Contenu | Menu | Recherche

Un nom qui claque au vent de la destruction comme un étendard funeste

Chromatopsie

.

Références

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 32 pages couleur.

Description

Chromatopsie est un scénario prévu pour 4 joueurs, prenant pour cadre une localité au nord de Salem (Massachusetts). Les PJ sont des membres d'une agence de détectives dirigée par l'un d'eux. Ils sont contactés par une résidente d'Ogha Point qui souhaite une enquête sur un problème touchant les habitants. Ceux-ci sont affectés depuis quelque temps par un trouble de la vision qui leur fait ne plus voir correctement les couleurs, une forme de daltonisme appelée Chromatopsie.

Les autorités sanitaires de l'état sont venues s'en rendre compte sur place, mais ont finalement conclu à un dérangement physique sans conséquences. Cela ne satisfait pas Mrs. Alistair qui demande un complément à l'agence. Les agents de celle-ci se rendront donc sur place pour faire leur propre estimation.

Le texte propose les descriptions des PJ, avec les secrets qu'ils dissimulent, l'explication de ce qui affecte les habitants, et les descriptions des principaux lieux et résidents de la localité, l'interaction entre les PJ et ces derniers amenant le développement de l'histoire

Le livre s'ouvre sur les crédits, un plan de la région situant la localité, le sommaire et le pitch du scénario (4 pages pour le tout).

Une présentation de l'histoire et les descriptions des personnages, puis de leurs secrets, occupent 5 pages, après une illustration double page. Pour la Meneuse (2 pages) vient ensuite exposer le secret de l'histoire pour celle-ci, avec quelques conseils pour la faire avancer. Suivent les descriptions de la ville d'une dizaine de lieux importants de l'histoire (10 pages), de quelques antagonistes (1 page) et de la base des événements (1 page). Enfin arrivent les 4 fiches des PJ de l'histoire, chacune comportant un descriptif de l'historique et des relations avec ses collègues, son secret et les données techniques nécessaires. Le livret se termine avec 3 pages proposant une illustration pleine page avec le logo "Eyes Only", une image liée au secret de l'histoire et une publicité pour les productions de l'autrice.

La version électronique est proposée avec une quinzaine de fichiers d'images et plans à montrer aux joueurs.

Cette fiche a été rédigée le 6 septembre 2022.  Dernière mise à jour le 28 novembre 2022.

Critiques

Etienne C  

Derrière une belle écriture, derrière une bonne illustration générale, bonne mise en page accessible et pratique il y a surtout l'ambiance qui vient.

En tant que Maitresse du Verbe (MJ) la tâche est facilitée par les secrets de chaque personnage. Je n'ai pas lu la partie secrète j'ai laissé les joueuses s'amuser avec et tout s’est révélé petit à petit ! Je me suis trouvé embarqué dans un ensemble d’histoires tragiques et romantiques qui nous a tenus jusqu’au bout de la nuit.

Bravo à ceux qui ont rédigé tout cela.

Critique écrite en septembre 2022.

fanfan_jdr  

Un scénario génial, bien écrit et accessible, même aux débutants.

L'autrice nous transmet parfaitement les informations nécessaires afin d'organiser une partie mémorable, avec des prétirés intéressants, des conseils de jeu et de mise en ambiance pertinents et même quelques tables aléatoires pour ajouter un peu de sel à la séance.

La trame générale du scénario permettra aux joueuses de s'immerger avec leurs personnages dans une histoire tragique et fantastique qui laissera, à coup sûr, des souvenirs impérissables.

J'ajoute des félicitations au graphiste qui a fait un travail colossal sur les illustrations et la maquette pour rendre un livre magnifique tout en permettant une lecture fluide et agréable.

En conclusion, un "must-have" pour tous les fans d'horreur immersive.

