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Dans le jdr, il y a plus d'égo que de talent

Brain Soda

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Références

  • Gamme : Brain Soda
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Krysalid Editions
  • Langue : français
  • Date de publication : octobre 2005
  • EAN/ISBN : 2-9525366-0-0
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 138 pages

Description

Le livre de base de Brain Soda, le jeu de l'horreur grasse est divisé en trois grandes parties : "Préambule", "Les coulisses" et "Les rayons du vidéo club".

La première partie, Préambule (5 pages), propose une nouvelle d'introduction dont l'action se passe dans un vidéo club avant d'embrayer sur une explication du jeu de rôles en général et de Brain Soda en particulier.

LES COULISSES (35 pages) décrit les règles du jeu :
- "Chapitre Premier : Choisir le casting" explique sur dix-neuf pages comment créer un personnage, que signifient ses caractéristiques, compétences, avantages et défauts. Il est aussi expliqué les différents types de magie et de pouvoirs, comme la magie noire, la magie blanche, le vaudou et les pouvoirs psis. Ce chapitre se clôt sur une page récapitulative des règles de création des Victimes.
- "Chapitre Second : Résolution des actions" couvre sur deux pages comment effectuer un test standard, un test opposé, et quelques règles particulières comme les réussites et échecs critiques. C'est dans ce chapitre que sont expliqués en profondeurs les points de Director's Cut et le Jet de Tripes qui permet de résister à l'effroi que peut provoquer un type en bleu de travail avec un masque de hockey.
- "Chapitre Troisième : le combat" contient toute les règles attenantes à cette activité sociale sur quatre pages, ainsi que tous les outils du sociopathe avisé, comme la machette par exemple. Sans oublier des règles sur les soins.
- "Chapitre Quatrième : Clichés et Points de Box Office" détaille sur cinq pages les Clichés et fournit les règles pour les utiliser en jeu. Les points de Box Office sont aussi décrits dans ce chapitre : il s'agit de l'équivalent Soda des points d'expérience.
- enfin, le "Chapitre Cinquième: Conseils de maîtrise" donne en six pages des détails sur la manière de mener une partie de Brain Soda dans son ambiance particulière.

LES RAYONS DU VIDEOCLUB (84 pages) propose deux genre cinématographiques, qui pourraient s'appeler "univers" dans d'autres jeux. Chaque Rayon propose des classes de personnages correspondant à l'univers décrit, des grands méchants, et un scénario ainsi que les types de films que l'on peut trouver dans le Rayon, afin de varier les plaisirs. Ainsi, les deux rayons proposés dans Brain Soda sont les Teenage movies (50 pages) qui couvre les films où des adolescents ou jeunes adultes se font massacrer par des tueurs en série, des animaux exotiques ou encore des zombies, et le Kosmokitsch (35 pages) qui couvre tous les nanars de science fiction du film apocalyptique aux invasions extraterrestres en passant par le space-opera turc. Kosmokitsch contient aussi des conseils sur la création d'une galaxie ringarde. Dans le premier rayon se trouve la cassette (scénario) de Muppets of the Dead, mix de "Babes remove their tops and go to the beach" et un Chucky. Dans le deuxième rayon on peut louer le DVD (scénario) de La Planète Sans Retour (Space Nazis Mutazord) où un savant fou se promet de détruire l'humanité.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Staseman  

Le concept de ce jeu est assez fort en lui-même et assez bien expliqué dans le livre. Il faut néammoins connaître un minimum l'univers des films B et Z pour le comprendre. Certaines règles comme l'utilisation des clichés nous sortent agréablement un peu du concept traditionnel du jeu de rôle et font participer tous les joueurs. Les règles poussent de façon générale à une réflexion métacinématographique. Fort amusant.

Seul bémol, le livre contient un certains nombre d'erreurs dont un sommaire erronné et certaines descriptions d'avantages/désavantages auraient été les bienvenues mais on lui pardonne car ceci n'entrave pas la compréhension.

Au final, j'hésitais entre quatre et cinq et ai choisi cinq car l'originalité du jeu balaye largement toutes ses petites imperfections.

Rom1  

BrainSoda vous propose de jouer dans l'univers des séries B et Z, ces navets délicieux que l'on a presque honte d'apprécier tant ils sont mauvais.

L'on y incarne des personnages emblématiques dans différents genres (il y en a deux décrits dans le livre) : par exemple la bimbo décérébrée ou le capitaine de l'équipe de foot dans un slasher à base d'adolescents, ou le capitaine intrépide mais con dans un univers de space-opéra turc.

