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C'est méchant un Grog

Extreme Vengeance

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Références

  • Gamme : Extreme Vengeance
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Archangel Entertainment
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1997
  • EAN/ISBN : Pas d'ISBN ou non saisi
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 80 pages

Description

Ainsi vous voulez devenir réalisateur ?
Parfait, vous avez le B-A-BA entre les mains. Mais attention, n'est pas John Woo qui veut. Il va falloir potasser p'tit gars !

Le livre s'ouvre sur une présentation "modérée" de ce que l'on peut retrouver dans un bon film d'action de Hong Kong ou d'Hollywood, par l'intermédiaire d'exemples.
L'acte 1 présente les règles de base :
En scène 1, on trouve l'explication de ce qu'est un héros, un méchant, un rôle secondaire, tertiaire, etc., les qualités requises pour être un bon acteur, les "guts", les "coïncidences", la popularité, les différents répertoires, "descriptors" (mentalité) et "designators" (profession).
Dans la scène 2, c'est la mécanique de jeu qui est explicitée avec de nombreux exemples.
La scène 3 "Tools of Vengeance" décrit les armes en quelques catégories - les guns (Walther PPK, Beretta 92F, ...), les big guns (Desert Eagle, M16, ...), les very big guns (M60, Mauser SP66, ...), les friggin' big guns (la gattling Vulcain de Predator par exemple) - et les protections avec le même style de catégories. Attention, n'oubliez pas : quel héros oserait porter des protections ou se cacher ? C'est la porte ouverte à la mauvaise réputation.

L'acte 2 explique la création d'un scénario de film d'action, avec ce qu'il faut faire pour éviter que le public ne s'endorme ou quitte la salle, et les différents thèmes possibles (alien, exploration, guerre, anticipation, med-fan, horreurs, ...)

L'acte 3 donne des conseils pour maîtriser "hollywoodien" et fournit un scénario "original" : un fou est en possession d'une arme affreusement puissante et c'est aux héros de sauver la situation.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Erick N. Bouchard (Baron Samedi)  

Extreme Vengeance a changé à jamais ma vision du jeu de rôles. Ce fut ma grande découverte de l'année 2000! Reçu en cadeau d'anniversaire de mon ami Jici, ce jeu léger et simple ("beer and bretzel") permet d'imiter les films d'action des États-Unis et de Hong Kong sous la lentille d'acteurs visant à acquérir de la popularité.
Invraisemblable, explosif, drôle et d'une aisance incroyable (2 attributs!!! en plus des répertoires cinématographiques), ce jeu constitue un repos rafraîchissant pour l'âme qui permet de jouer un "second degré" à des lustres à la fois du psycho-dramatique intello-chiant et du roulement de dés à outrance.

Extreme Vengeance s'apparente à Feng Shui mais avec nettement moins de pages, de sérieux et de règles. Le système de jeu s'adapte à merveille à tout univers pour le rendre réellement générique (si l'on tient compte de mes petits suppléments maison). Mieux: 5 minutes suffisent pour se familiariser avec les règles. Mon chapeau à l'auteur Tony Lee d'Archangel Entertainment, Extreme Vengeance contient plus d'idées au pouce carré que bien des jeux plus "sérieux". Mon groupe et moi-même y avons joué des mois de temps et le faisons encore à l'occasion.

Idéal pour initier des néophytes au JDR: tout le monde sait comment se déroule un film d'action à l'américaine! Vas-y Arnold, pète-leur les dents!
Achetez-le, vous ne le regrettrez pas!

Mlle Victoire  

Une des belles découvertes du jeu de rôles, qui le réinvente tout en allant dans les clichés les plus usés du cinéma. Apprécié surtout pour la diversité des scénarios possibles, du gros film d'action à explosion, jusqu'au film de série B du genre "Killer Clowns". Interéssant aussi parceque le personnage reste, puisque c'est un acteur qui joue dans différents films, acquérant ainsi de la popularité (je vous suggère fortement de jouer aussi les entrevues d'acteurs après le film: hilarant!).