Critique écrite en novembre 2022.

de Portago  

J'ai découvert l'autrice de Chromatopsie via un actual play au long cours se déroulant principalement dans les Contrées du rêve. Et la qualité de son interprétation, l'intensité funèbre de sa campagne m'avaient interpellé. "À suivre" donc. Et j'ai, depuis, suivi son activité rôlistique.
Jusqu'à la récente publication de Chromatopsie. Un scénario très bien écrit, avec une maquette claire et immersive qui stimule l'imagination. J'avais toutefois un "problème", ou plutôt une appréhension, à savoir mes joueurs habituels davantage portés sur le pulp échevelé ("Et là, Falco nous suggère d'utiliser la dynamite !") que sur l'horreur rampante et l'introspection des personnages. Et pourtant, ça a fonctionné au-delà de mes attentes ! Les joueurs se sont coulés naturellement dans les personnages pré-tirés au riche background, et ont fait tourner les rouages du scénario. Une mécanique bien huilée.
Un scénario pour débutants ? Je n'en suis pas sûr. Comme le rappelle l'autrice dans l'avant-propos, c'est un scénario non-linéaire qui met l'accent sur le roleplay à travers des thèmes difficiles tels que le deuil, la folie, les secrets qui sourdent. Il est donc exigeant et nécessite que le MJ prenne le temps de poser l'ambiance (dans le style des films de la Hammer : pluie, écharpes de brume, autochtones taiseux, etc.) et apporte un grand soin aux détails. Mais la visite d'Ogha Point - bourgade où se déroule l'histoire - vaut le détour, et ajoute un point sur la carte de la Nouvelle-Angleterre lovecraftienne.

Critique écrite en novembre 2022.

Dr DANDY  

Je vais faire un aveu : je n'aime pas l'horreur lovecraftienne.

Tout d'abord parce que je trouve que le thème est éculé dans le milieu rôliste et que les scénario de l'Appel de Cthulhu n'ont jamais, selon moi, réussi à reproduire l'ambiance des nouvelles d'HPL.

Et pourtant... J'ai découvert Linou il y a peu et j'avais apprécié sa chaine de jeux de rôle. Ayant envie d'en savoir plus j'ai acheté l'ouvrage et l'ai dévoré en une poignée d'heures.

Au moment où j'écris ces lignes je viens d'achever la maîtrise du scénario et les joueurs se joignent à moi pour dire que le contenu est excellent !

Sur le fond on retrouve ici un scénario vu et revu, la petite enquête dans une bourgade de Nouvelle Angleterre qui va faire basculer les personnages dans la folie. Mais ici, l'autrice y ajoute un ingrédient excellent : les évènements vont impacter la vie personnelle des personnages joueurs.

L'horreur prend du coup une tournure spécifique et chaque personnage réagira différemment.
A ce sujet les prétirés sont très bons :
à la fois un peu cliché dans leur côté "spécialisés" mais cohérents et surtout marqués par des regrets ou des actions passées qui pèsent lourd dans la balance.

Le scénario est en mode bac à sable mais, pour les meneurs débutants, il peut très bien être joué de façon orientée pour plus de simplicité.

Le seul reproche que l'on peut faire est une référence trop appuyée sur l'historique d'une licence bien connue des amateurs de l'AdC.
Risque de spoil pour ceux qui ont déjà les codes.

Le côté technique est très léger et j'ai fait jouer avec un autre système que l'Appel de Cthulhu sans problème.


Parlons du contenu :
En très peu de pages l'autrice nous pose une ambiance et des personnages bien typés qui font le sel d'un bon scénario.
Saluons au passage le travail d'illustrations et maquette de Cédric qui rend l'ensemble immersif,
avec la bonne idée de mettre le contenu à disposition afin d'être directement utilisé par les meneurs.

En mode pinaillage je reprocherais trop de redite sur les prétirés avec le même texte les concernant au début et à la fin de l'ouvrage.
Un souci qui m'ai apparu très vite durant la préparation (et même durant la partie) : il y a vraiment peu de personnages non joueurs. Pour tout dire on a un peu l'impression d'un jeu vidéo avec le personnage sur un site avec qui échanger. Un MJ expérimenté peut facilement combler cet aspect mais il fortement recommandé d'avoir une poignée de figures en réserve au moment du jeu.

En résumé : un excellent scénario très immersif et bourré de bonnes idées sur la forme et le fond qui nécessitera tout de même un peu de préparation côté meneur et un groupe de joueurs prêts à s'investir dans l'interprétation de leurs personnages.

Critique écrite en novembre 2022.