Le postulat de départ est que les scénarios sont incohérents et mal écrits, les personnages de mauvais acteurs et l'univers franchement factice : et tout cela pour assurer une ambiance qui se lâche autour de la table ! Le but ici est de s'amuser en parodiant (ou imitant fidèlement, la nuance est faible) les pires clichés des nanars que diffuse M6 en seconde partie de soirée : héroïne hurlant, héros se jetant dans la gueule du loup malgré les avertissements, méchants caricaturaux expliquant leur plan avant de mourir, etc.

La lecture du livre est savoureuse, les auteurs ayant une connaissance encyclopédique du genre qu'ils traitent (on ne sait si on doit les admirer ou avoir pitié d'eux...) et un sens de l'humour acéré. Les clins d'oeil, blagues et private jokes rôlistiques fusent et on rigole parfois tout seul en lisant son BrainSoda.

Les règles sont au diapason, simples mais pensées pour l'univers : les clichés, les points de box-office ou de Director's Cut sont autant d'ingrédients pour simuler au mieux le déroulement d'un bon gros Z des familles.

MAIS la grande question est alors : drôle à lire, BrainSoda est-il aussi drôle à jouer ? Les jeux comiques sont en effet souvent plus amusant à la lecture qu'en jeu... Une partie en convention a eu vite fait de faire s'envoler mes doutes : l'ambiance décontractée et les règles citées plus haut s'avèrent parfaites pour que tout le monde autour de la table se lâche et contribue au délire : ainsi le MJ n'est plus le seul à devoir apporter l'humour, chacun y contribue et les crises de rire se succèdent sans s'arrêter.

Bref, BrainSoda est un jeu dont la lecture autant que les parties vous envoient une décharge d'endorphine dans le cerveau à coup sûr. Voilà qui mérite bien la note maximale, le but du jeu de rôle étant avant tout de s'amuser, non ?

Stojil  

Un concentré de vrai n'importe quoi complètement jouable. Alors qu'on assiste à une déferlante de jeux français "dark and corrupt", il est rafraichissant de constater que les bonnes idées continuent de naître en nos contrées.

Evidemment, il y a des prérequis. Aimer la dérision, l'ironie, le cynisme... et avoir gardé un esprit potache. Certes, ce n'est pas un jeu vraiment jouable en campagne, car en naîtrait, je pense, une certaine lassitude, mais venant à peine d'en finir la lecture, je jubile déjà à l'idée de le faire partager. C'est un jeu pour se lâcher, décompresser, mettre en points de suspension des jeux plus "sérieux". J'attends de faire la première partie pour me rendre compte si c'est jouable, mais mes doutes ne sont que de principe.

On se retient de ne pas rire bêtement en le lisant, il ne me reste plus qu'à réussir à faire passer, ne serait-ce qu'un peu, le "message" du jeu pour être sûr de passer un très bon moment.

zeedai  

Ce jeu est excellent, mangez-en ! ! !

Pourquoi est-il excellent ? Parce que :
1. Il est plein d'humour, et il y assez de jeux sérieux comme cela. En plus, cet humour est un véritable moteur du jeu. On est clairement là pour s'éclater autour d'une table !
2. Il est très bien écrit ! Tellement bien écrit qu'on éclate de rire à plusieurs reprises (c'est idéal pour passer pour un crétin quand on le lit dans un lieu plublic !).
3. Le thème est très original et les règles sont parfaitement construite pour traduire l'ambiance des nanars.
4. Cette édition constitue une véritable évolution par rapport à la version amateur. La partie teen-movie a été repensée et offre davantage de possibilités. Il est ainsi plus facile de varier les plaisirs, entre slasher à la Vendredi 13, film de zombies à la Romero, film animalier, film avec des démons, des vampires, des fantômes ou encore des tomates tueuses venues de l'espace. Ainsi ceux qui craignent une certaine lassitude me semblent dans l'erreur. Cela fait des années que j'y joue et les parties sont toujours très variées (en tout cas nettement plus que celles d'un Cthulhu ou d'un porte-monstre-trésor !).
5. Les possibilités de jeu sont considérablement enrichies par "l'univers" kosmokitsch. Cela ouvre la voie à d'autres thèmes comme les péplums cinecita et les nanars Conan-like. En fait, comme le dit à juste titre l'auteur, Brain Soda permet maintenant (encore plus qu'avant) de jouer n'importe quel type de film ringard.
6. L'inspiration est facile à trouver. Il suffit de se remémorer tous ces films vus sur M6, RTL9, Canal+ ou TF6 pour mettre sur pied une partie. De plus, l'ouvrage fournit tous les outils nécessaires à une création rapide des PNJ.
7. Et en plus c'est pas cher !
8. Mais le vrai plus pour moi, c'est l'inter-action qui existe entre les joueurs. Grâce à plusieurs mécanismes du jeu, tout le monde participe à la dynamique de la partie.

