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L'imagination n'est fertile que lorsqu'elle est futile (V. Nabokov)

Chrome Berets (The)

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Références

  • Gamme : Cyberpunk
  • Sous-gamme : Cyberpunk 2020
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Scénario / Campagne
  • Editeur : Atlas Games
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1992
  • EAN/ISBN : 1-887801-37-5
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 96 pages.

Description

Cette aventure permet à des PJ d'intervenir dans un conflit dit de "basse intensité" à Malaga. Envoyés là bas en tant que conseillers militaires pour supporter le gouvernement local, les joueurs devront faire preuve de stratégie pour s'en sortir puisqu'il leur arrivera d'avoir la charge de plusieurs milliers de PNJ. La menace de mutinerie ou de rébellion ne sera jamais loin aussi ils devront être des leaders inspirés. De plus, une guerre ne se gagne pas que sur les champs de bataille. Il leur faudra faire des alliances, développer leur renseignement, etc.

Un appendice final Killed or be killed propose un système de combat à grande échelle gérant les unités, le moral, le terrain, l'artillerie, et quelques véhicules supplémentaires.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 26 mars 2013.

Critiques

Coredump  

La guerre... On n'y avait pas eu encore droit. Quoi de plus chouette comme zone de combat qu'une bonne vieille jungle avec la possibilité d'utiliser tout type d'armement sans se faire piquer par les flics ? Voilà un scénario qui s'auto-qualifie de "stratégique". Je le qualifierai plutôt de "brutal". Une mise en situation, un cadre de conflit, et hop... emballez c'est pesé, voilà un scénario volumineux qui conviendrait mieux à un wargame qu'à un jdr. Les auteurs ne s'en dédisent pas, ils qualifient eux-mêmeleur scénario de "jdr militaire". S'en suit quelques règles pour gérer des conflits à grande échelle (approvisionnement, support, mouvements, affrontement de troupes...). A réserver à ceux qui veulent VRAIMENT ce genre de choses dans leur campagne cyberpunk. Des nostalgiques de RECON peut être ?

Tant qu'ils y sont, ils trouveront un complément de bonheur dans Maximum Metal. Une fois de plus, Atlas Games reste égal à elle-même dans la médiocrité pour sa production Cyberpunk.

Le Borg Cornu  

Le concept était ambitieux, le résultat un fiasco presque total. Les descriptions des îles Malagay et de Calbaros City sont indigentes et plantent le décor d'une république de pacotille. Les règles de combat de masse marchent sur une jambe et toutes les statistiques fournies pour les unités sont ingérables à moins de transformer cette campagne en wargame et de virer tous les bugs qui parasitent ce supplément (10 ans de boulot).

Quand j'ai joué cette campagne, elle a vite tourné au désintérêt général de la part de toute l'équipe. Mon conseil: Pour pouvoir jouer Chrome Berets, il faut reprendre le tout à l'échelle d'un squad composé des PJs et tisser un réseau d'intrigues entre les différents groupuscules présentés de sortes à faire plusieurs petits scénars ayant la guerre pour toile de fond. C'est un travail colossal que je n'aie absolument pas envie de faire.

The King  

Si vous avez aimé Jagged Alliance 2, il y a de fortes chances pour que vous adoriez The Chrome Berets qui permet ni plus ni moins de jouer une campagne similaire, à la différence que les PJ travailleront pour le gouvernement, même si rien ne les empêche par la suite de soutenir la révolution s’ils ne trouvent pas à leur goût le panier de crabes dans lequel ils se sont fourrés.

Les PJ sont engagés par une corpo pour servir de conseillers militaires au gouvernement qu’elle soutient, qui n’est autre qu’une dictature corrompue qui doit affronter une forte insurrection de tendance communiste (mais c’est plus compliqué que cela, car certains leaders ont rejoint le mouvement par dépit, en raison de l’incompétence du gouvernement actuel ou pour des raisons qui leur sont propres).

Il faut donc gérer les égos des officiers, trouver des solutions pour mater la guérilla, satisfaire aux désidératas des uns et des autres, donner des ordres à des officiers planqués, empêcher les attentats dans la capitale, gérer les exactions, trouver des moyens pour obtenir le soutien du peuple, mener des attaques, défendre des points stratégiques, gérer la corruption ambiante et faire attention aux coups d’État ou encore à d’éventuelles négociations de paix imposées par la CEE qui mettraient un terme à leur contrat, mais qu’ils ne peuvent refuser sous peine de sanctions économiques.

Il y a même un sosie de Deidranna qui dirige une milice de fous furieux et d’escadrons de la mort et qui est prête à s’approprier le pouvoir en cas de décès de son président de mari.

Il s’agit donc d’une véritable campagne free form, où seules sont définies les forces disponibles de part et d’autre et les différentes zones de cette île riquiqui d’env. 300 km². C’est d’ailleurs l’un des seuls défauts de cette campagne : il n’y a qu’une seule ville, la capitale, et de nombreux villages. Les points stratégiques sont réduits à la portion congrue (une centrale électrique, un aéroport) et il faudra se référer à Arulco pour ajouter des mines de production, des usines, etc.

Tous les rôles sont jouables, car les PJ n’auront pas forcément à combattre en première ligne. Ils devront avoir des talents d’organisateurs, de diplomates et de stratèges. Ayant accès au budget de l’armée, ils pourront augmenter les effectifs, acheter du matériel, soudoyer des officiers, et même essayer de détourner une partie des fonds sur leurs comptes perso (en évitant de se faire prendre).

J’aurais bien pu mettre la note maximale tellement cette campagne offre de possibilités de roleplay qui diffèrent des scénarios habituels, surtout que la diversité des rôles peut permettre à chacun de s’exprimer. Cependant, les informations à disposition du MJ ne sont pas exhaustives et il faudra une préparation assez conséquente pour bien maitriser son sujet, tellement il y a de quoi faire, et des pages supplémentaires n’auraient pas été en trop. Je rejoins ici le commentaire du Borg Cornu, même si je suis plus enthousiaste au final, étant un grand fan des jeux de stratégie et de JA2 en particulier.

En ce qui concerne la simulation des combats de masse, je trouve les règles bien trop complexes pour des parties de jeu de rôle, tous les rôlistes n’étant pas wargameurs. De plus, elles requièrent des comptes d’apothicaire pour comptabiliser les recrues, dépenses et achat d’armes et munitions, de carburants, etc. Même les wargames qui gèrent ces détails sont prévus avec des aides de jeu correspondantes qui font défaut ici.

Au final, je dirais que c’est un bon cadre de campagne militaire, mais 1) il faut aimer, 2) le MJ aura beaucoup de boulot pour la préparer et la mener à bien et 3) les règles de guerre sont assez simulationnistes, donc lourdes et typiques de cette époque et mériteraient une révision. Perso, ce setting me plait beaucoup, mais une grande partie devrait être gérée par ordinateur ou simplifiée pour rester jouable.

Critique écrite en octobre 2021.

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