Armoyse  

Chromatopsie est un scénario que je recommande vivement pour toute personne, qu’elle soit débutante ou confirmée dans le jeu de rôle, pour son accessibilité, son écriture et sa rapidité à mettre en place. Moi et mes joueur-euse-s avont beaucoup apprécié y jouer le temps de deux séances de trois-quatre heures.

L’ayant masterisé, je vais surtout m’exprimer du côté MJ. D’abord, la mise en page et l’écriture font qu’on a accès rapidement et facilement aux infos essentielles pour mener la partie. Cette ossature légère du scénario m’a permis d’ajouter et d’improviser des éléments pour agrémenter la narration (théories occultes ou scientifiques / PNJs / effets horrifiques). De fait, l’aventure est tout à fait personnalisable dans le ton et l’approche que l’on souhaite, que ce soit plus d’action, plus d’horreur, plus de roleplay ou plus d’interaction sociale. Malgré sa prise en main facile, l’intrigue n’en est pas moins profonde et complexe, notamment par la thématique centrale abordée.

Bref, l’enrobage est malléable à souhait. Le temps de préparation ne demande finalement que peu d’investissement pour peu qu’on se débrouille bien en improvisation. Deux heures de lecture et c’est parti ! Ce qui est très pratique quand on a peu de temps à consacrer à la lecture, j’en viens même à regretter que la plupart des scénarios commercialisés n’aient pas cette fluidité.

Pour les joueur-euse-s, le sentiment de liberté était palpable par la structure non-linéaire du scénario. Le postulat de base est simple, iels ont été engagés pour faire un rapport sur l’étrange phénomène frappant les habitants d’Ogha Point, leur voiture les dépose dans le village, puis à elleux de décider de la marche à suivre et au MJ de s’adapter (même si on peut leur semer quelques jets de dés pour apporter quelques rebondissements opportuns à certaines scènes).

Iels se sont assez facilement appropriés les caractères des différents persos, et les relations entre elleux sont bien ficelées ce qui permet d’avoir rapidement une dynamique de groupe qui se créée (et aussi du drama au fur et à mesure des investigations :D). Enfin, nous nous sommes laissés emporter par les mystères d’Ogha Point. Mais depuis la fin de cette aventure, j’ai comme la sensation que cette ville m’appelle encore. Ogha Point a une aura propre à ces petits villages de Nouvelle-Angleterre décrit par Lovecraft, on a l’impression d’en avoir égratigné que la surface d’un mystère plus profond et plus sombre.

En espérant pouvoir bientôt y retourner,

Greetings from Ogha Point

Critique écrite en décembre 2022.

Zadok  

Chromatopsie est une très bonne enquête lovecraftienne et restera un excellent souvenir de joueur. J'ai eu la chance de découvrir ce scénario à la table de l'autrice elle-même et cette partie a été une véritable révélation. Linou MajorZero est une meneuse très attachée à l'immersion durant ses séances et ce livre vous donnera des indications très utiles si vous souhaitez maîtriser vos parties de la même manière.

L'histoire consiste en un mini bac-à-sable horrifique qui vous tiendra en haleine le temps d'une soirée ou deux (prévoyez de 5 à 6 heures de jeu). En une trentaine de pages seulement, vous disposerez d'un matériel complet, de personnages pré-tirés à secrets dont les joueurs n'auront qu'à se saisir pour construire une histoire riche en émotions et en rebondissements, de conseils de maîtrise pratiques et même de quelques tables aléatoires pour pimenter le tout. En outre, Linou MajorZero recommande quelques musiques d'ambiance et les différentes aides de jeu sont disponibles sur son Itch.io.

Le livre en lui-même est bien écrit, illustré et maquetté. Le travail de Cédric Chaillol est remarquable et l'ouvrage est un vrai plaisir à feuilleter. La mise en page est très claire et les informations sont faciles à retrouver au cours de la partie.

En bref, Chromatopsie est une franche réussite. J'ai eu l'occasion de faire jouer l'enquête deux fois et les différents participants ont tous apprécié l'expérience. Toutefois, il est important d'arriver à trouver des joueurs matures sur certains sujets et qui seront prêts à s'investir véritablement dans la peau de leur personnage pour tirer tout le potentiel de ce scénario. J'ai hâte de découvrir les prochaines productions de Linou MajorZero !

