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Peur et Ignorance !

Manuel de l’Equipement (Le)

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Références

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre de 304 pages à couverture rigide.

Description

Cet ouvrage est, comme son nom l'indique, un catalogue d'équipement couvrant la période des années 20 et 30, classé en plusieurs rubriques. Il contient aussi des informations contextuelles sur objets présentés, mais rien en rapport avec le Mythe. Comme presque tous les livres de la gamme, chaque chapitre débute par une photo double page. Il n'est illustré que par de nombreuses photos, illustrations ou extraits de publications d'époque.

Après la page de titre, celle de crédit, celle de sommaire et une illustration pleine page, une préface (1 page) présente rapidement le contenu de l'ouvrage. Puis Partie 1 : Le monde de l’entre-deux-guerres (10 pages) expose le contexte des années 20, prospères et marquées par le développement économique, et celui des années 30, caractérisées par le chômage et la crise financière. Il donne également des informations sur les unités de mesure, l'argent et les taux de change, et surtout sur les salaires avec une page d'exemples, ainsi que sur les types de points de vente : drugstores, développement des grandes enseignes et de la vente par correspondance.

La Partie 2 : S’équiper au quotidien (74 pages) débute par un catalogue de vêtements, féminins puis masculins, qui occupe presque la moitié de ce chapitre. Les accessoires comme les chapeaux, les chaussures, les montres, les bijoux et le parfum font partie du lot, de même que les vêtements de travail. Suivent le matériel pour l'hygiène et les fournitures médicales, et l'équipement de la maison, avec articles divers, mais aussi produits d'entretien, linge, matériel de cuisine, de décoration, meubles, appareils ménagers, et papeterie. La fin de cette partie est consacrée à l'outillage, puis aux disques, postes radios, appareils photos et caméra, ainsi qu'aux produits alimentaires.

La Partie 3 : S’équiper pour l’aventure (14 pages) contient du matériel plus spécifique, en commençant par celui de camping (lampe portable, couteau multifonctions, sac de couchage, tente...). Vient ensuite l'équipement adapté aux expéditions dans le froid (anorak, luge, crampons d'escalade, chien de traineau...) ou sous l'eau avec les scaphandres.

La Partie 4 : Les véhicules (166 pages) est occupée pour moitié par les automobiles, avec quatre pages présentant leur histoire, avant un catalogue de plus de 150 voitures, en commançant par les américaines mais ne laissant pas en reste les européennes. Chacune est décrite, avec ses données techniques, sa période de commercialisation et la plupart du temps un historique. Une quarantaine de camions suivent au même format, ainsi que presque 70 motos. La fin du transport terrestre est occupé par les remorques, essentiellement des caravanes, ainsi que par des informations sur les bicyclettes. Les différents types de bateaux (à voile, pliant, hors-bord, vedette, etc), sont ensuite abordées, avec quelques exemples, avant les avions. Outre des informations générales sur les voyages aériens, cette section comprend une liste des aéroports ou aérodromes américains, ainsi qu'un catalogue d'une quarantaine d'avions. Dans tout le chapitre, des encadrés traitent de véhicules particuliers, comme les autogyres ou les aéroglisseurs. Quelques pages couvrent les pièces détachées pour les véhicules, avant que ne soient abordés les moyens de locomotion animale qui clôturent le chapitre.

La dernière partie (26 pages) est consacrée à l'équipement militaire : celui du soldat américain, mais surtout des catalogues de véhicules de combat, essentiellement des tanks, et d'avions de chasse, d'observation ou bombardiers.

L'ouvrage se termine par un index (4 pages) et des publicités pour les produits de la gamme (5 pages).

Cette fiche a été rédigée le 23 avril 2014.  Dernière mise à jour le 17 septembre 2014.

Critiques

The King  

D’abord, je tiens à dire que j’achète peu de suppléments de la gamme Cthulhu et me concentre donc essentiellement sur ceux qui peuvent m’être utiles de manière récurrente.

Je trouve que les informations contenues dans ce manuel auraient pu être intégrées au manuel de l’investigateur, tout au moins une partie. Dans l’optique pure du jeu, ce supplément n’a aucune utilité. Je n’ai pas noté le nombre de véhicules présentés (la fiche indique plus de 150 voitures et 70 motos), mais je doute que tous les modèles seront un jour utilisés. La même chose s’applique aux avions et aux tenues vestimentaires (chaussures et chapeaux compris). C’est donc un catalogue pur et dur.

Par contre, ce manuel est un véritable outil d’informations quasi-exhaustives sur cette période de l’entre-deux-guerres. Mais s’il est utilisé en ce sens, il recèle tout de même 2 gros défauts : il n’y a aucune bibliographie si l’on souhaite poursuivre sa recherche (soif ?) de connaissances, ce qui est vraiment dommageable, un peu comme si celui qui dispense ce savoir voulait être l’expert absolu en la matière. Je ne demande pas une liste à la Gurps (systématique dans tous les ouvrages), mais même les suppléments de contexte de Chaosium dressent une petite bibliographie fort utile (guide sur la Nouvelle-Orléans, l’Australie, l’Égypte, etc.).

D’autre part, s’il existe des listes récapitulatives pour les vêtements et l’équipement standard (d’aventurier et/ou d’investigateur), il n’y a rien de tel pour les véhicules qui représentent le gros morceau de l’ouvrage. Des tableaux en fin de supplément récapitulant brièvement les principales caractéristiques des véhicules utiles pour le jeu auraient été plus que bienvenus, parce que sans aucune synthèse, les joueurs risquent de passer des heures à se trouver un véhicule et les MJ à en retenir les caractéristiques.

