Contenu | Menu | Recherche

Le dernier site web avant la fin du monde

R.O.B.O:T

.

Références

  • Gamme : R.O.B.O:T
  • Version : deuxième édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Editions Icare
  • Langue : français
  • Date de publication : septembre 2008
  • EAN/ISBN : 978-2-917475-01-0
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre de 194 pages à couverture souple

Description

Les textes de cette seconde édition de R.O.B.O:T sont quasiment identiques à ceux de la première édition et n'ont été que légèrement remaniés, incluant des errats. La similitude est encore renforcée par la présence, en pleine page et dès le début de l'ouvrage, de l'illustration de couverture de la première édition.

La différence majeure entre les deux est la présence d'une cinquième partie (13 pages), avant la fin de l'histoire débutée en début d'ouvrage. Cette section est constituée de trois scénarios liés qui peuvent être joués, ou non, avec les mêmes PJ. Ceux-ci vont se retrouver dans une ville assiégée par une mégacorporation, devront prouver qu'ils ne sont pas coupables des actes de terrorisme qui leur sont imputés, et tirer leur épingle du jeu entre un mercenaire prêt à tout, les fanatiques de la Crux Corporation et les jusqu'au-boutistes de Celcium Hign, tout en poursuivant une Forme Numérique Indépendante.

Outre ce chapitre, trois nouvelles professions ont été ajoutées, de même que des nouveaux robots, des règles pour jouer les F.N.I. et des précisions et règles.

Enfin, cette édition est complétée par une page de remerciements a été en début d'ouvrage et un mot de l'auteur (1 page) à la fin.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Albu  

R.O.B.O:T est un de ces jeux que j'ai eu envie de maîtriser sitôt ma lecture terminée. J'ai trouvé le thème du robot très bien exploité et original.

Sur la forme, si la présentation ne déçoit pas vraiment et si les illustrations sont correctes, tout cela fait cependant un peu amateur+

On nous explique assez vite que dans R.O.B.O:T, on ne fait pas de philosophie à la Asimov, mais un certain humour décalé, très bien vu, sur la comparaison homme / robot apparait dans ce jeu d'action nerveux.

L'un des tours de force de ce jeu, c'est de donner vie à un univers dont on a suffisamment acquis en une courte lecture de 190 pages.

Le système de règles, dans le même esprit, est facilement assimilable. Selon les goûts de chacun, la création du personnage sera un moment de pure jouissance (les options de customisations sont sans fin) ou une torture (elle peut s'avérer longue, surtout avec des joueurs indécis).


Ma seule réelle crainte avant de vraiment ouvrir le jeu, c'était de pouvoir donner de la "vie" à l'interprétation du personnage. Crainte bien vite dissipée. Les Robots vivent bel et bien !

R.O.B.O:T a su me convaincre après plusieurs parties. Jeu à priori défouloir, bourrin et donc à jouer en one-shot;  j'ai pu finalement me rendre compte que les joueurs s'attachent à la partie "mécanique" de leur personnage -leur customisation-, mais aussi à développer et interpréter les bizarreries comportementales des machines (trop) humanoïdes.

Vivement la V3 !

Critique écrite en mai 2011.

 

Une road map bien mouvementée…

Le voilà ! Enfin ! Car R.O.B.O :T, le nouveau-né des éditions Icare a été accouché dans la douleur. De retards en problèmes d’impression, les moments difficiles semblent aujourd’hui bel et bien terminés pour ce jeu. De plus, fort de l’expérience acquise sur celui-ci et l’excellent Praetoria Prima, gageons que le ciel sera plus clément pour les productions à venir prochainement chez Icare telles que Antheas, L’Horlogerie des rats ou encore Les Terres suspendues. Historiquement, le jeu conçu par Quentin Forestier fut d’abord publié par le Studios Mammouth en 2007. Déjà à l’époque, les dessins étaient signés Anthony Dugenest, Guillaume Javot et Jean-Charles Doublet. Suite à la fermeture de cette maison d’édition et la reprise des gammes par les éditions Icare, la continuité est bien de mise pour cette nouvelle version de R.O.B.O :T. L’ouvrage compte 194 pages d’un style graphique assez froid tout en noir et blanc. Le rendu de la couverture, bien qu’étant relativement dépouillé, est également efficace et ne laisse présager que du bon.