Critique écrite en septembre 2023.

Guliver  

Devant l'avalanche de notes positives, je ne pouvais qu'être motivé par un tel scénario ! J'ai eu la chance d'être joueur puis Gardien, donc de tester les deux pans de Chromatopsie. Qu'en est-il donc ?

Et bien c'est un scénario sympathique, très bien maquetté/illustré, avec une histoire rudimentaire mais qui marche fort bien pour une petite soirée. Par contre, je ne suis pas tout à fait convaincu d'avoir trouvé le Saint Graal. Il y a trop d'incohérences, trop d'approximations et, étrangement, trop de remplissage pour un scénario qui demande autant de travail au Gardien pour combler ce qui manque.

L'histoire, sans rien spoiler d'important, est assez simple mais fonctionne. Elle est dans la veine de ce que l'on fait pour l'Appel de Cthulhu mais elle a le bon goût de ne pas faire appel aux cultistes, ce qui est un poncif agaçant que l'on retrouve dans 95% des scénarios. C'est un vrai point fort. En fait, fondamentalement, à part une mention à Arkham, il n'y a rien que relie vraiment Chromatopsie à Cthulhu, ce qui fait qu'on peut facilement l'adapter à n'importe quel univers, même non contemporain. Il faut compter une petite session de 3 à 5 heures pour en venir à bout (et encore, des joueurs qui ont le nez creux peuvent trouver la cause de la chromatopsie en une heure à peine, tant l'endroit où elle est cachée est évident).

Le but de ce scénario est de sonder les thèmes de la mort et du deuil. Cela peut très bien fonctionner si les joueurs et le Gardien se sont mis d'accord et que l'on met l'accent sur le roleplay, pas sur l'histoire ni sur l'action. Dans l'autre cas, le scénario est plat mais offre quand même un déroulé satisfaisant pour une petite soirée de jeu. Dans tous les cas, les joueurs apprécient et c'est mérité.

Enfin, je le répète, la maquette est très agréable et les illustrations donnent une bonne vision du jeu.

Maintenant, les points un peu moins positifs.

Il manque au livret/PDF de nombreuses informations nécessaires au Gardien : aucune feuille de personnage non-joueur chiffrée, pas plus que les caractéristiques des monstres par exemple. Là, déjà, il y a du boulot pour préparer la séance. C'est très dommageable car les feuilles des PJs, elles, sont répétées trois fois (p 10-11, p12-13 et p28-31) ! Autant de pages inutiles qui auraient dû contenir des informations sur les PNJs ou sur le scénario. Car oui, il manque pas mal de choses ici aussi. L'auteur nous demande de combler les trous nous même, ce que je trouve d'une paresse folle. On fait par exemple mention d'un commissariat (p18, absent sur la carte de la ville), mais charge au Gardien de créer les PNJs et la dynamique de la police.

La ville, parlons-en. Elle ne fait aucun sens. La carte (p17) montre 12 édifices et il est fait mention d'une toute petite ville côtière. Et pourtant, ses habitants n'arrivent pas à se reconnaître entre eux (voir les indices du magasin général). Sans compter que dans le cas qui nous intéresse, on parle d'un visage hyper connu, pas d'un quidam. La clinique a aussi accueilli des dizaines de personnes atteintes de maladies diverses, naturelles mais toutes incurables, ce qui équivaut au quart de la population estimée quand même. En fait, ce qu'il manque, c'est une description d'Ogha Point, avec données chiffrées (mêmes imprécises) du nombre d'habitants, de sa richesse, de ses personnages célèbres et de ses infrastructures (on mentionne un commissariat et une clinique, mais pas d'école ou de journal par exemple).

