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Cimmeria

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Références

  • Gamme : Conan OGL
  • Sous-gamme : Conan - Deuxième Edition
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Supplément de contexte
  • Editeur : Mongoose Publishing
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 2008
  • EAN/ISBN : 978-1906103583
  • Support : Papier et Electronique
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Document de 136 pages.

Description

La Cimmérie n’a jamais été décrite par Howard, hormis dans un poème dans lequel il évoque une terre sombre et froide au ciel perpétuellement gris, ce qui permet aisément de comprendre l’humeur taciturne de Conan. Certaines nouvelles font également brièvement état du mode de vie des Cimmériens, mais l’auteur s’est aussi basé sur 2 pastiches, même s’il ne les nomme pas : Conan le valeureux de John Maddox Roberts et Conan of Venarium de Harry Turtledov.

Le supplément ouvre directement sur la table des matières, suivie des crédits (1 page chacun), avant le 1er chapitre, Cimmerian Way (18 pages), qui présente les traditions cimmériennes, où l’honneur, les prouesses et la fidélité au clan priment sur le reste, ainsi que la société dans son ensemble (rôle de chacun, mariage, culture, habitat, propriété, commerce et mode de vie). L’aspect religieux est abordé, mais ceux qui s’y intéressent de près sont généralement solitaires.

That Sombre Land (19 pages) traite de l’histoire et de la géographie d’un territoire dont la superficie fait presque cinq fois celle de la France. La Cimmérie est une terre aride, peu fertile et au climat hostile. Il n’existe aucune route et il est facile de s’y perdre en raison du manque de repères. C’est une région rocailleuse et forestière qui connaît des tremblements de terre réguliers et des tempêtes fréquentes, ce qui provoque avalanches, chutes de pierres et glissements de terrain. Les principaux repères géographiques et historiques sont décrits et représentés sur une carte pleine page.

La Cimmerie est définie par ses nombreux clans et Shadows out of Men (45 pages) en détaille 17 selon une présentation identique : lieu géographique, type (sédentaire, nomade, semi-nomade), les alliés et ennemis, les mœurs marquantes, les trésors symbolisant l’unité du clan (une arme d’un ancien héros, par exemple), les caractéristiques du chef de clan et des autres membres importants (généralement le champion et/ou l’oracle du clan), ainsi que sa situation actuelle. Un court générateur de clans d’une page est également fourni.

Les Cimmériens sont avant tout des guerriers et Hunts and Wars like Shadows (8 pages) aborde les différentes stratégies et tactiques de guerre (mur de boucliers), sans oublier les railleries ritualisées qui précèdent les combats. Gods of the Everlasting Mist (7 pages) parle évidemment du panthéon cimmérien, mais aussi de l’importance des ancêtres, des bardes et des oracles, ainsi que des superstitions, des tabous et des interdits (l’équivalent du geis celtique).

Cimmerian Gazetteer (14 pages) offre une liste de PNJ prétirés (barbare de niveau 1, 3, 5, 8, 10 et 15, oracle et barde typiques) et un petit bestiaire qui présente dix nouvelles créatures (3 humanoïdes, 6 animaux, 1 mort-vivant).

Roleplaying in Cimmeria (12 pages) développe divers éléments permettant de jouer un personnage cimmérien, à commencer par la manière de créer un nom à partir du petit glossaire fourni, même si de nombreux exemples sont présentés. Suivent des conseils pour intégrer l’individu au sein d’un clan. Mais à l’instar de Conan, un joueur peut aussi décider de jouer un vagabond qui a rompu tous liens avec sa terre d’origine. Le chapitre se termine par un nouveau talent (Représentation : raillerie) et 4 nouveaux dons.

Games Mastering Cimmeria (6 pages), enfin, s’adresse aux MJ qui souhaitent développer une campagne cimmérienne. Le supplément se clôt par un Index (2 pages) et la licence OGL (1 page).

Cette fiche a été rédigée le 3 novembre 2017.  Dernière mise à jour le 19 janvier 2018.

Critiques

The King  

Très bon supplément, malgré quelques incohérences dont la principale est que 17 clans sont décrits avec leurs affinités ou inimitiés les uns vis-à-vis des autres, mais ils se répartissent sur l’immense territoire de Cimmérie. Donc en gros, on a 17 clans, d’une taille moyenne de 600 membres, qui sont étalés sur une superficie qui représente environ 5 fois la France, ce qui ne donne aucun sens. J’aurais préféré voir un semi-cadre de campagne dans une région précise avec ses mêmes clans qui seraient distants d’environs 2-3 jours de marche maxi (sans oublier que le sol cimmérien est dépourvu de routes et loin d’être un plat pays) parce que, franchement, je vois mal comment des raids ou même des relations peuvent avoir lieu entre deux clans aussi distants.

Un autre petit point critiquable : une sorte de puma des montagnes qui possède 16 DV et qui peut évoluer jusqu’à 48 DV, ce qui me paraît aberrant, vu sa taille pas si énorme.

À part cela, la Cimmérie est décrite avec suffisamment de détails pour avoir une idée globale de la région, mais en laissant aussi assez de marge de manœuvre pour y développer ses propres clans. À ce sujet, le chapitre sur les clans est vraiment une merveille, car à travers l’histoire et les personnalités de chaque clan se dégagent une masse incroyable d’idées de scénario. On y apprend aussi que certains clans n’ont rien à envier à la sauvagerie des Pictes et sont parfois même pires. Un autre clan est voué à l’extinction en raison d’une malédiction qui ne pourra être levée qu’en enquêtant sur le passé sombre d’une certaine famille. Bref, il y a de quoi faire et plus encore et c’est ce que l’on demande à ce genre de suppléments régionaux, ce qui faisait cruellement défaut dans ceux de la 1ère édition, trop arides et trop académiques. On se prend donc à regretter que les autres régions n’aient pas vu le jour sous cette forme.

De plus, on ne trouve quasiment pas la spécialisation spécifique des différents clans que l’on trouve généralement dans les ouvrages de ce type. Bien sûr, l‘habitat et la géographie ont une incidence sur les talents particuliers développés, mais la logique reste maintenue.

Nous avons donc un excellent supplément qui permet de bien cerner les Cimmériens, ce qui n’était pas évident, compte tenu du peu d’informations dont nous a gratifiées Howard. L’auteur ne s’est pas fourvoyé dans la facilité et malgré certains rapprochements évidents, les Cimmériens ne ressemblent absolument pas aux Celtes de l’Antiquité. Mission réussie et la note maxi est logique.

Critique écrite en novembre 2017.

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