Même en cherchant bien, j'ai du mal à trouver des critiques. C'est vrai que la table des matières est erronée, mais ce n'est pas grave car, en bon neuneu de base, je tourne les pages jusqu'à trouver ce que je cherche. C'est également vrai qu'il fait référence à un univers bien particulier, mais nous avons tous quelques connaissances dans le nanar (nous en sommes tout de même abreuvés !). Il existe de plus d'excellents sites sur le sujet (nanarland.com vaut le détour par exemple !). Le seul reproche que j'oserai formuler est que le livre est trop court, mais là c'est parce que j'adore !

Non, ce jeu est excellent alors mangez-en !

Kyorou  

"Vous reprendrez peut-être de ce sorbet à la cervelle, mon cher Glurk ?"

Bien que je n'aime pas en général critiquer un livre de base, et donc un jeu, je ferai une exception pour BS car :
1. On me l'a demandé, il y a déjà un petit temps, en plus...
2. J'ai écrit des choses pour.
3. Brain Soda est un jeu à part.

Les deux premiers points ne demandent pas d'explications, le troisième si : Brain Soda réussit ce que pas mal d'autres jeux ont planté : rendre l'ambiance des films d'horreur de série B et Z ; initialement : depuis, le catalogue s'est étoffé... Et ça, ce n'est pas rien...

Brain Soda vous plonge dès les premières minutes de lecture dans les tripes en latex, les trépanations sous la douche et les monstres mal foutus qui bondissent soudainement dans le champ de la caméra, le tout servi par une érudition certaine et un humour pétillant, soit, en clair, "j'aime bien".

Malgré son côté humoristique, Brain Soda est tout à fait jouable, même s'il demande des joueurs et un Meujeuh relativement matures et nanareux de préférence... On n'est pas là pour décharger sa frustration adolescentesque et ses flingues sur des monstres presque sans défense, mais pour prendre des douches en pleine nuit dans le manoir maudit.

Le système tourne, c'est tout ce qu'on lui demande, et ne nécessite pas de super-calculateur pour les jets d'initiative. Donc, bien.

L'édition pro reprend l'essentiel de la version amateur en ajoutant quelques concepts nouveaux, notamment les "rayons" qui sont très bien vus, des illustrations fun - aaah, David Bauwens, ses zombies m'avaient manqué - et le longtemps attendu Kosmokitsch. Ca fait toujours plaisir.

Un seul petit regret : le livre n'est pas d'une solidité titanesque. Il conviendra, en particulier, de protéger la couverture des liquides et des frottements.

Au final, une pièce de choix. "Je ne devrais pas, Bnorgg. Mais je crois que je vais me laisser faire."

Antoine 'capi-chou' Van Vooren  

J'ai eu la chance de découvrir Brain Soda en version amateur, et j'ai totalement accroché au jeu. Ajoutons à cela le fait que j'aime apporter mon soutien aux petites productions, les nombreux mails dont j'ai inondé l'auteur pour avoir des films de référence et le plaisir d'avoir un beau bouquin plutôt qu'un tas de feuilles imprimées, et j'avais toutes les raisons nécessaires pour acheter Brain Soda. Et je ne le regrette pas.

Côté forme, je suis déçu. La couverture n'est vraiment pas solide et le bouquin s'abime très vite. A l'intérieur, la maquette fait très amateur. Trop. Pas évident de s'y retrouver, et l'étalement d'une collection de puces n'aide franchement pas. Puis les illustrations sont parfois mal détourées, pixellisent ou sont floues. Mais globalement, elles sont pas mal du tout. Du moins pour les dessins. Je suis moins convaincu par l'utilisation de photos, qui tranchent trop (je trouve) avec le reste.

Côté fond, c'est tout bon. La section "Les coulisses" a, me semble-t-il, peu changé entre la version amateur et la version pro. Ce n'est absolument pas un mal. Ca tournait bien avant, pas de raison de changer, n'est-ce pas ? La partie "Vidéoclub" est excellente, indispensable même à ceux qui connaissent mal l'univers des films B et Z. De nombreuses idées de scenarios, des clins d'oeil hilarants, des références à gogo à des films tous plus nuls les uns que les autres. Les deux scenarios qui concluent l'ouvrage permettent de se lancer directement dans une partie totalement débile.