Ces manques et ces imprécisions, venus du fait que l'auteur laisse le Gardien combler les trous, se répercute aussi sur le sujet du jeu. La chromatopsie... l'idée est très très bonne, les racines médico-occultes marchent super bien (un mélange pas forcément évident mais qui est très bien amené ici) et les effets en jeu sont bien dans le ton lovecraftien. Mais dans les détails, ça commence à pécher. Déjà, la population voit tout en rouge et gris (p19,20...), sauf que le gris n'est pas une couleur naturelle produite par les photons dans notre oeil, c'est juste un contraste entre du blanc et du noir. Donc pour voir du gris, il faut voir le blanc et le noir. Sauf que le blanc et le noir demandent de voir toutes les autres couleurs du spectre électromagnétique. Bon, ça c'est un détail subtil, mais il y en a d'autres qui mettent plus à mal encore l'histoire. La chromatopsie s'attrape après plusieurs jours sur place (p14), sauf que les PJ vont l'attraper en quelques heures. Mais si c'est le cas, alors certains des médecins et policiers venus enquêter sur place les mois précédents auraient aussi dû l'attraper. C'est une grosse ficelle scénaristique qui a du mal à passer. Pire encore, quel est le rayon d'action de ce qui cause la chromatopsie ? Est-ce que les effets s'estompent en sortant de ce rayon ? Sont-ils plus forts plus près, comme c'est supposément le cas (p25) ? On rappelle qu'il y a des marins pêcheurs dans ce village qui partent loin sur la mer en chalutier, il y a eu des visites de l'extérieur, sans doutes des gens d'Ogha Point qui sont partis du village pour visiter des amis. Qu'en est-il pour eux ? Bref, ce sont les plus gros points sur lesquels le Gardien va devoir broder seul.

En définitive, Chromatopsie est un scénario vraiment pas mal, visuellement joli dans la forme mais pas tout à fait mature dans le fond. En aussi peu de pages, certains scénarios de Mortal Coils (pour rester dans l'Appel de Cthulhu années 1920-1930) font beaucoup mieux, tant au niveau des thèmes traités que de l'implication des PJs, tout en offrant tout ce qu'il faut au Gardien pour jouer rapidement.

Critique écrite en décembre 2023.

Guillaume hatt  

Chromatopsie  est vite lu et bien lu. Je l'ai lu dans sa version papier, (1.2), au format A4 collé en couleurs. Très pro grâce à la compétence de Cédric Chaillot, bravo ! De ce point de vue, c'est pour moi un sans-faute.

Parlons du contenu maintenant. L'approche avec les pré-tirés est bien pensée et bien faite. Chacun des personnages a ses secrets qui vont se dévoiler auprès des autres et engendrer des frictions ou du drama, selon. :) Ce qui est le but recherché, et ce qui s'adapte très bien dans un oneshot, où les tensions entre personnages permettent l'émotion pour les joueurs.

Le ressort du scénario est intéressant et est bien utilisé pour l'histoire et la mise en abîme des personnages ainsi que les interactions avec les créatures de derrière le voile ! Bon, il faudra que le Meneur se prépare à répondre aux questions et aux remarques des joueurs sur ce phénomène, sur le pourquoi ou le comment et l'étendue de cette Chromatopsie au-delà (ou non) de la ville (les policiers et scientifiques qui sont venus étudier le pbs…. Ils sont atteints ? Non ? Pourquoi ? Guéris ? …)

Les commentaires et conseils au Meneur sont de bon aloi et permettent de bien se mettre dans la perspective de jeu.

Le premier bémol je trouve c'est qu'il y a un peu de répétition dans les formulations et dans les conseils. Cela ne me semble pas nécessaire et cela augmente un peu trop artificiellement l'épaisseur du livret je trouve, ce qui fait que j'ai ressenti une certaine déception par rapport au manque de matière. J'aurais préféré avoir plus d'éléments d'interaction, de mise en scènes etc…

Le deuxième bémol c'est la ville. Une vraie carte et une description plus aboutie auraient été nécessaires, pour s'assurer de l'immersion des personnages, d'autant que certains y sont connus, qu'il faut bien pouvoir alimenter cette clinique et expliquer le manoir de la veuve qui embauche les investigateurs.

Il n'en reste pas moins que c'est un oneshot parfait pour des conventions ou un weekend entre amis ! Merci à Linou MajorZéro.

Critique écrite en janvier 2024.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

Mots des auteurs

Aucun mot d'auteur sur cet ouvrage pour le moment.

Critiques

  • Moyenne des critiques