Enfin, idéal pour un groupe de jeu changeant puisque la plupart des scénarios se joue en une soirée, et que les acteurs n'ont pas besoin d'être dans tous les films.

LS  

Un jour, quelqu'un s'est dit : Les règles doivent se soumettre aux impératifs de la narration, non seulement dans leur utilisation en cours de partie, mais dès leur conception. Mieux, elles doivent l'encourager, afin de faire coller l'action au plus près du thème du jeu.

Et Steve Miller, qui avait entendu, décidé de pousser cette idée jusqu'à ses derniers retranchements, jusqu'à l'obtenir un jeu permettant des actions plus spectaculaires que tout ce qui avait jamais été créé auparavant.

Ô Rôliste égaré, ouïs mon plaidoyer, et lamente-toi sur la disparition injuste de ce jeu.

Et chaque fois qu'un de tes personnages réussira une action improbable et spectaculaire à en faire pâlir de jalousie les frères Wachowski, souviens-toi bien de ceci : Un joueur d'Extreme Vengeance était déjà là avant toi, et a fait mieux.

Lesendar  

Extreme Vengeance... Le titre vous évoque un nanar? Ma foi, vous n'en n'êtes pas loin. Extreme Vengeance a su retranscrire sans la moindre honte, au contraire, l'ambiance des bons gros films hollywoodiens. Vous savez, ces films où les héros sont des mecs bourrés de testostérone. Qu'ils soient de gros macho bien virils ou simplement héros malgré eux (à la façon Die Hard).

Vous l'aurez compris, dans Extreme Vengeance, on est à Hollywood, remarquez, ce qui est bien avec Hollywood, c'est qu'on peut y être et en même temps être dans la jungle, en Russie, en Chine ou même à Paris. L'idée, c'est l'ambiance. Le maître mot de ce jeu, c'est l'ambiance.

Si vous passez à côté d'une table d'Extreme Vengeance et que les joueurs et le MJ sont tous assis calmement, c'est que soit la partie est finie et qu'ils dorment, soit que ce n'est pas la bonne table que vous regardez, que la vraie table a été décalée dans la cave ou une autre pièce obscure parce que les joueurs d'Extreme Vengeance dérangeaient un peu ceux des autres tables... Malgré cet aspect extérieurement "brouillon" ou "bordélique", Extreme Vengeance n'est pas stupide, on ne joue pas à Toon. Les joueurs sont invités à faire en sorte que leurs personnages se dépassent sans cesse, par des actions tellement incroyables que même mon petit frère sait que c'est pas possible de les faire. Mais on reste dans un bon film, un bon gros film d'action. On joue avec les clichés et les codes du genre. On va même jouer avec les caméras et le public. Car oui, Extreme Vengeance prend le parti de dire qu'on est dans un film, que les joueurs doivent rendre leurs actions cinématographiques, faire en sorte que le public ne s'ennuie pas... D'ailleurs, on en vient à se demander si certaines bouses sorties au cinéma ces dernières années n'auraient pas mieux fait de s'inspirer de parties d'Extreme Vengeance, sans doute les films auraient-ils été plus réussis...

Dans Extreme Vengeance, comme l'a dit un bon ami, la difficulté est inversement proportionnelle à la complexité de l'action. Plus votre personnage va tenter quelque chose d'incroyable, plus il a de chances de réussir. Même Wushu ou Feng Shui n'arrivent pas à donner autant de libertés aux joueurs. Même ces jeux pourtant "ouverts" ne sont pas ce qu'est Extreme Vengeance.

Par un système de règles simples et un livre rédigé de façon assez claire, bourré de clichés et de références à ces gros films pour "mecs qui n'en veulent", Extreme Vengeance a tout du jdr qu'on ne peut oublier une fois qu'on l'a essayé.

Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre un 5/5 alors? Tout simplement parce que je n'imagine que très difficilement faire jouer à ce jeu plus de deux-trois parties aux mêmes joueurs. J'aurai peur qu'une certaine "routine" s'installe, que la surenchère soit gratuite. On peut l'éviter, j'en suis certain, mais j'aurai peur de ne pas y arriver...

Critique écrite en janvier 2011.

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