Mais à quoi ressemble donc une partie de Brain Soda ? A un grand n'importe quoi. J'ai fait jouer "Muppets of the dead" (le scenario teenage movie fourni), ce fut une réussite. Les archétypes aident à rentrer facilement dans son personnage, et c'est d'autant mieux si c'est stéréotypé. On a passé toute la séance à rire, j'en avais mal aux zygomatiques !

Globalement ? Pour le prix d'un supplément de gros jeu, vous disposerez d'un jeu complet, sans background compliqué, sans règles tordues, mais pour lequel il est possible d'inventer des centaines de scenarios sans difficulté. Et plus ceux-ci sont stupides, mieux c'est. Le jeu parfait pour une petite partie hilarante de temps à autre. Le jeu aurait peut-être juste plus de mal à passer avec des joueurs n'ayant aucune référence dans le domaine.

4 dés, parce que la maquette m'a vraiment déçu.

olivier  

Pour moi, Brain Soda est le jeu de l'année. Extrêmement drôle à jouer comme à lire, il fournit immédiatement des centaines d'histoires possibles et tous les moyens pour les mettre en scène... Et non seulement cela, mais sous tous les formats possibles !

Vous avez une heure à tuer ? Pas de problème : "La faim justifie les moignons" est pour vous. Plutôt une petite soirée ? Le scénario du livre de base vous fera 4-5 heures de jeu sans difficulté. Une campagne ? La série des jeudi 12 vous ouvre les bras... Non seulement le jeu favorise l'improvisation et la créativité des joueurs, mais des dizaines d'excellents scénarios vous attendent sur le site des auteurs si vous manquez par hasard d'inspiration.

Pourtant, il y a quelques problèmes. Rien de grave, mais il est dommage que le jeu de carte présent dans la version amateur se fasse attendre. Certaines "classes de perso" des slashers movies sont également absentes de la version pro alors qu'on les trouvait dans la version amateur.

Pourquoi cela serait-il un problème ? Parce que l'excellent système permettait de choisir intuitivement n'importe lequel des archétypes des films de série Z ou des mauvais B puis de les bricoler à sa sauce. 5 minutes montre en main. La version pro est beaucoup plus large question rayon vidéo, permettant même de jouer d'infâmes space opera turcs, mais a délaissé l'exhaustivité de la série Z de type slasher, qui est tout de même le fond de commerce de base.

Ce n'est pas dramatique, mais comme seules certaines "classes de perso" ont droit à certains avantages, il faut surveiller ces fripons de joueurs ou leur expliquer quoi choisir (Goodies et Baddies) ce qui paradoxalement rallonge beaucoup la création de perso : je lis, je réfléchis, je négocie avec le MJ, il m'interdit, je rechoisis... Et on se met rapidement à passer un temps fou là où tout était réglé en 2 coups de cuillères à chaudron...

Mon conseil : acheter la version pro - il faut soutenir les auteurs pour leur excellent travail - et se procurer la version amateur qui traine ici et là sur le net, ne serait-ce que pour les cartes clichés.

genome-x  

Brain Soda ! Une longue histoire d'amour bien gore... Je pratique ce jeu dans sa version "amateur" depuis le début, et c'est un jeu aussi kitsch que génial qui a occupé de longues heures mes tables de meneur.

Alors pourquoi un petit 3 ? Honnêtement je trouve que cette version pro est largement moins pro que la version "amateur" justement ! La maquette, les illustrations, les suppléments et la tonne de scénars électroniques, tout cela fait cruellement défaut et manque d'âme. Willy, l'auteur génial, n'a pas dû avoir les mains libres.

Alors reste quand même un excellent jeu, hilarant, gore, pipi-caca, parodique, extrêmement jouissif, aux possibilités sans cesses renouvelées. Ras-le-bol de bouffer du 3.5 académique ? Brain Soda, loin d'être simpliste, divertit sans complexe en vous faisant incarner tous les clichés du cinéma gore ultra z.

Le système de cartes d'événements est une idée loufoque et lumineuse. Testez-le avec le vieux-de-la-vieille-du-jeu-de-rôle qui sort sa science à longueur de partie, et vous le verrez sous un nouveau clair de lune, souriant et bavant...

Conseil : prenez la version pro pour soutenir l'auteur, et foncez télécharger la version du maître avec tous les suppléments, vous ne le regretterez pas. L'autre coup de génie avec "Patient 13" et "Wushu" !

