Sur un navire, la règle impose au capitaine de tenir un journal de bord. Le Grog ne fait pas exception et, au cours de ses maintes années d'existence, pas une semaine n'a débuté sans qu'une entrée soit ajoutée au journal. Pas par le capitaine, il n'y en a pas à bord du Grog, mais par l'un des administrateurs, de quart à ce moment là. Tranches de vie d'un site web...
Hebdo du 9 février 2026Le jeu de rôle, comme n’importe quel art, parle-t-il aussi de la société dans laquelle il naît ? On dirait un sujet de philo pour le bac, mais c’est surtout la question que je me pose en regardant les jeux validés cette semaine. Et force est de constater que l’image qu’ils renvoient au vu de ceux-ci n’est guère très optimiste. Cela fait en effet quelques temps que les genres de la dystopie et de la dark fantasy occupent bien l’imaginaire ludique. Et l’échantillon de cette semaine en témoigne : Les Ombres d’Esteren avec le second volet de Dearg, ses Aides de Jeu, son Coffret et son Dé 10 collectors. Au milieu d’une telle collection, Eberron Forge of the Artificer ferait presque office de décor joyeux. Comme si à travers ces jeux nous exprimions notre désir d’affronter nos peurs et nos angoisses. L’on créerait alors des mondes sombres, cauchemardesques, pour se battre contre eux… à défaut de se battre contre celui qui nous entoure. Mais si notre monde n’avait pas tant besoin d’affrontements que d’espoir ? Un peu de couleurs et de légèreté qui donnent envie d’aller vers quelque chose de mieux plutôt que de tenter de sauver un monde qui se délite. C’est peut-être pour ça que Donjons & Chatons et sa Boîte de Découverte ont eu autant de succès. C’est peut-être aussi des suppléments légers comme la cité balnéaire de Myza-Myza qui lui donnent ce ton. Je ne sais pas si le jeu de rôle parle effectivement de nos cauchemars et de nos peurs. Mais si c’est le cas, il serait peut-être temps de rêver.
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