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Dans le jdr, il y a plus d'égo que de talent

Dompteur de Volcans (Le)

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Références

  • Gamme : Maléfices
  • Sous-gamme : Maléfices - 1ère édition
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Scénario / Campagne
  • Editeur : Descartes Editeur
  • Langue : français
  • Date de publication : janvier 1986
  • EAN/ISBN : 2-904783-38-5
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

  • Livret de 56 pages en bichromie à couverture souple
  • poster au format A3 en encart.

Description

Ce livret débute par une courte introduction contenant le traditionnel éditorial et les crédits (1 page), puis continue par l'histoire du fakir Birman (2 pages) et une nouvelle lugubre d'Ambrose Bierce (4 pages), toutes deux sans rapport avec le scénario. Ce dernier est divisé en deux parties.

La première partie (17 pages) amène les personnages à enquêter sur la disparition puis la mort d'une femme étrange et l'agression d'un des membres du club Pythagore. Ils rencontreront un voyant extralucide nain et une comtesse, puis après un passage dans un restaurant gitan ils finiront dans un parc d'attractions scientifiques, risquant une mort originale.

La seconde partie (14 pages) se déroule en Auvergne, et inclut un spectacle de cirque où une petite fille va disparaître. En cherchant dans un village par un temps épouvantable, ils trouveront des indices pour se rendre sur un plateau montagneux difficilement accessible et empêcher un sacrifice. Il ne leur restera plus qu'à combattre un savant disposant d'un équipement futuriste pour l'empêcher de réveiller les volcans d'Auvergne.

Le livret comprend ensuite de nombreux dessins illustrant des scènes du scénario dont notamment une petite bande dessinée sur deux pages dans la seconde partie. En fin d’ouvrage on trouvera donc deux doubles pages figurant des scènes de l'histoire, puis une autre illustration pleine page, avant de se terminer par seize annexes (13 pages) à distribuer aux joueurs, dont notamment des courriers, des coupures de journaux, une charade ou les dessins de certains mécanismes présents dans le scénario.

Le poster représente une affiche promotionnelle du cirque Romanoff en couleurs.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 23 août 2019.

Critiques

Hachman  

Encore une histoire qui vaut le détour. Elle présente comme certains autres scénarios de Maléfices une certaine linéarité, mais ce n'est pas réellement un problème tant l'action est au rendez-vous. Le MJ peut se régaler avec nombre de PNJ colorés et exotiques (ben oui, c'est exotique l'Auvergne...).

Royjok  

Voilà une nouvelle aventure prometteuse : un fakir, des voyants, un Jardin des Plantes rempli de suicidés, une secte, un troupe de cirque, un scientifique, des volcans, la fin du monde (ou presque), des personnages atypiques, etc.

Oui, rien que ça et la liste n'est pas exhaustive...

Cette nouvelle histoire pour Maléfices est divisée en deux parties (et donc deux grosses séances de jeu).

La première est une enquête très linéaire, avec, pour les joueurs, une impression de multiples pistes et rebondissements (mais en fait, tout s'enchaîne sans qu'ils n'aient aucun véritable choix). Les personnages et intrigues se mettent doucement en place... Tous les personnages rencontrés sont notables ou excentriques, tous les événements sont mémorables. Une très bonne première partie durant laquelle les joueurs avancent lentement mais avec grand plaisir (pendant que le maître de jeu n'improvise rien et doit trouver son bonheur dans l'interprétation des pnj et la description des scènes).

Et puis, tout se met en place pour que la deuxième partie s'élance (elle démarre d'ailleurs plutôt au restaurant qu'au départ du train vers la province). Pression, action, immédiateté et importance de chaque décision : une deuxième partie qui se déroule sur les chapeaux de roue. Et c'est d'autant plus délectable pour les joueurs que cette seconde partie contraste avec le rythme tranquille de la première. Tout s'emballe et la mort est bien trop souvent possible...

Une aventure fort linéaire (comme trop souvent dans Maléfices) mais au goût incroyable d'exotisme alors que, finalement, arpenter les rues habituelles de Paris et affronter le mauvais temps de l'Auvergne ne devrait vraiment pas l'être. Une enquête bien construite et qui va au-delà des relations habituelles entre les pnj et donc conseillée pour faire plaisir à ses joueurs.

Critique écrite en décembre 2014.

matreve  

5ème recueil de scénario publié dans la gamme Maléfices, Le Dompteur de Volcan s’inscrit normalement dans un exercice éprouvé qui aura fait jusqu’ici, et souvent à juste titre, la qualité et la réputation du jeu.

Dès l’éditorial signé par l’ineffable Michel Gaudo, on sent qu’on rentre dans un exercice désormais éprouvé où le taulier prend un plaisir gourmand à se mettre en avant. Ce style, on l’aime ou on ne l’aime pas mais on pourra convenir au moins d’une chose, c’est qu’il manque dramatiquement de recul, pour ne pas dire d’humilité. Or le Dompteur de Volcan aurait été du même acabit que certains scénarios précédents, on pourrait encore une fois lui pardonner. Mais c’est ici d’une toute autre affaire dont il s’agit…

Premier élément qui interpelle : les aides de jeu. Le taulier nous déclare avoir écouté son lectorat qui plébiscite les belles aides de jeu. On trouvera dans le Dompteur de Volcan toujours le même cahier en annexe qui permette de distribuer aux joueurs des indices fabriqués avec une belle finition. Mais cerise sur le gâteau avec cet opus, Michel Gaudo nous vante comme ajout la magnifique affiche en couleur du Cirque Roumanoff, preuve de son attention aux demandes formulées par ses fans. Euh… M’enfin ???!!!!??? Qu’est-ce qu’on se fiche de cette affiche comme élément intervenant dans le scénario ????

Je me sers de cet exemple, certes anecdotique, pour souligner à quel point ce supplément est à côté de la plaque, et l’auteur plus encore, manfestement pris dans une crise d’ego de plus en plus hypertrophié. Ce scénario concentre le pire de ce qu’on peut trouver dans Maléfices (une intrigue dirigiste, un style d’écriture lassant à force d’être boursouflé) sans en proposer une once du meilleur.

Car le Dompteur de Volcan est mauvais. Vraiment. Cela commence avec une intrigue policière bébête et vraiment bateau pour partir à la poursuite d’une secte aux visées maléfiques et terminer dans un délire de science fiction grand guignolesque. Mais où Michel Gaudo est-il allé chercher tout ça ?

La partie la plus originale, celle se déroulant en Auvergne, n’exploite quasiment pas le cadre géographique et se déroule simplement là-bas à cause des volcans. Vu la pauvreté du dénouement, vous n’aurez pas de mal pour modifier celui-ci et le transposer n’importe où ailleurs. Du gâchis, acccentué par une BD ridicule et un cahier d’illustrations d’ambiance à la fin encore plus risible. Un naufrage intégral…

Les membres du Club Pythagore ne manqueront donc rien de majeur à zapper cet épisode sans aucun intérêt à part celui de lire l’humeur du moment du taulier.

Critique écrite en septembre 2016.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

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