C’est d’autant plus dommage que tout y est ou presque, avec des encadrés sur les diverses inventions utiles ou farfelues en liens avec les véhicules. En effet, je m’interrogeais par exemple sur certains points relativement obscurs, comme la chaîne du froid dans l’alimentation durant les années 20. Le manuel y répond. La taille et la durée des piles des torches ? Également. Idem pour les appareils photos et les caméras. Le nombre d’erreurs typographiques est très limité, preuve du sérieux de la conception, et la présentation de l’intérieure des pages de couverture, de type papier peint, est tout à fait dans le ton.

Nous avons donc ouvert à un ouvrage qui a donc indéniablement son utilité quelque part, mais dont la présentation globale reste très perfectible (une marge réduite aurait donné une pagination réduite, les fonds de page en gris sombre sont difficiles à lire par rapport à un blanc naturel ou cassé). Les illustrations d’époque sont de qualité et toujours à propos, mais les légendes font souvent défaut. Enfin, si les grands constructeurs bénéficient d’un descriptif de quelques lignes (dans la marge), il est vraiment très court par rapport à l’espace disponible et d’autres fabricants sont complètement oubliés alors qu’il y a largement la place, toujours dans ces grandes marges (qui font 6 cm de largeur sur le côté extérieur, soit près de 30% de la largeur de la page !)

Si je suis si exigeant, c’est qu’à 36 euros, ce supplément est cher compte tenu des plus grands services qu’il aurait pu rendre. Je ne regrette pas mon achat, car il y a tout de même beaucoup d’infos regroupées en un seul livre et je pense qu’il me sera utile à la longue.

Critique écrite en août 2015.

 

Un nouveau catalogue vient alourdir un peu plus encore les étagères des fanatiques de l’Appel de Cthulhu. Il est consacré à l’équipement usuel du parfait petit investigateur de la première moitié du siècle dernier…

Tant qu’un filon d’or n’est pas tari, il faut continuer à l’exploiter. C’est ce que doivent se dire l’auteur, Romuald Calvayrac, et l’éditeur de ce nouveau volume de l’impressionnante collection de la sixième édition de l’Appel de Cthulhu. Le Manuel de l’Equipement de l’entre-deux-guerres se présente sous la forme d’un gros catalogue de 304 pages supposé répondre aux attentes des investigateurs et des gardiens les plus pointilleux et les plus matérialistes. Ne vous est-il jamais arrivé, attablé à l’occasion d’une séance de l’AdC, de vous demander si tel ou tel objet avait déjà été inventé ou s’il était courant d’en trouver dans les petits commerces de l’époque ? A moi bien. Mais je pensais naïvement que les précédents suppléments Au cœur des années 20 et le Manuel de l’Investigateur  suffisaient à répondre à la grande majorité des questions relatives à l’équipement idoine.

Bien entendu, entre les années 20 et la Seconde Guerre mondiale, le monde a continué sa course folle et de nouvelles inventions ont vu le jour, mais le crash boursier de 1929 a contribué à freiner quelque peu la marche en avant de la civilisation et de l’industrialisation. L’ouvrage regorge – comme on en a l’habitude désormais dans cette gamme – d’informations historiques qui feront le bonheur des puristes, susciteront la curiosité des uns et laisseront les autres indifférents. On saura ainsi qu’un pharmacien gagnait en moyenne 13.750$ par an durant les années 20 et les années 30, alors qu’un ouvrier devait se contenter de 1.000$ seulement. Le chapitre sur l’habillement nous donnera des informations pointues sur la mode de ces années-là et peut-être vous prendra-t-il l’envie de jouer à la poupée avec votre investigateur.  Le chapitre sur la lingerie féminine rappellera aux plus anciens d’entre nous les catalogues de vente par correspondance de notre enfance…

Un prix pour toute chose

On reviendra les pieds sur terre avec le chapitre consacré aux soins médicaux ou à l’équipement du parfait aventurier en territoire hostile, ce qui constitue une bonne part de l’ouvrage, mais on ne peut s’empêcher de penser que connaître le prix d’un ruban de tissu pour machine à coudre ou la différence entre les différents chapeaux à la mode dans la belle société occidentale n’a que peu d’intérêt pour ceux qui consacrent leur vie à la traque des sectateurs les plus cruels et à empêcher les monstres glauques et visqueux de réduire l’humanité en esclavage. Les investigateurs seront-ils saisis par la peur de la ruine ou souffriront-ils de la folie mercantile ? Pour autant, on ne peut qu’être séduit par la profusion de détails et d’anecdotes sur la vie durant la période concernée et se laisser porter par les illustrations d’époque – qu’il s’agisse de photographies ou d’extraits de magazines – le travail abattu est considérable. Savoir que l’on dispose désormais d’un prix pour tout devrait rassurer certains gardiens des arcanes – et peut-être ennuyer les investigateurs qui comptaient sur le fait que  les achats usuels n’étaient jamais décomptés de ses économies.

On ne peut donc pas dire que l’ouvrage soit absolument nécessaire à une bonne pratique de l’Appel de Cthulhu. Mais il constitue un manuel précieux pour ceux qui veulent plus de réalisme autour de leur table. Pour rappel, s’il prend un jour l’envie aux éditions Sans Détour de produire un catalogue de l’équipement des années 2000, conservez vos dépliants publicitaires dès à présent. Cela vous évitera de devoir délier encore une fois les cordons de votre bourse plus tard.

Chronique de Genseric Delpâture publiée dans le Maraudeur n°13. 

Critique écrite en octobre 2014.

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Mots des auteurs

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