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Excellence is the minimum standard acceptable

Drame de la Rue des Récollets (Le)

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Références

  • Gamme : Maléfices
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Scénario / Campagne
  • Editeur : Descartes Editeur
  • Langue : français
  • Date de publication : janvier 1985
  • ISBN : 2-904783-20-2
  • Support : Papier et Electronique
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livret de 24 pages à couverture souple en bichromie et un carnet non relié d'illustration en noir et blanc de 16 pages.

Description

Ce premier supplément pour Maléfices présente la particularité d'être accompagné d'un cahier non relié de seize pages contenant des illustrations à montrer aux joueurs lors de la partie.

Il débute, après une page présentant le contenu, par une nouvelle (2pages) : "Le vampire déconcerté", sans aucun rapport avec le scénario.

Vient ensuite une explication sur ce qu'est le club Pythagore réel, celui des supporters du jeu et non celui auquel appartiennent les personnages, ainsi que sur le moyen de s'y inscrire (1 page).

Quelques anecdotes sur Versailles (4 pages), où se déroulera le scénario, précédent la page de garde d'un journal imaginaire de l'époque (1 page).

Le scénario lui-même (13 pages) est scindé en deux grandes parties. La première expose les faits qui se dérouleront du point de vue des personnages. Ils seront invités par un sociétaire du club Pythagore qui leur demandera de rester quelques jours chez lui afin de savoir si sa maison est hantée, ce que pense sa femme. Y sont décrits les événements qui vont arriver et les renseignements que pourront trouver les personnages en enquêtant. A la fin de cette partie, l'auteur propose au lecteur de deviner la vérité sans lire la suite.

La seconde partie débute par l'explication complète de la situation et des événements qui ont eu lieu jusque là. Elle se poursuit par une séance de spiritisme et ce qui va se passer, en fonction des actions des personnages, à la fin de cette aventure. Une petite section récapitule les données du scénario (chronologie, liste des personnages et leurs caractéristiques) pour finir.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Hachman  

Voilà exactement le genre de scénario idéal pour faire débuter des joueurs dans le JdR ; un poil directif mais pas trop, simple mais pas tant que cela et assez court pour être facilement joué en une fois.

L'ayant fait rejouer récemment, j'y réussi ce soir là un coup de Maître, en interrompant d'une manière assez brutale et hurlante une scéance de spiritisme prise très au sérieux par les joueurs... Mon épouse poussa un hurlement, se fit griffer au bras par la deuxième joueuse, tandis que le troisième joueur, pourtant un vieux routard, en laissait tomber ses dés. Quand au chat, qui dormait paisiblement, il effectua un bond dépassant les 2 m et disparut pour le reste de la soirée.

C'est vrai quoi, je tue rarement mes joueurs mais j'adore les terroriser.

Mario Heimburger  

Bref à la lecture, sans doute assez bref à jouer, ce scénario méritait bien une critique. Le drame de la rue des récollets inaugurait une série de scénarios pour ce jeu très à part qu'est Maléfices. Il était décidé qu'on s'approcherait plus de l'intrigue de roman que des ficelles habituelles d'un scénario, et cela implique que tous les participants jouent le même jeu et aient bien compris que le but d'une partie de Maléfices est de recréer une ambiance et de conter une histoire (eh oui, déjà !) et non de faire briller son personnage et d'amasser des points d'expérience.

Le scénario à proprement parler ne dépasse pas les 8 pages. Le reste de l'ouvrage est consacré à une nouvelle certes amusante, mais décorélée du jeu au point d'en devenir anecdotique. Puis, après une page de présentation du véritable Club Pythagore (l'association fondée pour soutenir et enrichir le jeu), Michel Gaudo nous narre quelques historiettes semi-fantastiques sur la ville de Versailles (on retrouve là l'intérêt pour ce qu'il est convenu d'appeler la "petite histoire" et qui fonde quasiment l'esprit Maléfices). Sans être révolutionnaire, ce passage est bien agréable, relativement inutile donc indispensable.

Ce qui transparaît ici c'est aussi le fait que ce numéro 1 était un numéro de rôdage dont le contenu, le format et le ton n'étaient pas encore fixés à 100%. Mais déjà, on retrouve le goût d'amener le lecteur un peu plus loin que dans le "totalement utile", l'envie de l'entraîner dans un univers.

Evidemment, impossible de dévoiler le contenu de cette histoire qui commence comme une banale affaire de maison hantée que les personnages sont appelés à examiner afin de confirmer ou non la hantise proprement dite. A travers quelques scènes, très peu de décors, une dizaine de PNJs, Michel Gaudo parvient cependant à dresser une histoire parfaite, à la fois simple et surprenante. De quoi passer une soirée très agréable de roleplay, car on y voit assez peu d'occasions de lancer des dés, mais beaucoup de moments où il faudra réfléchir et recombiner les éléments. Un bon cru qui a le mérite d'être un scénario type !

Hélas, ce premier volume pêche un peu sur la forme. Le supplément est sans doute un peu trop fin pour attirer vraiment les foules, et les illustrations, si elles sont bien travaillées, présentées dans un cahier séparé à raison d'une illustration par page, ne sont pas très utiles à la visualisation de la scène. On pourra sans doute avec intérêt les afficher devant l'écran lors de la scène en question, mais hormis cela, on n'est pas encore au point des opus suivants où les aides de jeux sont vraiment utiles et font partie de l'intrigue. Mais là aussi, je mettrais cela sur le compte du rôdage. Le reste de la gamme a démontré que ces problèmes ont été vite réglés.

Quand j'ai acquis ce supplément, fort cher, aux enchères, je savais que je ne regretterai pas de le payer au quintuple de son prix, tant j'avais à coeur de reconstituer l'aventure du train Maléfices que je n'ai pris qu'en marche. Son ton unique, la mondanité de sa gamme, ses ambiances 1900 parfaitement rendues avec naturel et assez peu d'efforts valent largement le détour. Ce scénario m'a immédiatement donné envie de le faire jouer, ce qui vaut toutes les critiques du monde.

Vermer  

Ce scénario est quasiment un huis-clos, tout se passe autour d'une maison et de son quartier à Versailles. On a donc pas beaucoup d'exotisme ou dépaysement ici, mais c'est une bonne petite enquête façon Agatha Christie. La partie investigation est sympathique avec de nombreux pnjs à rencontrer. Le cœur de l'histoire est lui aussi bien fait sans être ultra original non plus.

Il y a toutefois quelques aspects qui ne m'ont pas trop séduit, principalement la structure dirigiste de l'histoire. En effet les joueurs sont spectateurs de cette histoire et ils ne peuvent l'influencer. Même le dénouement de l'histoire va leur être donné sans qu'ils ne fassent quoi que ce soit. Il y a aussi une petite incohérence dans l'histoire mais les joueurs peuvent ne pas la voir. Au final, un solide petit scénario d’enquête mais bien trop passif et dirigiste qui n'a finalement pas vraiment capturé mon imagination.

Critique écrite en juillet 2011.

Les éditions mentionnées sont celles de la version originale. Vous avez décelé une erreur ou une correction nécessaire, ou encore vous souhaitez compléter la description ? N'hésitez pas à contacter la passerelle !

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