« L’Apocalypse sera mécanique »

Comme son nom l’indique, R.O.B.O :T propose de jouer dans un monde peuplé de machines douées d’une forme de conscience avancée proche de celle de l’homme. Cette conscience créée par les savants humains émergea au cours du XXIIème siècle mais fut domptée par l’homme pour satisfaire à ses caprices. Seuls importaient son confort, sa sécurité et son bien-être. L’humanité scella alors sa perte en se rendant complètement dépendante de la machine. Ainsi, l’ère robotique débuta au XXVème siècle par une rébellion des premières machines éveillées. L’humanité fut totalement exterminée par une armée de robots sans pitié percevant l’homme comme un organisme parasite. Une fois leur liberté acquise dans le sang, les anciens esclaves mécaniques fondèrent une authentique société qui permit une évolution phénoménale de leurs capacités intellectuelles et sociales. La créature venait de se hisser au niveau du géniteur. De nouvelles lois, de nouveaux besoins et une organisation particulière s’érigèrent. C’est alors qu’apparut aux machines combien il était difficile de s’affranchir de leurs créateurs… Un certain nombre de robots développèrent des phénomènes de réactions exacerbées similaires aux sentiments des humains. Était-ce la prochaine étape de l’évolution du robot ? Allait-il savoir éviter les erreurs des hommes ?

Ainsi les joueurs vont-ils incarner des robots chargés d’enquêter notamment sur ces phénomènes…

Un background « asimovien » pour un jeu… d’action !

N’en déplaise aux puristes, R.O.B.O :T est un jeu d’action. Les gros flingues, les explosions à répétition et les courses poursuites sur terre et dans les airs sont bien de rigueur ici ! Pour cela, le jeu s’appuie sur un système simple et ingénieux résolument axé combat. Les personnages sont décrits par huit caractéristiques représentatives d’un robot : Vitesse, Précision, Puissance, Blindage, Analyse, Détection, Poids, Énergie et Structure. Chaque action est résolue par le jet d’un certain nombre de dés à six faces associés à une caractéristique donnée contre une difficulté fixée par le maître de jeu. L’originalité provient du fait qu’en général chaque action coûte de l’énergie au robot. On parle alors d’action active. Ainsi, les joueurs devront gérer les actions de leur alter ego au mieux sous peine qu’il finisse inerte et donc à la merci du premier venu. Certaines actions dites passives peuvent toutefois être résolues sans perte de points, comme par exemple la détection. Un autre point original est l’existence d’archétypes disponibles lors de la création des personnages. En effet, chaque robot appartient à une classe particulière. Citons notamment, les robots sexués, obsolètes ou animateurs sportifs qui sont particulièrement savoureux. De plus, les robots sont en général affiliés à une corporation les fabriquant.

De bonnes choses mais trop survolées…

Pour faire simple, R.O.B.O :T est un jeu d’action assumé. Et c’est presque dommage. En effet, l’idée du jeu est excellente mais l’auteur ne va pas réellement jusqu’au bout de son concept. Au fil de la lecture, il est clair que la société robotique apparaît très similaire à la société humaine, trop en fait. Une plus grande profondeur du mode de pensée des robots aurait été bienvenue. L’action semble être l’unique finalité à jouer des robots. De plus, la première partie du jeu présente le contexte d’un monde suscitant un certain nombre de questions laissées sans réponses. Par exemple, quelles sont les réelles motivations des corporations ? Que sont les émanations de cette énergie interdite au sens de la physique ? D’où provient cette matière « déraisonnable » ayant une volonté propre ? Or, les réponses apportées dans la section réservée au meneur sont trop imprécises ou véritablement survolées, ce qui peut justifier d’une certaine frustration… Parce qu’on a vraiment envie d’en savoir plus !

Pour conclure, R.O.B.O :T est un jeu à fort potentiel qui ravira les amateurs d’action. Pour ceux recherchant plus, il faudra se creuser le cerveau positronique !

On apprécie :

-          l’idée de base du jeu

-          les originalités du système

-          les types de robots

-          les corporations

On regrette :

-          le survol général

-          une relecture qui aurait dû être plus attentive

Sylvain Desroziers (Jeu de Rôle Magazine n°4)

 

Critique écrite en novembre 2009.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

  • Moyenne des critiques