Stephane 'Docteur Fox' Renard  

Il faut commencer par dire que j'ai lu Brain Soda d'un trait sans pouvoir décrocher et en riant sous cape d'un bout à l'autre. Je ne sais pas si l'auteur a vu tous les films qu'il prétend évoquer ou s'il a fait appel à une armée de visualisateurs de navet, mais la prouesse à elle seule mérite un chapeau bas.

Brain Soda fait partie de ces jeux qui donnent envie de jouer tout de suite. C'est ce que j'ai fait (le temps de trouver des joueurs) et je ne l'ai pas regretté. Attention toutefois à bien choisir des joueurs qui ont envie de se défouler, pas de jouer sérieux en sauvant leur personnage à tout prix.

Traité avec beaucoup d'humour et de second degré, Brain Soda comporte aussi de très bonnes intuitions pour jouer des personnages bien cons comme on en voit dans les films d'horreur (du style je vais me prendre une douche dans une vieille salle de bains désaffectée de la maison hantée, ou je descends seul à la cave).

La gestion des points de Box Office permet de gérer la célébrité de l'acteur qu'est censé incarner le joueur grâce à l'utilisation de clichés du film B ou Z, mais aussi de récompenser les joueurs qui sont allés jusqu'au bout de la bêtise de leurs persos. C'est important de bien le préciser aux joueurs dès le départ : mourir atrocement peut être le début d'une longue carrière !

Toutefois le parti pris de jouer plutôt des personnages de films immergés dans leurs histoires sans que ce soit vraiment des acteurs mais en leur attribuant tout de même des points de Box Office qui leur permettent de rejouer dans un autre film ou de modifier le scénario rend l'histoire un peu confuse. Il aurait fallu se décider pour un parti pris "acteurs" (comme dans Hong Kong Action Theater) et dans ce cas introduire plus de règles dans ce sens, ou pour un parti pris personnages immergés malgré eux dans les histoires.

Quoiqu'il en soit, beaucoup de ces idées sont très bonnes et je n'hésiterai pas à y piocher allègrement dès que je ferai jouer un scénario de série Z. J'apprécie également les deux synopsis de scénarios même si je n'ai pas l'impression d'avoir tous les éléments pour les mettre en oeuvre de la façon la plus fun. Manifestement le fun d'une partie de Brain Soda repose plus sur le délire collectif et coopératif que sur des ressorts de scénario subtils. Pur roleplay en perspective... L'expérience le prouve.

Critique écrite en février 2010.

Lord_Paladin  

Qu'on se le tienne pour dit, cet étrange OVNI (retenu au plus haut des cieux par ce qu'il convient d'appeler une corde à linge bien visible sur le drap étoilé qui sert d'espace) n'est certainement pas pour les gens sérieux, mais bien pour les amateurs de nanards et autres mauvais métrages en tout genre.

Moi même plongé dans cet étrange univers plein de latex et de sauce tomate depuis quelques années ; j'ai pu retrouver avec une joie non dissimulée, la vieille odeur de cellophane grattée pour les effets spéciaux de lasers et les maquettes en pâte à modeler animées image par image. Car avec sa virtuosité accoutumée, ce bon vieux Willy Favre a réussi à capter toutes les effluves de bimbos et d'adolescents, de peur mal jouée et de steak au rabais destiné aux effets gore qui font le charme des pires métrages italiens, philippins ou même... turcs.

Bon, soyons sérieux deux minutes : le système vaut ce qu'il vaut, comprendre qu'il n'est certes pas de la meilleure facture mais il est très léger ce qui lui permet de s'effacer facilement pour laisser la place à l'action, plus d'action, et encore un morceau de tripes de zombies pour vous mon bon monsieur. Le bouquin en lui même est très bien écrit, bien illustré et propose surtout une immense palette d'idées prêtes à l'emploi, de scénarios et d'archétypes vraiment jouissifs.

Le principal avantage de Brain soda repose cependant dans la facilité d'écrire un scénario, en effet qu'importe que ce dernier soit trop linéaire ou n'ait aucun sens puisqu'il s'agit justement de pasticher des films qui n'ont pas non plus cherché leurs idées chez Victor Hugo. Enfin, le suivi sur le site est assez bien assuré ce qui est mine de rien un gros plus.

En bref, bonne déconnade et scénario rapide en perspective pour meubler les temps morts des soirées rôlistiques.


Critique écrite en novembre 2011.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

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