Contenu | Menu | Recherche

Anything that provides an alternative to popular commercial mass media can't be all that bad (Hewitt)

Lost Paths : Ahl-i-Batin & Taftani

.

Références

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre de 128 pages à couverture souple.

Description

Les Ahl-i-Batin, apparus dans le Livre des Ombres, et les Taftâni, apparus dans Sorcerer's Crusade Companion, sont deux factions de Mages du Moyen-Orient. Les deux groupes sont radicalement différents : les Batini sont majoritairement musulmans et exercent une magie subtile, alors que les fiers Taftâni suivent des religions anciennes et exercent une magie flamboyante. Le présent ouvrage présente ces deux groupes, ainsi que les djinns.

Après les pages de titre, de crédits et de sommaire, une introduction présente brièvement les thèmes de l'ouvrage ainsi que son plan détaillé.

Le premier chapitre est consacré aux Ahl-i-Batin, les Subtils. Après un prélude sous forme de nouvelle, et un glossaire, l'histoire de ce groupe est présentée, de ses origines à aujourd'hui, en passant par leur participation à la fondation de l'islam en 610 et celle des Traditions en 1466. La suite du chapitre mêle diverses informations : définition du paradigme, opinions sur les autres mages et êtres surnaturels, organisation, politique, etc. Après cela, plusieurs pages détaillent les pratiques magiques des Batini, leur compréhension des 8 sphères magiques, car l'entropie est en général exclue, et 8 exemples détaillés de routines. Un encadré donne les règles pour l'arcane du niveau 6 à 10, qui est une arme à double tranchant : à haut niveau, le Mage n'existe plus aux yeux ou à la mémoire de personne. Le chapitre présente ensuite le Mont Qaf, repaire perdu des anciens Batini, ainsi que la Toile de la Foi, ce réseau télépathique également disparu. Trois Batini célèbres sont présentés en détail mais sans caractéristiques, suivis d'une liste de plusieurs personnages légendaires au destin méconnu. Le chapitre s'achève par trois exemples complets de personnages présentés sur une page chacun, y compris leur fiche complète : un risque-tout, une étudiante cabaliste et un jeune derviche fanatique.

Le deuxième chapitre est consacré aux Taftâni, les Tisserands. Après un prélude sous forme de nouvelle, et un glossaire, l'histoire de ce groupe est présentée, de ses origines à aujourd'hui, en passant par leur guerre contre les Djinn, aidés par Salomon. La suite du chapitre mêle diverses informations : définition du paradigme, opinions sur les autres mages et êtres surnaturels, (dés)organisation, politique, etc. Après cela, plusieurs pages détaillent les pratiques magiques des Taftâni, leur compréhension des 9 sphères magiques et 10 exemples détaillés de routines. Le chapitre insiste bien sûr sur les relations très conflictuelles avec les djinns, qui n'aiment pas se faire mettre en bouteille. Trois Taftâni célèbres sont ensuite présentés en détail mais sans caractéristiques, suivis de la description de lieux mystérieux : la Cité de Cuivre et Irem aux Hautes Colonnes. Le chapitre s'achève par trois exemples complets de personnages présentés sur une page chacun, y compris leur fiche complète : un seigneur afghan de la guerre, un kahir (adepte de l'entropie) et une américaine convertie pendant la Guerre du Golfe.

Le dernier chapitre est entièrement consacré aux djinns. Quatre pages détaillent l'histoire mouvementée de ces êtres, suivies de la description de leur société et de leurs différents types : shaytateen rebelles aux mages, efriti corrupteurs, aamar humanistes et rajîm rebelles à toute organisation. Les relations avec les autres êtres surnaturels sont ensuite détaillées, surtout avec les Taftâni, spécialisés dans leur asservissement. Les charmes (pouvoirs) accessibles sont listés, et diffèrent parfois de ceux des esprits européens, mais ils sont techniquement identiques. Le chapitre se conclut par des conseils au MJ pour interpréter les Djinn, dont trois exemples complets sont proposés.

Dans cet ouvrage, les Routines des deux premiers chapitres sont présentées suivant le format de Mage, mais également celui de Laws of Ascension pour Mind's Eye Theater (version grandeur-nature du Monde des Ténèbres).

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 12 janvier 2018.

Critiques

Bardamu  

Ayant joué un Taftâni, ce supplément - estampillé "Année du Scarabée"- est une petite mine d'information sur ces mages mystérieux du Moyen-Orient. La partie traitant des Batins est également intéressante pour ceux et celles désirant jouer ces Mages qui faisaient autrefois partie du Conseil des Neuf.

