les bases de la personnalité et de l’historique du personnage.

Ces deux scénarios sont bien menés, encore une fois parfois dirigistes, mais laissant quand même des choix (moraux ou idéologiques) au personnage. L’un pourrait même devenir une mini-campagne tellement il s’étale sur une longue période de temps. Ils seront certes déroutants et devront avoir des joueurs actifs (les seconds rôles) qui, même s’ils ne jouent pas leur personnage, s’investissent dans le scénario afin de rendre passionnant le focus pour le Premier rôle.

Conclusion

Un sentiment étrange se fait une fois finie la lecture de ce deuxième volume : le sentiment de n’avoir encore que l’introduction de la campagne, après plus de 170 pages d’ouvrages (les deux volumes) ; des gros flash-back permettant de donner de l’épaisseur aux personnages et promettant de pouvoir s’appuyer dessus pendant la campagne afin de rendre celle-ci plus intense.

Sentiment renforcé quand on apprend qu’il manque encore un autre focus avant que ne démarre véritablement la campagne !

On reste donc sur notre faim ; Dearg – épisode 2 ne lance pas encore la campagne. Il va falloir attendre les derniers volumes pour se faire un avis sur l’ensemble de la campagne. Seule chose sûre, le découpage en plusieurs volumes qui voulait reprendre les découpages des campagnes Pathfinder n’est pas à l’avantage de Dearg.

Chronique de Jérémie Coget publiée dans le Maraudeur n°12

Critique écrite en juillet 2014.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

  • Moyenne des critiques