On y trouve aussi les effets d'une Arcane supérieure à 5 et je peux vous dire que c'est terriblement dangereux et handicapant d'avoir de tels niveaux d'Arcane puisque petit à petit vos amis et votre famille vous oublient, les interactions sociales deviennent difficiles et la Tellurie même finit par vous oublier...

La partie traitant des Djinns est assez fun.

Au final, un bon ouvrage.

Critique écrite en juillet 2009.

matreve  

Il y a une ironie un peu glaçante que la série de l'Année du Scarabée (Year of the Scarab), consacrée au monde arabo-musulman revu à la sauce du Monde des Ténèbres, ait été publiée en 2001, et donc écrite peu avant les attentats du 11 septembre.

Pour l'américain moyen, on décrivait alors des contrées et des us et coutumes dont il n'avait jamais entendu parler auparavant. Lost Paths s'inscrit en plein dans ce monde d'avant : on y parle ainsi de l'Afghanistan - fief des Taftâni - sous l'angle des seigneurs de guerre locaux tous droits sortis de Rambo III (celui contre les soviétiques), et sans qu'il soit fait mention des Talibans (et encore moins d'un certain Ben Laden) alors que ceux-ci étaient les dirigeants du pays à ce moment.

Passé ce trouble rétrospectif, le supplément tient globalement ses promesses. La partie sur les Ahl-i-Batin - la plus attendue depuis l'évocation de cette Tradition mystérieuse dans la première édition du Player's Guide - se révèle convaincante. Cette Tradition s'ancre bien dans la culture arabo-musulmane et ouvre une porte entière sur le décor Proche et Moyen-Oriental. La culture du secret et la discrétion des Batini explique leur mise en arrière-plan sans qu'ils soient pour autant des seconds rôles dans la Guerre de l'Ascension. D'un point de vue règles, c'est aussi habilement traduit via une Arcane, dont les niveaux les plus élevés engendrent le risque de disparaître intégralement. Après, comme d'habitude avec White Wolf, on pêche dans la surenchère malheureuse sur certains éléments. D'abord en faisant de nos Mages les mêmes manipulateurs politiques de l'Histoire humaine que les Vampires, au point de faire d'assimiler le prophète Mahomet à une de leurs initiatives... Désolé, mais Mage est un jeu bien plus subtil que pour des révélations hénaurmes de ce type, et en nos temps troublés, on se prend une balle d'AK-47 pour moins que cela. Sans tomber dans l'autocensure, c'est juste que l'idée n'est pas particulièrement heureuse.

La partie sur les Taftâni prend aussi en compte que la civilisation musulmane ne s'arrête pas justement à la péninsule arabique et que l'identité perse en est un énorme contrepoids. Mais bien qu'effleurant cette possibilité, on reste dans les mentalités de l'époque : l'Iran est le Grand Satan et les Taftâni sont des bourrins fanatisés. Dommage, il aurait été possible d'en faire quelque chose de plus réussi en prenant en compte les spécificités de la culture perse, et l'utilisation de la Magye Vulgaire par les Taftâni en les opposant plus habilement avec les Maraudeurs. Idem, les Taftâni sont appelés les Weavers alors que leur mode opératoire est à l'opposé du Weaver. Il y avait peut-être aussi quelque chose à creuser dans cette distinction. Malheureusement, la partie qui est leur est consacrée est bien plus brève que pour les Batini et le traitement qui est fait de cette faction s'avère trop superficiel.

Le supplément se termine sur les Djinns, correctement fait mais à nouveau trop court. Fort heureusement, on échappe à l'écueil White Wolf de nous proposer d'en faire un nouveau type de PJ avec règles inutiles, merits & flaws insipides et n-ième feuille de personnage à l'appui. Ce chapitre fait le job sur la question mais en raison du caractère très lié à la culture arabo-musulmane de ces créatures, on aurait aimé en avoir plus, notamment en puisant plus dans les sources d'inspiration (à commencer par les Contes des Mille et une Nuits).

Lost Paths n'en reste pas moins un supplément très correct et honorable dans la série de l'Année du  Scarabée. On aurait bien aimé qu'il soit plus développé sur les Taftâni et les Djinns mais mieux valait quelque chose de concis bien qu'incomplet que du tartinage verbeux et inutile. Cette concision à la limite du (parfois) trop peu semble d’ailleurs être une règle salutaire que White Wolf s’est imposé dans les suppléments de la 3e édition.

Un ajout donc dans la gamme certes parfaitement optionnel mais pas inutile si le thème moyen-oriental vous interpelle.

Critique écrite en octobre 2015.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

  • Moyenne des critiques